LFI déclare la guerre à l’école catho : après le nivellement par le bas, l’asphyxie pure et simple

Le 29 octobre 2026, la commission des finances de l’Assemblée nationale, présidée par Éric Coquerel (LFI), a voté des amendements qui retirent près de 9 milliards d’euros au programme finançant l’enseignement privé sous contrat.

Un amendement LFI visant une hausse de 20 % des rémunérations des enseignants absorbe à lui seul 8,3 milliards. Le programme en comptait 8,94.

Il ne reste rien ; il manque même 53 millions. La Fédération des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec) le dit sans détour : « Cela s’appelle la fermeture des écoles. » Si ces coupes étaient confirmées, les 130 000 enseignants des 7 500 établissements catholiques sous contrat (96 % du privé sous contrat, 2,1 millions d’élèves) ne pourraient plus être payés.

Certes, c’est un vote en commission, pas encore la loi. Mais le signal est limpide. LFI et une partie de la gauche ne se contentent plus de dénoncer « l’élitisme » des écoles catholiques. Elles passent à l’acte : tarir le financement public qui permet à des centaines de milliers de familles, souvent modestes, de fuir un système public en faillite.

### Le refuge face à l’école qui baisse les bras

Dans de nombreux départements où la composition démographique a radicalement changé, l’école publique a adopté une stratégie de survie : ne plus mettre en difficulté certains élèves, notamment issus de l’immigration, quitte à faire stagner ou reculer l’ensemble. On n’exige plus le même niveau. On « accompagne ». On évite la « stigmatisation ». Résultat : des classes où le français n’est plus maîtrisé, où les automatismes mathématiques s’effondrent, où la discipline et le respect de l’enseignant deviennent optionnels. Les familles qui le peuvent – et ce ne sont pas seulement les plus aisées – cherchent une porte de sortie. L’école catholique sous contrat en est une. Elle accueille, elle exige, elle progresse.

Les données le confirment. Les élèves du privé obtiennent en moyenne de meilleurs résultats et progressent davantage, y compris à milieu social comparable. Pendant que le système public s’enfonce dans le nivellement, le privé maintient un minimum d’exigence. C’est précisément ce que LFI ne supporte pas. L’élitisme, pour eux, n’est pas le fait de pousser les meilleurs vers le haut. C’est le crime de refuser de descendre au niveau du plus bas.

PISA leur convient. Ils veulent en rajouter une couche

La France a dégringolé dans les classements PISA. Les scores de 2022 étaient déjà parmi les plus bas jamais mesurés. Ceux de 2025 confirment le recul en mathématiques et en compréhension de l’écrit. L’écart selon l’origine sociale reste massif. Dans les zones les plus touchées par l’immigration de peuplement, le niveau moyen s’effondre. Des études et notes récentes (Observatoire de l’immigration et de la démographie, données DEPP, PISA) montrent des écarts importants entre élèves autochtones et élèves issus de l’immigration, particulièrement en mathématiques. Le système public, confronté à cette réalité, a souvent choisi de baisser la barre plutôt que de l’assumer.

LFI trouve ce bilan « désastreux »… et veut en rajouter. Taper dans le privé, c’est supprimer le dernier espace où l’exigence n’a pas encore complètement capitulé. C’est forcer le retour dans le public de 2,1 millions d’élèves pour diluer encore plus le niveau. C’est punir les familles qui refusent le nivellement. C’est affirmer que l’excellence est suspecte et que le mérite doit s’effacer devant l’égalitarisme idéologique.

Une guerre scolaire idéologique

On ne construit pas une école publique de qualité en s’essuyant les pieds sur celle qui fonctionne encore. L’argument budgétaire est un prétexte. LFI ne redistribue pas : elle détruit. Elle préfère un système où tout le monde stagne plutôt qu’un système où certains progressent. Elle préfère l’égalitarisme de la médiocrité à la liberté d’enseignement. Elle préfère, dans les faits, que les enfants de certaines banlieues très islamisées restent dans des établissements où l’on baisse les bras, plutôt que de laisser d’autres familles – y compris modestes – choisir un cadre où l’on apprend encore à lire, écrire et compter correctement.

Pierre-Vincent Guéret, président de la Fnogec, a raison : c’est une déclaration de guerre. Guerre contre la liberté des parents, guerre contre l’exigence, guerre contre ce qui reste de transmission et de culture scolaire digne de ce nom. LFI n’aime pas l’école catholique parce qu’elle refuse de se plier à la doctrine du nivellement. Elle n’aime pas non plus les meilleurs. Elle préfère que la France continue de descendre dans les classements internationaux, pourvu que personne ne se distingue trop.

Le gouvernement devra dire clairement si ces prélèvements figureront ou non dans le budget. Mais le vote de la commission présidée par LFI a déjà révélé le projet : faire disparaître les derniers refuges, pour que plus personne n’échappe au désastre.

Christine Tasin

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