Grandiose : en Libye, une fatwa contre Nike pour « promotion du polythéisme » !

La plus haute autorité religieuse libyenne appelle donc au boycott de Nike… 
Certes, on n’a pas (encore ?) une interdiction  d’Etat  en Libye, mais je n’invente rien, c’est bien réel : le choc des Titans américains contre le vieux monde pourri d’Allah… à suivre avec délectation et intérêt.
C’est nouveau, ça vient de sortir, c’est la  fatwa n°6697 de la « Dar al-Ifta », la plus haute autorité religieuse libyenne basée à Tripoli, approuvée par le Grand Mufti Sadiq al-Gharyani. Reprise par The Telegraph, la BBC, le New York Post…
C’est un avis religieux, très influent là-bas, mais sans force de loi et sans sanction. Pour le moment. Sauf si des foules de mollahs et voilées hurlantes attaquent les intérêts américains… A suivre. Nike n’a pas encore réagi.
La plus haute autorité religieuse de Libye interdit donc aux musulmans d’acheter, de vendre ou de porter du Nike. En cause : le nom et le logo de la marque américaine, accusés de glorifier une déesse grecque. (J’adore ! La revanche de nos vieux dieux grecs, si civilisés, quel bonheur !)
C’est une décision qui a fait le tour du monde en 48 heures. La Dar al-Ifta, l’institution religieuse officielle de Libye, a émis la fatwa n°6697 contre la marque américaine Nike.
Le texte, approuvé par le Grand Mufti Sadiq al-Gharyani, demande aux musulmans de ne plus acheter, vendre ou porter de vêtements ou de chaussures arborant le fameux « swoosh ».
La déesse Niké dans le viseur, déesse de la Victoire… Admirez le symbole. Jubilatoire je vous dis (ils ont quand même mis le temps avant de comprendre et réagir, mais tout le monde sait que l’islam rend un peu crétin sur les bords).
Le raisonnement de la Dar al-Ifta est d’ordre théologique. Le nom « Nike » vient de Niké, la déesse grecque de la victoire. Quant au logo, la virgule mondialement connue, il serait inspiré de l’aile de la déesse.
Pour l’autorité religieuse, arborer ce symbole reviendrait donc à  « promouvoir des symboles associés au polythéisme », c’est-à-dire au culte de plusieurs dieux, ce qui est formellement interdit en islam, qui professe l’unicité d’Allah
Dans les faits, l’histoire de la marque donne raison à la Dar al-Ifta sur l’origine du nom : Phil Knight, le fondateur de Nike, a bien baptisé son entreprise en référence à la déesse grecque.
Une double accusation
La fatwa ne s’arrête pas à la mythologie. Elle accuse également Nike de soutenir Israël (nous y voilà !!!) et reprend un appel au boycott déjà lancé en novembre 2023 par le Conseil de recherche et d’études de la charia de la Dar al-Ifta, qui appelait à boycotter les entreprises jugées favorables à Israël.
Aucune preuve précise n’a été apportée publiquement pour étayer cette accusation contre Nike en particulier.
Bien sûr, pour l’heure ce n’est qu’un avis, pas une loi.  Une fatwa n’est pas une loi d’État. C’est un avis religieux. Elle n’entraîne sur le papier aucune sanction pénale pour celui qui continuerait à porter des baskets Nike en Libye.
Mais en Libye, où la Dar al-Ifta exerce une influence morale considérable, ce type de décision pèse lourd dans la vie quotidienne. D’autant que Nike n’a pas de boutique officielle dans le pays, même si ses produits y sont largement vendus par des revendeurs.
Ce n’est d’ailleurs pas une première: en 2025, la même autorité avait émis une fatwa similaire contre le joaillier français Van Cleef & Arpels, dont le motif trèfle à quatre feuilles avait été jugé incompatible avec l’enseignement islamique.
Sollicitée par la presse anglo-saxonne, Nike n’avait pas encore réagi au moment de la publication de cet article.
Christine Tasin

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