Sur l’Europe, Bardella a tout faux ça promet !!!! C’est de Villiers et Philippot qui ont raison

Tout changer sans rien détruire, réformer l’Europe de l’intérieur, baisser notre contribution, Europe des nations… À force de vouloir rassurer tout le monde, Jordan Bardella ne dit plus rien. Ou plutôt si: il dit n’importe quoi.
Vendredi soir, face à Philippe de Villiers, Jordan Bardella a encore récité sa leçon. S’il arrive au pouvoir, il baissera la contribution de la France à l’Union européenne. Il ne bradera pas la souveraineté. Il fera incarner à la France un nouveau rôle sur la scène européenne .
Traduction: il ne fera rien. Parce qu’il ne peut rien faire dans le cadre qu’il s’est lui-même imposé.
Le Frexit, c’était avant.
Il fut un temps, pas si lointain, où le Rassemblement National assumait la sortie de l’Union européenne et de l’euro. C’était en 2017. C’était clair, c’était courageux, c’était cohérent.
Puis il y a eu la défaite, la peur des marchés, la peur des sondages, la peur de faire peur. Et Bardella a inventé la formule magique : Pas de Frexit. Pas de sortie de l’UE. On va tout changer de l’intérieur. 
On connaît la chanson. C’est la chanson de tous les politiciens qui veulent le beurre, l’argent du beurre, et la crémière de Bruxelles.
Comment tout changer de l’intérieur quand on accepte par avance la primauté du droit européen, le Traité sur le fonctionnement de l’UE, la libre circulation, le Pacte migratoire, le Pacte vert, le marché européen de l’électricité, et l’euro ?
C’est comme  s’il disait : je vais déménager sans quitter mon appartement…
Baisser la contribution ?  Quelle blague !
La dernière sottise en date, c’est donc la baisse de la contribution française.
En 2025, la France a versé 23,098 milliards d’euros à Bruxelles. Bardella promet de la diviser par deux. Youpi !
Sauf que…
Sauf que le budget européen n’est pas un abonnement Netflix qu’on résilie d’un clic. Il est voté pour 7 ans, à l’unanimité des 27, avec le Parlement européen.
Sauf que l’Union ne peut pas dépenser ce qu’elle ne finance pas. Si la France paie moins, elle reçoit moins. Moins pour la PAC, moins pour les régions, moins pour la recherche.
Sauf que…Et surtout, qui décide ? Pas Paris. Bruxelles. La Commission. La Cour de justice de l’UE.
Bardella le sait très bien., forcément. Il ment donc délibérément. Mais dire « on va payer moins »  ça fait bien sur TikTok et sur CNews. C’est une promesse de comptable, pas de chef d’État.
C’est le même tour de passe-passe que sur l’immigration : promettre de « couper le robinet » tout en restant dans Schengen, dans le Pacte migratoire, sous la tutelle de la CEDH et de la CJUE, c’est juste IMPOSSIBLE.  IMPOSSIBLE. Mais il le promet quand même…. C’est pas très honnête tout ça…
L’Europe des nations  ou l’Europe de la sieste ?
Alliance des nations –   Europe qui protège –   Europe qui produit… Bardella multiplie les formules creuses.
À Milan en avril dernier, à Cernobbio en septembre, à Strasbourg pour l’état de l’Union, toujours le même discours: il y aurait  2 Europes,  celle des bureaucrates et celle des peuples. Il faudrait juste rendre le pouvoir au peuple, acheter européen,  investir dans le nucléaire...
Très bien. Mais avec quels traités ? Avec quelle majorité ? Avec qui ?
Avec Meloni, qui a signé le Pacte migratoire ? Avec Merz, qui veut encore plus d’intégration ? Avec  Orban, qui vient de perdre en Hongrie ? Avec Nigel Farage, avec qui il a signé un protocole qui prévoyait… de renvoyer les migrants vers la France ?
La tournée européenne de Bardella a été un fiasco. Il a voulu jouer au chef d’État européen, il est revenu avec des photos et des contradictions.
Il veut faire peur à Trump sur le Groenland, mais il ne veut pas sortir de l’OTAN.
Il veut défendre les agriculteurs contre le Mercosur, mais il ne veut pas sortir des accords commerciaux européens.
Il veut retirer le drapeau européen de l’Élysée, mais il veut rester dans l’UE.
On retire un drapeau, on garde les traités. C’est de la politique de décoration d’intérieur.
Le vrai problème de Bardella ? Le courage
Philippe de Villiers, lui, dit les choses simplement : on est souverain ou on ne l’est pas. On ne peut pas être à moitié enceinte. On ne peut pas être à moitié souverain.
Soit on reprend le contrôle de nos lois, de nos frontières, de notre monnaie, de notre budget, de notre agriculture, de notre électricité. Et cela passe par la sortie de l’UE, par l’article 50, par le Frexit.
Soit on reste dans l’UE et on l’assume. On accepte que Bruxelles décide. On accepte que la France soit une province d’un empire fédéral en construction.
Bardella veut le beurre et l’argent du beurre… c’est juste impossible !
Bardella ne veut choisir ni l’un ni l’autre. Il veut le Frexit sans le Frexit. La souveraineté sans la rupture. Le beurre et l’argent du beurre.
C’est ce que les souverainistes appellent le Frexit de fait, le cheval de Troie : faire semblant de détricoter l’UE de l’intérieur, en sachant très bien qu’on n’y arrivera jamais parce que les traités l’interdisent.
Et pendant ce temps, les Français paient. Ils paient l’électricité au prix imposé par Bruxelles. Ils paient l’immigration imposée par Bruxelles. Ils paient les normes imposées par Bruxelles.
Conclusion : à force de vouloir plaire à tout le monde, on ne défend plus personne.
Bardella a des qualités, certes.. Il a un côté gendre idéal, il est poli, il est propre sur lui, il est bon à la télé. Mais sur l’Europe, il raconte des sottises grosses comme lui.
Parce qu’il a peur. Peur des marchés, peur des médias, peur d’être traité de  populiste , peur de perdre les électeurs modérés.
Le problème, c’est que la France n’a plus le temps d’avoir peur. Elle n’a plus le temps des formules creuses, des Europe des nations  et des tout changer sans rien détruire .
Soit on sort, soit on se soumet. Il n’y a pas de troisième voie.
Et c’est bien pour cela que, face à Bardella, la ligne claire, la ligne courageuse, la ligne de rupture, c’est toujours celle du Frexit. C’est celle de Philippe de Villiers et de Philippot. 
On note au passage que la brillante Sarah Knafo aussi ne propose pas de sortir de l’UE. Elle défend une ligne souverainiste et pense qu’on pourrait faire valoir les intérêts de la France dans l’UE sans en sortir ; pour elle le Frexit c’est l’arme atomique, il ne faut pas exclure le Frexit si la situation l’exige mais elle privilégie d’abord un rapport de force interne pour réformer l’UE.

Christine Tasin

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1 Commentaire

  1. Le RN reste donc soumis au système… c’est décidé, le bulletin RN ne servira qu’au 2e tour, pour dire non au candidat de la gauche !