C’est un comble : nous voilà priées de nous soumettre !
C’est un comble. Un comble absolu.
Au moment même où l’islamisme explose de partout, où plus personne, honnêtement, n’ose nier l’islamisation de notre pays, nous voilà priés, et même menacés judiciairement, d’accepter l’entrisme et des modes de vie opposés à nos traditions, à nos valeurs, à notre histoire.
Sous prétexte que « les pauvres voilées » seraient des victimes. Sous prétexte qu’elles ne seraient pas responsables.
Et puis quoi encore ?
Désolée, non, les femmes ne sont ni des chiens ni des sous-hommes
Désolée, non, les femmes ne sont ni des objets, ni des mineures à vie, ni des êtres sans volonté. Elles ont le droit, et le devoir, de réfléchir, de se remettre en cause, de choisir la liberté.
Et si elles n’ont pas le courage de le faire pour elles-mêmes, qu’elles le fassent au moins pour leurs filles.
Car c’est là que tout se joue. C’est là que le scandale est le plus insupportable.
Regardez les photos et les vidéos que l’on voit de Molenbeek, de Trappes, de tant de sorties d’école, de tant de marchés. Elles sont abominables.
Oui, ces photos sont abominables. Non pas parce qu’on y verrait des femmes différentes mais parce qu’on y voit la mise en scène d’une soumission revendiquée, exhibée, transmise.
Ces femmes voilées, enniqabées, ne sont pas seulement consentantes. La plupart d’entre elles se sont muées en geôlières de leurs propres filles, tenues de continuer leur esclavage.
Elles surveillent, elles dénoncent, elles font pression. Elles apprennent à leurs filles que leur cheveu est une honte, que leur corps est une faute, que leur liberté est un péché. Elles leur apprennent à baisser les yeux, à se cacher, à disparaître. Et elles appellent ça la pudeur. Elles appellent ça la foi. Elles appellent ça l’honneur.
Non. C’est de la transmission de l’asservissement. Le consentement à sa propre prison n’est pas la liberté.
On nous répète qu’il faudrait « respecter le choix ». Quel choix ? Le choix d’une gamine de 8, 10, 12 ans qu’on voile avant même qu’elle sache ce que c’est qu’un corps de femme ? Le choix d’une adolescente qui sait que si elle enlève son voile, elle sera insultée, menacée, frappée, exclue par sa propre famille, par son propre quartier ?
On nous parle de « victimes » pour mieux nous faire taire. Mais une victime qui devient bourreau de la génération suivante n’est plus seulement une victime. Elle est complice. Elle est un maillon de la chaîne.
Et c’est cette chaîne que l’on nous demande de bénir, au nom de la tolérance. Au nom de l’ouverture. Au nom de la lutte contre l’islamophobie.
Pendant ce temps, dans les écoles, on voit des mères en niqab venir chercher des petites filles déjà voilées. Sur les marchés, on voit des femmes intégralement couvertes pousser des poussettes où dorment des bébés filles qu’on prépare déjà au même sort. Dans les piscines, dans les clubs de sport, dans les associations, la même pression, la même surveillance, la même toile qui se resserre.
C’est ça, l’entrisme. Pas seulement des mosquées, pas seulement des prédicateurs. Des femmes qui font le travail de la charia au quotidien, dans l’intimité, dans la famille, là où la République n’entre plus.
Et la justice menace ceux qui osent le dire
Le comble du comble, c’est que celles et ceux qui dénoncent cette réalité sont traînés devant les tribunaux, accusés de haine, de stigmatisation, de discrimination.
On inverse tout. On protège le voile, on protège la pression, on protège les geôlières. Et on poursuit celles qui défendent les petites filles.
On nous demande d’accepter que la France, pays de Marianne, pays de Simone de Beauvoir, pays des femmes qui se sont battues pour voter, pour avorter, pour s’habiller comme elles veulent, pour sortir seules le soir, devienne un pays où l’on doit demander pardon d’avoir montré une chevelure.
Non. La liberté ne se négocie pas. Elle ne se voile pas. Elle ne se soumet pas.
Une femme qui se voile par choix a le droit de le faire. Mais nous avons le droit, et le devoir, de dire ce que ce voile signifie : la séparation des sexes, l’infériorisation du corps féminin, la soumission à un ordre religieux qui n’a jamais voulu l’égalité. Nous avons donc le droit et le devoir de dire non, clairement, au port du voile, au nom de la liberté de toutes les femmes.
Une femme qui impose ce voile à sa fille, qui l’enferme dans ce carcan dès l’enfance, qui la livre aux regards et aux jugements des grands frères du quartier, n’est pas une victime à plaindre. C’est une adulte qui a choisi son camp: celui de l’asservissement contre celui de la liberté.
Pour les filles
Si vous n’avez pas le courage de vous libérer pour vous-mêmes, libérez vos filles.
Laissez-les respirer. Laissez-les courir, cheveux au vent, sans honte, sans peur. Laissez-les devenir des femmes libres, pas des gardiennes de prison pour la génération d’après.
C’est pour elles que nous parlons. C’est pour elles que nous refusons de nous taire, même sous la menace judiciaire.
Parce que si nous nous taisons aujourd’hui, demain, ce ne sont plus nos valeurs qui seront en débat. Ce sera le statut des femmes de Kaboul, appliqué ici, dans nos rues, dans nos écoles, dans nos familles.
Et ce jour-là, il sera trop tard pour dire « on ne savait pas ».
Christine Tasin
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