
Le combattant de Daesh Twana H. (43 ans, nom de guerre : « Abu Abdullah ») cache son visage derrière une feuille de papier
Twana H. S. a violé à plusieurs reprises les deux fillettes : pour un monstre de la religion de paix arrêté et jugé, combien sont encore dans la nature ?
▶Procès à Munich d’un couple de Daesh ayant réduit en esclavage deux fillettes yézidies
Munich – Elles n’avaient que cinq et douze ans lorsqu’elles sont tombées entre les mains d’un couple de l’organisation terroriste Daesh. Pendant des années, ces deux fillettes yézidies ont été maintenues dans des conditions d’esclavage, maltraitées et soumises à de graves violences sexuelles. La Haute Cour régionale de Munich vient de condamner l’époux à la réclusion criminelle à perpétuité et sa femme à une peine de 9 ans et 6 mois de prison.
Selon les conclusions du parquet fédéral et du tribunal, le couple formé par Twana H. S. (43 ans) et Asia R. A. (29 ans) a séjourné entre 2015 et 2017 dans la zone d’influence de Daesh en Irak et en Syrie. C’est là qu’ils ont d’abord fait d’une fillette yézidie de cinq ans leur esclave. Plus tard, une seconde enfant de douze ans est également tombée sous leur emprise.
Ces deux victimes appartenaient à la minorité religieuse des Yézidis, contre laquelle Daesh a perpétré un génocide planifié à partir de 2014, entraînant le massacre de milliers de personnes ainsi que l’enlèvement et la réduction en esclavage de milliers de femmes et de jeunes filles.
Maquillée avant d’être violée
Contraintes d’effectuer l’ensemble des tâches ménagères et d’exécuter les ordres du couple, les deux enfants ont également subi un endoctrinement forcé à l’idéologie terroriste. L’enquête a révélé l’effroyable cruauté du quotidien : Twana H. S. a violé à plusieurs reprises les deux fillettes. Son épouse a activement soutenu ces crimes en préparant la chambre et en allant jusqu’à maquiller l’une des enfants avant que les agressions sexuelles n’aient lieu.

Asia R. , 29 ans, comparaissait elle aussi pour génocide et réduction en esclavage. Son avocat, Shervin Ameri, a tenté de la défendre en affirmant : « Elle a été mariée de force et n’a jamais rien eu à voir avec Daesh. »
Pourtant, le calvaire des deux captives s’étendait bien au-delà de ces agressions. L’homme frappait régulièrement l’aînée avec un manche à balai, tandis que la femme a ébouillanté la main de la plus jeune fillette avec de l’eau chaude. En guise de punition, le couple forçait fréquemment les deux enfants à rester debout sur une seule jambe pendant de longues périodes.
À la fin de l’année 2017, alors que la milice terroriste battait en retraite et perdait ses territoires, les accusés ont fui la Syrie. Loin de libérer les deux fillettes, ils les ont vendues à d’autres membres de Daesh.
Arrestation en Allemagne
Ce n’est que des années plus tard que les bourreaux ont été localisés et arrêtés en Allemagne. En avril 2024, les enquêteurs ont interpellé la femme à Ratisbonne (Bavière) et l’homme dans le district de Roth. Le parquet fédéral a immédiatement retenu les chefs d’inculpation de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
Au terme d’un procès qui aura duré près d’un an et demi, la Haute Cour régionale de Munich a suivi l’essentiel de l’acte d’accusation. Pour les deux jeunes victimes, ce verdict apporte une reconnaissance tardive et met solennellement en lumière devant la justice les crimes innommables perpétrés par Daesh à l’encontre des enfants yézidis.
♦️Prendre des captives comme esclaves sexuelles est parfaitement conforme à la charia :

1. La justification théologique dans leur magazine « officiel » Dabiq (Numéro 4, octobre 2014) :
« Après leur capture, les femmes et les enfants yézidis ont été répartis entre les combattants de l’État islamique ayant participé aux opérations de Sinjar […] Il faut se rappeler que réduire en esclavage les familles des infidèles et prendre leurs femmes comme concubines est un aspect fermement établi de la charia. »
2. Le système de tarification officiel (Document du « Ministère des Églises et des minorités », saisi en octobre 2014) : Daesh a publié un barème précis des prix de vente des femmes et enfants, décliné selon l’âge :
« Une femme âgée de 30 à 40 ans : 75 000 dinars (environ 50 €). »
« Une fille âgée de 10 à 20 ans : 150 000 dinars (environ 110 €). »
« Un enfant (garçon ou fille) âgé de 1 à 9 ans : 200 000 dinars (environ 150 €). »
Ce document officiel ajoutait une clause restrictive : « Il n’est pas permis à une personne d’acheter plus de trois captives, sauf pour les étrangers tels que les Turcs, les Syriens ou les Arabes du Golfe. »
3. Le manuel de règles sexuelles (Fatwa n°64 du « Comité de la recherche et des fatwas », décembre 2014) : Ce document sous forme de questions-réponses détaillait précisément ce que les combattants avaient le droit de faire subir à leurs esclaves (qualifiées de Sabaya) :
« Question : Est-il permis d’avoir des rapports sexuels avec une captive n’ayant pas atteint l’âge de la puberté ? » « Réponse : Il est permis d’avoir des rapports sexuels avec la captive qui n’a pas atteint la puberté si elle est apte aux rapports sexuels. Si elle n’est pas apte, il est possible de jouir d’elle autrement que par le rapport sexuel. »
Ces écrits, retrouvés par les forces de coalition et les ONG sur le terrain, ont servi de preuves matérielles devant les tribunaux internationaux pour faire reconnaître le caractère systématique et planifié du génocide et des crimes contre l’humanité perpétrés par l’organisation.
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Et on les pend quand ces monstres, car c’est tout se qu’ils méritent.