Immigration en Europe : 72,5% des expulsions ne sont pas exécutées !

Ces statistiques sont sidérantes par la carence des exécutions effectivement
exécutées par rapport aux ordres prononcés ! Je vous laisse découvrir l’ampleur des dégâts… Je m’en étrangle de rage. Ils nous prennent vraiment pour des c..s !  C’est sans doute qu’on l’est puisqu’on se laisse faire et qu’ils continuent…
Juvénal
o Eve Bachler, mis à jour par Amélie Philotas le 1 octobre 2026
Les pays de l’Union européenne ont délivré des centaines de milliers d’ordres de quitter le territoire à des ressortissants étrangers en situation irrégulière en 2025. Les dernières statistiques européennes font apparaître des différences importantes selon les nationalités et les États membres. Les Algériens figurent parmi les principales nationalités concernées, tandis qu’une partie seulement des décisions d’éloignement donne lieu à un retour effectif.
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En 2025, 491 950 ressortissants de pays tiers ont reçu l’ordre de quitter le territoire d’un État membre de l’Union européenne, d’après les dernières données d’Eurostat. Un chiffre en hausse de 5,8 % par rapport à 2024 (464 985).

L’an passé, toujours selon Eurostat, 135 460 personnes ont effectivement quitté l’UE vers un pays tiers, après avoir reçu un ordre allant en ce sens. Une donnée en hausse de 20,9 % en comparaison avec 2024 (112 040 retours).

Ces chiffres englobent à la fois les retours volontaires (avec ou sans assistance) et les retours forcés. Le retour volontaire consiste à quitter le territoire d’un État membre de l’UE de son propre chef après avoir reçu une obligation de le faire, parfois avec une aide financière ou logistique, ce qui rend ce voyage retour moins coûteux et plus respectueux des droits humains. À l’inverse, le retour forcé implique une expulsion sous contrainte, souvent après un placement en centre de rétention, et mobilise des moyens policiers.

Un taux d’exécution de 27,5 % dans l’UE

Avec 491 950 obligations de quitter le territoire délivrées et 135 460 personnes effectivement renvoyées vers un pays tiers (hors UE), le taux d’exécution (1) de ces ordres était ainsi de 27,5 % dans l’Union européenne en 2025. Un indicateur à prendre toutefois avec des pincettes : une obligation de quitter le territoire et un retour effectif peuvent intervenir sur deux années différentes à cause du délai ou d’éventuels recours, tandis qu’une même personne peut être concernée par plusieurs décisions.

Parmi les États membres de l’UE, c’est en France (137 550), en Allemagne (55 240) et en Espagne (53 700) qu’ont été délivrées le plus d’ordre de quitter le territoire national en 2025. En ce qui concerne les retours effectifs vers un pays tiers, c’est l’Allemagne qui en a enregistré le plus (29 295), devant la France (14 940) et la Suède (11 250).

D’un pays à l’autre, les taux d’exécutions des ordres de quitter le territoire national vers un pays tiers sont donc très variables. En Suède, ce taux atteint 61,3 %, contre 53 % en Allemagne, 10,9 % en France et 10,6 % en Espagne.

En 2025, les principales nationalités concernées par des ordres de quitter le territoire d’un pays de l’UE étaient algérienne (45 890), marocaine (29 220), turque (24 780), syrienne (20 030), et afghane (18 280).

En revanche, la plupart des personnes effectivement renvoyées dans des États tiers avaient la nationalité d’autres pays : Turquie (12 785 retours), Géorgie (10 330), Syrie (8 265), Albanie (7 970), Russie (5 670).

Le régime des mesures d’éloignement en France

En France, la faible exécution des obligations de quitter le territoire (10,9 % en 2025) s’explique de différentes manières. De nombreux recours juridiques, souvent couronnés de succès, les retardent ou les empêchent. Les difficultés administratives, le manque de coopération des pays d’origine et le refus des personnes concernées compliquent également les procédures.

Le droit français distingue deux types de mesure d’éloignement : l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l’expulsion.

L’OQTF est une mesure prise par le préfet en cas de refus de délivrance de titre de séjour, suite à une demande ou en cas de séjour irrégulier en France. Elle oblige l’intéressé à quitter la France par ses propres moyens dans un délai donné, qui peut être de 30 jours, ou sans délai. Le ressortissant dispose d’un délai, dont la durée varie en fonction de sa situation, pour effectuer un recours.

L’OQTF peut être accompagnée d’une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF), notamment lorsque le délai accordé pour un départ volontaire n’a pas été respecté. Elle interdit à l’intéressé de revenir sur le territoire français pendant une durée maximale de cinq ans, sous peine de sanctions pénales. L’IRTF se distingue d’une interdiction de territoire français (ITF), prononcée par le juge pénal envers un étranger qui aurait commis un crime ou un délit.  (1) « Donc 72,5 % des ordres d’ expulsion ne sont pas exécutés ! »   

 source  

  Juvénal de Lyon

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