Confession d'un Résistant qui n'en peut plus

Bonjour Monsieur mon fils,
je viens d’ allumer les bougies de Hanouka qui me restaient, bien que Hanouka soit terminée depuis Vendredi.
J’ai besoin aujourd’ hui de ces lumières qui m’ enchantent car mon humeur est bien sombre…
Je te raconte une séance d’auto-thérapie que j’ ai faite avec moi-même et mes deux fauteuils d’ osier:
Dans l’un il y a Edmond le Psychothérapeute (T) et dans l’ autre Edmond le Patient (P)
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(T): Cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas vus…Alors qu’ y a-t’ il?
(P): Je ne le sais pas moi-même… Je me sens déprimé, l’ impression que je me bats dans des postes perdus pendant
    que tout s’ écroule autour de moi.
(T): Qu’ est-ce qui s’ écroule?
(P)  Par exemple les élections aux USA, cette fraude monstrueuse que chacun peut constater et qui dépasse de loin tout
      ce que la mafia a pu faire ces 50 dernières années, les juges qui regardent ailleurs…Si Biden est élu on aura Obama III,
      la pire crapule que les USA ont jamais produit.
      En France nous avons un gouvernement d’ incapables qui ment à longueur de journées, harasse et poursuit judiciairement
      des médecins et des professeurs honnêtes, condamne les rares journalistes dignes de ce nom et ce p’tit bout de femme si courageuse que j’ ai surnommé ma lionne de Judée, Christine Tasin, pour des soi-disant incitations à la haine…
      Et pendant ce temps l’ islam haineux qui ne se sent plus pisser (50.000 menaces de morts pour Mila, déchainement de haine contre April Benayoum, Miss Provence, parce que son père est israélien), l’ a-plat-ventrisme des collaborateurs sans honte de cet islamo-nazisme…
      Et les Francais qui supportent tout cela sans broncher, morts de peur du coronavirus et qui se vautrent dans la lâcheté…
(T) Cela fait en effet beaucoup…Mais dis-moi, en quoi tout cela t’affecte-t’ il personnellement, dans ta vie de tous les jours?
     En quoi tout cela influe t’ il concrètement sur toi?
(P) Silence…
     En rien en fait: Je vis en Allemagne, j’ ai ma retraite qui est minuscule mais suffisante pour survivre…En fait tout cela ne m’ affecte en rien concrètement.
(T) Alors?
(P) Je ne supporte pas qu’ une autorité injuste, pleine de morgue et d’ arrogance écrase tout au vu et au su de tout le monde et que personne ne se rebelle!!!
J’ ai toujours été un rebelle.
Je me souviens de la colonie de vacances de Mercy-le-Haut:
« Le dernier jour le Docteur-Directeur nous rassemble tous sur la pelouse: Tout le personnel en arc de cercle et lui, au milieu, le seul à être assis et en face, nous, les gosses…
Et voilà qu’ il nous « invite » à dire ce que nous avons à critiquer. Il faut imaginer la scène, impressionnante pour les enfants que nous étions. J’ avais dix ans! Je fus le seul à avancer devant le demi-cercle, devant lui et lui dire que, pendant une marche,  il m’ avait frappé, avec une baguette, plusieurs fois sur les jambes sans que je comprenne pourquoi et que je ne trouvais pas cela bien. Il conserva son petit sourire suffisant mais je sais qu’ il était touché: Il n’avait pas imaginé qu’un gosse ose le défier. J’ avais dix ans! »
J’ ai appris bien plus tard que ce salopard tripotait les filles de la colonie sous pretexte de les examiner médicalement…Quel fumier…
Un autre souvenir: Cette fois j’ avais 13-14 ans:
 « J’ ‘etudiais à l’ école ORT de Jerusalem. Un jour je vois les élèves rassemblés dans le parc:
Ils étaient en train de décider de faire grève contre une interrogation écrite en anglais. Habitué à la discipline des écoles francaises d’ alors (1950! Cela a bien changé depuis gràce aux « chances pour la France ») je dis que c’ est normal qu’ il fasse une interrogation écrite. Les élèves m’attaquent verbalement. Excédé je dis: « Je ne suis toujours pas d’ accord mais par solidarité avec vous je ferai grève aussi. »
Nous rentrons en classe, le Prof dit de sortir les cahiers et nous tous croisons les bras et ne bougeons pas. Le prof, qui n’ avait aucune autorité naturelle, sort de la classe et revient avec le sécrétaire général, dont nous avions tous peur. Celui-ci ne dit pas un mot, s’ adosse au chambranle de la porte et regarde le 1er élève. Celui-ci baisse la tête et sort son cahier. Il regarde alors le second élève qui fait de mème. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’ il arrive à moi. Il me regarde, je le regarde et ne bouge pas. Cela dure plusieurs longues secondes…Mais c’ était un homme vraiment intelligent, il évita la confrontation et regarda l’élève suivant qui baissa la tête et sortit son cahier. Quand tout le monde écrivit, sauf moi, il quitte la pièce sans avoir dit un seul mot. Je constate que je suis le seul à ne pas écrire, moi qui était contre cette grève!!! Alors, vainqueur de la confrontation silencieuse avec le Sécrétaire Général, je décide de ne pas être idiot en étant le seul à avoir un zéro et je sors mon cahier. Malgré le retard j’ eus la meilleure note de la classe! »
J’ ai toujours été un rebelle, je n’ ai jamais accepté l’ injustice. 
Quand j’ étais adolescent il y avait aussi cette culture scolaire et cinématographique ou le héros triomphait du mal, ou nous pouvions nous identifier avec les héros de l’ histoire ou de la littérature, les 4 frères Aymont, Bayard « le chevalier sans peur et sans reproches », d’ Artagnan, Zorro, Robin des Bois…
Mais maintenant j’ ai l’ impression de hurler dans le désert, que tout cela n’ interesse plus personne à part une poignée de résistants que l’ on persécute tant et plus, que cela n’a plus aucune espèce d’ importance que je me batte ou non…
(T) Si c’est important! Il faut se battre, Edmond! Tu ne dois pas renoncer à ce que tu as toujours été, à ce que tu es encore et plus que jamais! Tu ne dois pas céder, abandonner le champ de bataille…Que l’ on sache, toi et tes descendants et ceux qui te connaissent et ceux qui te lisent, que l’ on sache que dans ces heures si sombres certains, comme toi, ne se sont pas soumis…
(P) Je me souviens de cette scène dans « L’heure la plus sombre »ou Churchill, était découragé, déprimé, abattu, car il devait se battre non seulement contre Hitler mais aussi contre tous les pacifistes qui le poussaient è faire une paix séparée avec le dictateur nazi… Il va dans le métro Londonien, les gens le reconnaissent et désemparé il leur demande ce qu’ ils pensent d’une paix séparée avec Hitler. Et les usagers du metro, des ouvriers, des artisans, des femmes de ménage s’ exclament: NEVER! NEVER!!! JAMAIS! JAMAIS!!! 
Cette scéne m’ a fait pleurer tant elle m’ a touchée et aujourd’ hui encore, en écrivant ceci, les larmes me montent aux yeux. Je les accueille avec joie car elles me montrent mon chemin: JAMAIS!!!
(T) Tu es seul et isolé en Allemagne et tu ne dois pas seulement resister au découragement mais aussi transmettre. Il ne faut pas que tu meures sans avoir transmis ton message.
(P) Tu as raison! Dès qu’ on aura fini ici, je vais écrire à David, mon fils que j’ aime tant et je lui raconterais tout cela. Je lui transmettrai mon message: « Ne jamais abandonner le combat contre l’ injustice…JAMAIS!!! »
Merci…
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Voilà David, je sais que nous sommes en désaccord sur Trump, sur les Anti-Fas, l’islam. Si je t’ ai écrit tout cela ce n’ est pas pour essayer de te convaincre.
Mais j’ avais besoin de me confier à toi et de te transmettre ce que j’ ai de plus précieux en moi.
Je t’ embrasse
Dad qui t’ aime
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J’ai donné cette lettre a David. Il l’a lue, s’est levé et m’a pris dans ses bras…

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13 Commentaires

  1. Merci Edmond ,ainsi qu’à tous ceux qui ont commenté . C’était très émouvant et du coup, je l’ai lu à ma femme. Vous donnez envie de résister !
    La résistance cela n’est pas obligatoirement spectaculaire, mais sans les petites mains , il n’y aurait pas de héros!
    Ma mère me racontait que pendant la guerre , avec ses copines lycéennes, elle décollait toutes les affiches des collabos et des Allemands . elle a travaillé dans une préfecture et elle participait à changer les noms de certaines personnes pour qu’elles ne se fassent pas arrêter. C’est peu de chose mais je suis heureux aujourd’hui de savoir que mes parents ont été du bon côté . Cela m’aide à vivre !
    Il faut que les Français se serrent les coudes !

  2. Hé oh ! Chapeau bas Edmond ! Comme tous autant que nous sommes ici bas, pris avec le quotidien, les emm. etc.. nous ne sommes pas toujours avec la tête dans ce site de réinformation où l’on se retrouve entre amis populo-malpensants …Dès que j’y mets mon nez je plonge dans cette communauté d’esprit et me régale en lisant ces articles et les commentaires qui les prolongent.
    Ne crois pas ça ! Tu ne prêches pas dans le désert. Je n’ai pas toujours le temps d’alimenter le blog, mais je puis te dire que je ne dois pas être le seul à apprécier tes interventions toujours aussi pertinentes que tonitruantes …
    Bien fraternellement à toi.

  3. Courage Edmond, vous avez beaucoup d’amis ici qui partagent vos moments de doute et vous comprennent parfaitement. Désolé de me répéter mais je trouve cela si juste et si fort : « L’heure la plus sombre est celle qui précède l’aurore ». Fraternellement.

  4. Merci Edmond pour ce bel article. J’ai toujours considéré qu’une certaine forme d’impertinence, de légèreté, était la qualité de l’homme libre et curieux.

  5. ALLEZ sur cnews à cette heure le matraquage , le pilonnage des valets du système ,le marty , le puponi, le dasier .Comment ces gens arrivent à se regarder dans une glace . De quoi désespérer de notre espèce. Les arguments tous aussi fou les uns que les autres qu’ils emploient pour nous obliger à nous faire piquer. Ces gens vendraient leur mère. Ce sont ce genre de tristes sires qui ont dénoncés les juifs aux allemands . Honte a eux je les vomis pour l’éternité.

  6. très ému moi aussi ,je me retrouve en vous, beaucoup de similitude A l’école,à l’armée,dans la vie, toujours montré du doigt car osant toujours dire la vérité et tenir tête a l’injustice….. mais c’était une autre époque .Bien a vous et mes vœux les plus sincères .

  7. Merci pour cette très belle lettre émouvante et sincère . Je me retrouve dans ce petit garçon , le drame de ma vie ,encore aujourd’hui ce petit enfant vit toujours en moi c’est toujours cru seul. De ma naissance à l’Age de 5 ans les seuls souvenirs de mon père furent un bras levé , rien de valorisant pour lui et rien d’idéalisant pour moi . Ma mère mourut l’année de mes 5 ans , se fut la séparation de mes 11 frères et sœurs .Pour des lieux froids sans chaleur où nous continuâmes a devoir grandir sans tendresse ni amour. A mon âge la colère intérieure est de moins en moins nourri . Je pense à lui avec tendresse et commence a l’aimer .J’aimerais pouvoir le serrer dans mes bras et lui dire que je l’aime.
    A quelque chose malheur est bon , je dois à nos politiques véreux et à l’islam de confier mes souffrances à de parfaits inconnues.
    Je me permets de vous appeler par votre prénom, Edmond vous êtes très humain le choix de votre profession ne m’étonne pas.

    • Ne voulant pas passer pour un crétin fini , j’ai bien compris qu’il ne s’agissait pas du même combat ou des mêmes injustices. Le point commun est que les sources sont les mêmes. Cependant, la période que nous vivons est tellement révoltante donc propice a ébranler les âmes et a réveiller les vieux trauma non régler , que je n’ai pu m’empêcher de faire un parallèle. D’autant que vous faites plus que vous livrer, l’histoire n’est faite que de répétitions .
      Pourquoi ai je la désagréable impression de voir un émoticône en forme d’ourang outan bizarre .

  8. Bonjour Edmond. Je me sens en communion avec ta belle histoire et tes états d’âme. Un jour, ayant parlé en classe sans autorisation, le prof m’a collé une punition. Je devais rédiger pour le lendemain 10 pages sur un sujet de mon choix. Sur la première page j’ai donc sagement écrit mon nom, prénom, ma classe, la date et le titre du sujet de mon choix, à savoir: le culot. Et je lui ai remis dix pages blanches. J’ai été noté: 10/10 pour le fond, 10/10 pour la forme et 10/10 pour l’orthographe.

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