1214 : victoire de Bouvines et naissance de la souveraineté française

La France ne s’est pas construite en un jour. Pour beaucoup, sa naissance remonte à Clovis, premier roi barbare baptisé chrétien en l’an 498 à Reims. Pour d’autres, comme moi, nos ancêtres sont bien les Gaulois et l’histoire de France remonte à Vercingétorix, intrépide chef de guerre ayant rassemblé les turbulentes tribus gauloises pour combattre l’envahisseur romain Jules César.

Mort en captivité à Rome, en l’an 46 avant J.-C., Vercingétorix est le véritable fondateur de l’identité française. La France a donc bien derrière elle 2000 ans d’histoire, forgée dans le sang et les larmes de nos ancêtres, qui ont aligné au fil des siècles des victoires éclatantes, mais ont aussi subi quelques désastres retentissants. 

Notre roman national restera toujours un monument d’histoire inégalé, puisque la France est le pays qui cumule le plus de batailles livrées et de victoires remportées. Or, ce sont les guerres qui font l’histoire des peuples.

Si je fais référence aujourd’hui à la victoire de Bouvines, c’est pour trois raisons :

– D’abord, parce qu’un article du Figaro résume le livre de Gaël Nofri sur cette célèbre bataille. Livre que je n’ai pas encore lu mais qui  devrait être aussi passionnant qu’instructif.

– Ensuite, parce que j’estime que brader notre souveraineté à Bruxelles est un crime.

– Enfin, parce que Macron prétend déconstruire l’histoire de France et notre fabuleux roman national, que nos élèves ne connaissent malheureusement plus.

Or, aucun peuple ne peut survivre s’il enterre son histoire et oublie ses racines profondes, comme nous le voyons avec cette immigration de masse qui refuse de s’intégrer et qui nous est imposée par la délirante religion mondialiste. Quand nos bacheliers ne savent plus si Louis XIV a régné avant ou après Napoléon, on mesure l’étendue du naufrage de notre école républicaine. Les perles du Bac ne sont pas que pure invention.

En 1214, le royaume des Francs n’a rien d’un pays unifié. C’est un territoire morcelé dirigé par Philippe Auguste, souverain capétien auquel les vassaux provinciaux ont prêté allégeance, dans un mélange de sincérité et d’hypocrisie des plus dangereux. Une mosaïque de régions plus ou moins fidèles au roi, théâtre d’intrigues et de complots sans fin dans la course au pouvoir.

L’Alsace, la Champagne, la Bourgogne, l’Aquitaine, la Normandie, l’Anjou, la Bretagne et bien d’autres régions rivalisent avec le roi. Sans oublier la couronne d’Angleterre qui lorgne aussi sur ce royaume d’outre-Manche. L’ambition de certains rivaux de l’intérieur est sans limite, mais le péril vient aussi des ennemis extérieurs.

C’est ainsi qu’en 1214, Philippe Auguste se retrouve menacé au nord par Othon IV et les seigneurs ralliés au Saint-Empire romain germanique, et au sud par Jean sans Terre, roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine, avec ses troupes anglaises. Le péril est extrême.

C’est alors que le roi des Francs va jouer “l’œuvre de son règne”, selon Gaël Nofri.

Si les Anglais sont rapidement défaits le 2 juillet, l’envahisseur venu du nord entend bien en découdre. Et ce “dimanche de Bouvines”, le 27 juillet 1214, va se transformer en victoire éclatante pour le roi, cette bataille médiévale signant la naissance de la souveraineté française et le début de l’unification du royaume.

Au bout de six heures d’affrontements le cheval de l’empereur Othon IV est abattu. Celui-ci change de monture et s’enfuit. Le conte de Flandre et le comte de Boulogne, traîtres à la couronne, sont faits prisonniers.

Par le traité de Chinon signé le 18 septembre, Jean sans Terre abandonne ses possessions sur le continent. A son retour en Angleterre, les barons anglais entrent en révolte. De son côté, Othon IV est lâché par ses soutiens et se fait voler la couronne impériale par Frédéric II de Hohenstaufen.

On peut dire que par ce traité, le royaume des Francs devient la France avec la centralisation capétienne, qui va se poursuivre au fil des siècles. C’est aussi le triomphe de la couronne sur les seigneuries féodales.

La victoire de Bouvines a été immortalisée par le peintre Horace Vernet. Cette bataille symbolise la résistance de la nation contre l’Empire germanique et contre les Anglais, nos ennemis de toujours.

Rappelons que la France n’a pas d’amis. Car sous des risettes apparentes, nos voisins sont toujours prêts à nous poignarder dans le dos si cela peut servir leurs intérêts, sur le plan politique ou économique. Je n’ai pas digéré le sale coup des Anglo-Saxons qui ont torpillé notre fabuleux contrat des sous-marins australiens. Je ne digère pas les tentatives des Allemands de saborder notre domaine nucléaire ou de piller notre savoir-faire dans le domaine militaire, notamment celui des avions de combat, dont Dassault a le secret.

Le fiasco du F35 américain et la suprématie du Rafale montrent combien la conception d’un avion de combat est complexe. Pour moi, Anglo-Saxons et Teutons ne sont que des partenaires de circonstance et certainement pas des amis.

Quittons l’Otan et l’UE. Nous avons tout à perdre en bradant notre souveraineté à des institutions qui nous détruisent économiquement et nous mettent en danger en nous entraînant dans des guerres qui ne sont pas les nôtres. Car après l’Ukraine, l’Otan entend bien nous entraîner dans sa croisade contre la Chine, n’en doutons pas. Or, nous n’avons plus l’armée ni la marine suffisantes pour participer aux gesticulations guerrières actuelles en Indo-Pacifique, voulues par Washington.

Réaffirmons notre indépendance et notre souveraineté nationale. J’estime que vouloir chatouiller l’Ours russe et ensuite le Dragon chinois relève de la stupidité la plus périlleuse. Laissons donc l’Oncle Sam jouer les Rambo tout seul. Il finira bien par se faire briser les reins. L’Otan, c’est une alliance pour le pire.

A quoi sert notre arme nucléaire si elle n’assure plus notre indépendance ? Restons donc fidèles à la pensée gaullienne.

(source : article de Martin Bernier dans Le Figaro)

Jacques Guillemain

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7 Commentaires

  1. pour la passionnée d’histoire que je suis merci de remémorer ces faits , oui c’est contre les anglais que plus avons le plus combattu ; maintenant c’est plus sournois

  2. Non seulement la France devrait accomplir son Frexit, elle devrait carrément rejoindre le groupe des BRICS, qui semble être le rassemblement principal de Nations véritablement libres et souveraines aujourd’hui, et qui jouera certainement le rôle géopolitiques le plus important en ce début de Troisième Millénaire!…

  3. J’adorais l’histoire de France. Nos instituteurs savaient nous captiver avec les batailles et des grandes cartes, se que ne font plus les profs aujourd’hui pour ne pas traumatiser les envahisseurs qui n’ont que mahomer et Allah à la bouche. En tout cas nos rois n’auraient jamais permis cette invasion, comme l’ont permis tous ces traitres depuis giscard jusqu’aux pire des pires macron, le destructeur de la France.

  4. Je suis entièrement d’accord avec vous. Vos rubriques sont très pertinentes et objectives.

  5. La France n’a pas d’amis, mais comble d’horreur, certains de ses ennemis sont à l’intérieur, avec l’aide de collabos zélés.

  6. Je suis d’accord avec votre article et votre constat est des plus realiste. Merci

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