Voici les incroyables et inévitables conséquences que nous annoncions lors de notre article sur la fatwa libyenne contre Nike pour promotion du polythéisme :
Il ne reste plus qu’à attendre la longue liste des lieux interdits à l’islam et aux musulmans en nos pays impies (et pas que). On l’a commencée pour leur gagner du temps et de l’efficacité. C’est terrible, on en est conscient mais on ne va pas culpabiliser, c’est pas nous, c’est eux, m’sieur !
La Dar-al-Ifta devrait aussi interdire à tout bon musulman de mettre le pied à Nice (ville de la déesse Nikè), à Port-Vendres (le port de la déesse Vénus), à Agde (ville de la déesse Agathè Tukhè, la Bonne Fortune), à Lyon, à Laon et à Loudun (tous noms qui signifient colline de Loug, le dieu gaulois de la lumière). Interdiction de Bollène ou de Bellegarde, dont le nom remonte à Belen, le dieu gaulois du soleil. A cause des dieux païens Mercure et Minerve, interdiction d’aller à Mercurey ou dans le Minervois (sans parler de boire le produit de ce régions!). Interdiction d’aller à Lunel. Et interdiction d’aller dans toutes les villes nommées d’après Saint Un tel ou Sainte Une telle – Saint-Denis, par exemple.
En gros, la remigration est faite, et faite en application d’une fatwa musulmane. Youpi !
Pour parfaire le travail, l’imam de Tripoli devrait aussi interdire tout rapport avec un petit monsieur qui, à Paris, prétend être Jupiter.
Si on interdit Nike parce que Nikè est une déesse grecque de la Victoire, alors il faut être cohérent jusqu’au bout. La charia ne rigole pas avec la toponymie païenne. Développons…
Interdiction formelle de mettre les pieds à…
À Paris, évidemment. Paris, c’est la ville des Parisi, mais surtout Lutèce, la ville de Lug, encore lui ! Et sans parler de la Tour Eiffel, phallus païen planté vers le ciel pour défier Allah. Haram.
À Marseille. Massalia, fondée par les Phocéens, ces Grecs adorateurs d’Apollon et d’Artémis. Et en plus, la Bonne Mère, c’est une idole dorée qui regarde la mer. Double haram. Triple haram.
À Dijon. Divio, la ville du dieu Divio, le dieu des sources. Vous buvez de l’eau à Dijon? Vous buvez un dieu païen. À vomir.
À Bordeaux. Burdigala. Burdi, c’est la déesse celte. Et le vin de Bordeaux, c’est le sang de Dionysos. Donc interdiction de Bordeaux, interdiction de boire du Bordeaux, interdiction même de prononcer le mot Bordeaux en mangeant du fromage.
À Nîmes. Nemausus, le dieu des sources. Nîmes, c’est la Rome gauloise, avec son temple, son amphithéâtre, sa Maison Carrée dédiée à des dieux morts. Un vrai parc d’attractions pour idolâtres.
À Arles, à Orange, à Vienne… Toutes des villes romaines. Toutes avec des théâtres, des arènes, des temples. Toutes à raser. Ou au moins à éviter.
À Chartres. Carnutes, la ville des druides. La cathédrale elle-même est bâtie sur un puits druidique où on adorait une Vierge qui allait enfanter, des siècles avant Marie. C’est du paganisme recyclé. Haram, haram, haram.
À Toulouse. Tolosa, la ville de la déesse. Et à Toulon, à Tours, à Toul, toutes les villes en T qui viennent de Tutela, la déesse protectrice. Interdiction de toute ville qui commence par T. Ça va faire du vide sur la carte.
Interdiction des prénoms, aussi, forcément !
Interdiction de s’appeler Denis, parce que Denis, c’est Dionysos, le dieu du vin et de l’orgie. Saint-Denis, c’est juste Dionysos avec une auréole. Interdiction de s’appeler Martin, c’est Mars, le dieu de la guerre. Interdiction de s’appeler Apolline, Diane, Aurore, Céleste, Iris, Luna, Stella…. Toutes des déesses. Toutes des tentations.
Interdiction de s’appeler Jupiter, bien sûr. Mais aussi interdiction de fréquenter le petit monsieur de Paris qui prétend être Jupiter. On le connaît. Il fait des discours debout sur un perchoir, il foudroie du regard, il dit je suis le garant. Le cheikh de Tripoli doit absolument publier une fatwa spéciale anti-Jupiter de l’Élysée. C’est un faux dieu. Un dieu en toc. Un dieu qui ne sait même pas faire pleuvoir.
Interdiction du calendrier, bien sûr !
Interdiction du mois de janvier, c’est Janus, le dieu à deux faces. Interdiction de mars, c’est Mars. Interdiction de mai, c’est Maïa, la déesse de la fertilité. Interdiction de juin, c’est Junon. En fait, interdiction de tout le calendrier. Il ne reste que le Ramadan, et encore, Ramadan, ça vient de « ramida », la chaleur intense, qui était une déesse du désert. Zut.
Interdiction des jours de la semaine : lundi, c’est la Lune. Mardi, c’est Mars. Mercredi, c’est Mercure. Jeudi, c’est Jupiter. Vendredi, c’est Vénus. Samedi, c’est Saturne. Dimanche, c’est le jour du Seigneur (dies dominicus, tour à tour celui du Soleil, « Sol Invictus »puis celui de Jésus, le Seigneur). Il ne reste plus aucun jour pour prier. Il faudra prier hors du temps. C’est pratique.
Interdiction des marques, des planètes, des voitures
Interdiction de la Renault Clio, Clio, c’est la muse de l’Histoire. Interdiction de la Peugeot Vénus, interdiction de la Citroën Diane, interdiction de la DS, déesse en abrégé. Interdiction de rouler en Mercury, en Saturne, en Apollo…
Interdiction de regarder Vénus dans le ciel le soir. Interdiction de dire « quelle belle lune » en regardant Lunel, Luna, Lunéville… Interdiction de boire du Mercurey, du Minervois, du Châteauneuf-du-Pape – le Pape, c’est encore un idolâtre qui porte une tiare dorée.
Interdiction de manger des madeleines, parce que Madeleine, c’est Marie-Madeleine, la pécheresse. Interdiction des Paris-Brest, parce que Paris, c’est païen, et Brest, c’est Bresta, la déesse. Interdiction de la tarte Tatin, parce que Tatin, ça ressemble à Titan, et les Titans, c’était des dieux rebelles. Il faudra manger du sable halal.
Conclusion logique
Au final, la remigration est faite. Et faite en application d’une fatwa musulmane. Youpi !
Il ne reste plus qu’une solution pour le bon musulman qui veut respecter à la lettre la Dar-al-Ifta : ne plus aller nulle part, ne plus rien porter, ne plus rien boire, ne plus rien manger, ne plus rien dire, ne plus regarder le ciel, ne plus regarder son calendrier, ne plus appeler son fils Denis ni sa fille Aurore.
Il ne reste plus qu’à rester cloîtré dans une grotte sans nom, sans marque, sans dieu païen, à attendre que Tripoli publie la prochaine fatwa, l’interdiction de respirer, parce que l’air, c’est Éole, le dieu du vent.
Et pendant ce temps, nous, les Français, on va continuer à porter des Nike, à boire du Mercurey à Minervois, à aller à Nice, à Lyon, à Agde, à Lunel, à Saint-Denis, à Paris chez Jupiter, et à rigoler.
Parce que nos villes, nos dieux, nos déesses, nos saints, nos vins, nos mois, nos prénoms, c’est notre histoire. C’est notre paganisme joyeux, notre christianisme joyeux, notre France joyeuse.
Et aucune fatwa, ni de Tripoli, ni d’ailleurs, ne nous fera remigrer de chez nous.
Jean05 et C.Tasin
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