Quand des journalistes de l’Humanité et Minute se côtoyaient amicalement…
Qu’est devenue ma profession de journaliste quand je vois la mésentente voire l’opposition qui sépare, qui éloigne les journalistes de deux groupes de presse défendant des « camps » politiques différents : la mentalité au sein de notre corporation était tout autre lorsque que j’ai obtenu ma carte de presse professionnelle en 1967 –donc il y a près de 60 ans !- dès l’obtention de mon diplôme de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Paris, la première école de notre profession créée à l’échelon mondial : c’était en… 1899 !
Durant les présidences de de Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing, Mitterrand, ainsi que Chirac ou Sarkozy, tous les organes de presse étaient invités qu’ils soient de droite, du centre ou de gauche : ceux de l’Humanité discutaient avec leurs confrères du Figaro, ceux du Parisien avec ceux de Minute, hebdomadaire très à droite -actuellement il serait qualifié de « fasciste » s’il n’avait rendu l’âme en 2020-.
Mais depuis une quinzaine d’années, peu à peu, les liens entre les journalistes se sont effrités au profit de l’opposition politique pour laisser place à la tyrannie imposée par ceux estimant eux-mêmes -d’où la réalité… tyrannique de cette pensée !- où est le bien et le mal ! Et les journalistes pensant à gauche sont… -du moins, ce sont eux-mêmes qui l’affirment en refusant toute discussion !- .les membres de « la bien-pensance » !
Durant ma carrière, les journalistes, certes étaient opposés politiquement comme chaque Français s’oppose parfois politiquement à son voisin mais ce qui comptait avant tout était d’obtenir une info importante avant tous les autres -même ceux ayant la même la même ligne éditoriale politique- : couramment, lorsque l’un avait des problèmes parce qu’arrivé en retard à une conférence de presse, un confrère lui passait son enregistrement même s’ils travaillaient pour deux journaux d’opinions politiques différentes. Car, peut-être qu’un autre jour ce sera l’aidant qui aura besoin de celui qui venait de l’aider… Aujourd’hui, il semble que si un journaliste n’entre pas dans la forteresse de la « bien-pensance », il ne pourra compter sur quasiment aucun de ces confrères !
Depuis quelque temps… -notamment depuis l’ère présidentielle née sous le pire chef d’état (sans majuscule!) de la Ve République Française, une ère présidentielle devenue une ère… pestilentielle !- il semble qu’il n’y ait plus aucune solidarité : le caractère professionnel au sein de notre profession a été effacé par la main-mise de ce que l’on appelle la « bien-pensance » qui pourrait être plutôt qualifiée de « pensée tyrannique » dans la mesure où elle est dictée, imposée par des journalistes pouvant être qualifiés de tyrans puisque ce mot désigne, selon Le Robert, « toute personne autoritaire qui impose sa volonté » ! Donc tout journaliste voulant imposer ses idées à un confrère et donc l’empêcher d’exercer sa profession se font alpaguer pour « dérive » droitière…
Comme certains souhaitant la cessation de diffusion de chaînes d’informations telles CNews voire, les attaques qui commencent à s’étendre, contre BFMTV et même LCI ou TF1, des journalistes sans aucune remarque contre eux depuis des décennies, tels Anne-Claire Coudray ou Laurent Delahousse qui envisage de démissionner après une remarque de la CGT sur un des reportages sur les violences à Paris diffusé lors d’un de ses journaux !-
…quand ce ne sont pas pas des accusations -gentilles- « d’extrême-droite » ou des qualifications allant jusqu’à… « ferme-là fasciste » !!!
Lorsque j’ai été, durant plusieurs années, président du Club de la Presse du Val-de-Marne, jamais je n’ai connu de conflit entre journalistes d’opinions politiques différentes… Nous n’avions pas les réseaux sociaux qui ne participent pas à l’apaisement du climat !
En parlant de cette technique qui a bouleversé notre vie, notamment dans le journalisme, cela me rappelle la conférence que l’une des membres de notre Club de la Presse avait faite, à l’époque, sur les… futurs moyens de communications : iol avait étonné tout le monde en annonçant que « bientôt » quelqu’un situé en plein désert pourrait téléphoner à l’autre bout de la planète grâce aux progrès satellites… Ce qui fut fait mais ces progrès n’ont pas apporter que du bien… Outre les escroqueries réalisées par des « gamins » sur-doués de 16 ans, ces innovations permettent à des mouvements non de simples casseurs ou vandales mais de véritables terroristes puisque, outre les bénéfices illégaux qu’ils en retirent, ces gens venus souvent d’ailleurs -Belgique, Allemagne, Espagne, Italie voire aussi, pour un fort pourcentage, d’ailleurs- opèrent selon des techniques caractéristiques des organisations terroristes ! Mais quand nos dirigeants prendront-ils des mesures contre de tels ennemis de la France ?
Jacques MARTINEZ, ancien journaliste de RTL (1967-2001), chef d’informations 23h/5h et pigiste à l’AURORE, le FIGARO, Le PARISIEN, l’Agence France Presse, l’Agence Centrale de Presse
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