Après le Canon Français, le bateau Lumière pour découvrir et honorer notre patrimoine

Après le Canon français, LFI aurait sans doute été ravi de ronger un nouvel os en faisant le procès des riches privilégiés qui osent faire une croisière très franco-française à la découverte de notre patrimoine, de nos bons vins et de notre art de vivre, si difficilement acceptable  apparemment pour certains en veine d’internationalisme ou de repli frileux sous les voiles islamiques…

Mais après le scandale Manon Aubry et sa croisière de luxe, vont avoir du mal à faire recette, non ? En tout cas vont avoir du mal à faire recette en nous accusant d’être des sales français privilégiés…

Sur le Rhône, une croisière entre patrimoine, grands crus et art de vivre

Le nouveau bateau Lumière de la compagnie Tauck inaugure un itinéraire qui relie Lyon à Arles. Entre vestiges romains, vignobles réputés et paysages immortalisés par Van Gogh, le Rhône confirme son statut de destination phare des croisières fluviales européennes.

Quel beau nom ils ont trouvé là pour illustrer une espèce de Renaissance de la France, on sent tellement partout un besoin de retour à nos racines, à nos valeurs, à nos fondamentaux… Lumière de la vie, Louis Lumière, Lumière de nos oeuvres d’art, Lumière sur nos vignes, Lumière de nos vignes, Lumière de notre architecture, Lumière de nos monuments, Lumière de notre histoire, 

Un petit côté identitaire, n’est-ce-pas ? Comme le Canon français… gageons que nos irréductibles Gaulois vont avoir de plus en plus d’idées pour résister et contre-attaquer afin de défendre notre civilisation, nos valeurs, malgré les fossoyeurs Macron et Mélenchon….

C’est sur les rives de ce fleuve majestueux que Vincent van Gogh a peint l’un de ses chefs-d’œuvre, La Nuit étoilée sur le Rhône. Plus d’un siècle plus tard, le Lumière a jeté l’ancre non loin de ce même lieu à l’occasion de sa première escale arlésienne.
Son nom, Lumière, ne pouvait être mieux choisi. La lumière provençale a été une source d’inspiration pour le peintre post-impressionniste néerlandais. Vincent Van Gogh a su capturer cette luminescence sur la toile, des paysages baignés de soleil aux ciels d’encre étoilés, où se reflétait la lueur des lampes à gaz dans les eaux indigo du Rhône.

Le peintre était fasciné par la vallée du Rhône. Aujourd’hui, elle séduit aussi un nombre croissant de voyageurs qui parcourent ce fleuve éponyme, l’une des plus anciennes voies commerciales intérieures d’Europe.

Le voyagiste américain Tauck, basé dans le Connecticut, a mis en service ce printemps deux nouveaux bateaux de croisière fluviale spécialement construits pour la France. Le Lumière, qui accueille 130 passagers, navigue sur le Rhône. Le Serène, légèrement plus petit, est affecté à la Seine, où Tauck prévoit également de lancer un troisième navire en 2027. Le géant du secteur Viking met lui aussi en service cet été un nouveau bateau de 168 passagers sur la Seine. Tauck prévoit enfin d’ajouter un navire jumeau du Lumière sur le Rhône en 2028.

« La demande est énorme, en particulier depuis les Jeux olympiques de l’été 2024 », explique Jennifer Tombaugh, directrice générale de Tauck, lors de la cérémonie de baptême du Lumière à Lyon, point de départ et d’arrivée habituel des croisières sur le Rhône.
Long de 813 kilomètres, le Rhône prend sa source dans les Alpes suisses avant de traverser le sud-est de la France jusqu’à la Méditerranée. L’itinéraire le plus prisé s’étend entre Lyon et Arles, où le fleuve se divise en deux bras pour former le delta de la Camargue, un vaste territoire de zones humides réputé pour ses chevaux blancs, ses taureaux noirs et ses flamants roses.

La Camargue est célèbre pour ses chevaux blancs et ses gardians. Les voyageurs peuvent assister au travail de ces cavaliers emblématiques, qui perpétuent les traditions de la région. (Lori Rackl/TNS)

La route du Rhône regorge de ruines romaines, de villes médiévales, d’une gastronomie de rêve et de régions viticoles de renommée mondiale – autant d’atouts qui rendent les croisières fluviales en France si attrayantes.
Cet engouement ne se limite pas au Rhône ni même à la France. Partout en Europe, les croisières fluviales continuent d’attirer de nouveaux voyageurs. L’an dernier, elles ont accueilli 1,49 million de passagers, soit une progression de près de 8% par rapport à 2024 et de 22% par rapport à 2023, selon un rapport de l’association professionnelle IG RiverCruise. Seize nouveaux bateaux doivent entrer en service sur les fleuves européens cette année, tandis que dix-neuf autres sont en construction pour 2027.

Le nouveau navire de Tauck, le Lumière, d’une capacité de 130 passagers, a commencé ses croisières sur le Rhône fin mars. (Lori Rackl/TNS)

Les deux nouveaux navires français de Tauck se distinguent quelque peu du reste de la flotte. Le restaurant Arthur’s, plus décontracté que la salle à manger principale, a été déplacé à l’avant du bateau. L’espace ainsi libéré à l’arrière accueille désormais le Retreat, un nouvel espace comprenant une salle de fitness agrandie avec vue sur le fleuve, une salle de massage, un salon intérieur-extérieur et un buffet de collations saines, composé notamment de fruits, de noix et de yaourts.
« Nous constatons que nos clients souhaitent conserver leurs habitudes de bien-être pendant leurs vacances », souligne Jennifer Tombaugh.
Le Lumière et le Serène disposent également d’une piscine chauffée sur le pont supérieur. Les plus petites cabines sont 20% plus spacieuses qu’auparavant et offrent une surface d’environ 17 mètres carrés. Comme sur les autres bateaux fluviaux de Tauck, le supplément habituellement facturé aux voyageurs en solo est supprimé pour douze cabines, une réponse à l’essor du voyage individuel.

Deux passagères se prélassent dans la piscine du navire tout en admirant la vue sur Andance, un joli village sur le Rhône. (Lori Rackl/TNS)

Tauck se positionne sur le segment haut de gamme. Une croisière de huit jours à bord du Lumière est proposée à partir de 4700 euros par personne. Ce tarif tout compris inclut pratiquement l’ensemble des prestations, des pourboires aux transferts depuis l’aéroport, en passant par les repas gastronomiques, les boissons alcoolisées et les excursions.
Les excursions proposées à bord du Lumière mettent largement à profit la proximité des grands terroirs viticoles. La vallée du Rhône est le berceau de la syrah. Le bateau fait notamment escale à Châteauneuf-du-Pape, où les passagers bénéficient d’une dégustation privée dans un domaine voisin. À Lyon, une excursion en autocar mène jusqu’au Beaujolais pour découvrir les vins d’un vignoble familial.

La poire Belle-Hélène, une version revisitée du classique dessert français à base de poires pochées, par le chef pâtissier du navire. (Lori Rackl/TNS)

Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de quitter le bateau pour déguster de grands vins français. Un représentant du domaine Chêne Bleu, dans le sud de la vallée du Rhône, est monté à bord un après-midi afin de commenter une dégustation de ses vins rouges, blancs et rosés. Les productions régionales occupent également une place de choix sur la carte des vins du restaurant.
Autre temps fort du voyage, lui aussi accessible sans descendre à terre: le franchissement de l’écluse de Bollène, l’une des plus profondes d’Europe. Les passagers se rassemblent sur le pont pour observer le Lumière s’engager dans cette étroite enceinte de béton aménagée sur un canal latéral. Pendant que le bateau entame sa lente et presque irréelle descente, le personnel sert des coupes de champagne. Il faut plusieurs minutes pour franchir les quelque 23 mètres de dénivelé avant que les portes de l’écluse ne s’ouvrent et que la navigation reprenne.

Du champagne est servi lors d’un concert d’avant-dîner dans un château à Uzès. (Lori Rackl/TNS)

De retour sur la terre ferme, le programme se poursuit avec un dîner et un concert dans le château d’un duc, à Uzès, puis avec la découverte de la Camargue, véritable havre de paix aux airs de Far West, où l’on peut admirer les gardians à cheval menant les taureaux.

Parmi les excursions plus sportives figurent une randonnée dans un vignoble et une promenade dans les rues pavées d’Arles, à la découverte de ses vestiges romains et des lieux immortalisés par Van Gogh.

Seule une poignée de passagers choisit l’excursion à vélo à Avignon. Le parcours prévoit de faire le tour de la cité médiévale fortifiée, balayée ce jour-là par des rafales atteignant 80 km/h. Le mistral peut souffler dans la vallée du Rhône à n’importe quelle période de l’année, même si les vents les plus violents sont surtout fréquents en hiver et au printemps. Il accompagne pratiquement toute la croisière.

L’une des rares passagères du Lumière à avoir bravé les vents violents pour faire du vélo à Avignon. (Lori Rackl/TNS)

Le dernier jour, le vent finit par faiblir suffisamment pour permettre aux passagers de profiter du pont supérieur durant la navigation entre la charmante ville viticole de Tain-l’Hermitage, également connue pour le chocolat Valrhona, et Lyon.
Installée sur l’une des banquettes, je savoure ce qui reste, à mes yeux, le plus grand plaisir d’une croisière fluviale : regarder le paysage défiler lentement. Les vignobles en terrasses. Le clocher d’une église au loin. D’élégants ponts suspendus. Et les méandres paisibles d’un fleuve parcouru par les bateaux depuis des millénaires, une histoire qui continue de s’écrire.

Source Epoch times

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