Il est important de se rappeler que le mode opératoire des conspirateurs comme les Américains Dr. méd. Fauci et Bill Gates, le Président Macron et sa clique, le Conseiller fédéral Alain Berset, etc, consiste à créer un problème pour ensuite proposer une solution.
Dernièrement après le changement climatique et le Covid-19, le nouveau problème est la pénurie de médecins, et la solution consiste à pratiquer des consultations virtuelles et consistera à les remplacer par des robots et des applications pour smartphones et ordinateurs, qui seraient moins coûteux et soit-disant plus efficaces.
La médecine a toujours été autant un art qu’une science, mais ces dernières années, l’administration et la bureaucratie post Covid-19 ont relégué cet art au second plan et aujourd’hui, la médecine n’est plus guère une science. Elle est devenue une pseudo-science, une imposture orchestrée par des élus bureaucrates à la recherche d’électeurs, d’hommes d’affaires cupides et sans scrupules, de technocrates et d’administrateurs sans bon sens et malheureusement aussi de médecins soumis parce qu’ayant renoncé à leur indépendance, leur liberté et leur éthique.
Certains médecins dénoncent ce glissement vers un système de plus en plus autoritaire, de plus en plus collectiviste, où la liberté de dire ce que l’on pense et la liberté d’entreprendre paraissent en voie d’extinction.
Lorsque j’étais étudiant en médecine, mes professeurs m’ont appris à observer chaque patient, à chercher puis diagnostiquer une maladie unique après l’autre, chacune capable d’expliquer l’ensemble des symptômes de chaque patient. J’étais plein d’espoir et habité par le sens de ma vocation. Lorsque j’exerçais comme médecin spécialiste, dirigeais un service d’anesthésiologie- réanimation et enseignais aux étudiants en médecine, aux médecins en formation postgraduée, aux infirmière spécialisées en anesthésiologie ou en soins intensifs, j’étais également plein d’espoir et animé par cette même vocation.
Aujourd’hui, j’ai souvent honte d’appartenir au corps médical. J’ai constaté à maintes reprises que médecins et patients feraient mieux d’accueillir les recommandations des élus, de l’administration et de médecins avec un grand scepticisme.
Tout médecin doté d’un cerveau fonctionnant pas trop mal, sait que les consultations virtuelles de patients par téléphone ou par Internet, devenues une mauvaise habitude lors du Covid-19 ne sont guère utiles, voire dangereuses.
L’acte de référence reste la consultation présentielle. Ne confondons pas ces consultations virtuelles avec un simple conseil donné par téléphone ou email
par un médecin, un parent ou une connaissance. Des milliers de médecins influencés par la fausse panique liée au Covid et les mesures sanitaires autoritaires ont abandonné leur poste et leurs patients, restant chez eux et ne communiquant avec ces derniers que par téléphone ou via Internet. Était-ce de la paresse ? De la stupidité ? De la lâcheté doublée d’un instinct de survie personnelle mal avisé ? Ou bien cela fait-il partie du plan officiel et délibéré de l’establishment médico-politique visant à faire disparaître le plus grand nombre possible de patients pour des raisons pathétiques comme le changement climatique ?
Sauf pour certaines pathologies qui se prêtent à la téléconsultation, car leur diagnostic repose principalement sur l’interrogatoire médical et / ou sur une observation visuelle simple, cette mauvaise pratique est inefficiente et dangereuse parce que, par téléphone ou l’internet :
• Il n’est pas possible d’ausculter le thorax et les carotides… d’un patient: on ne peut pas ausculter pour observer le cœur ou les poumons.
• On ne peut pas examiner le corps d’un patient pour y déceler et évaluer des grosseurs, des oedèmes… ou palper son abdomen.
• Il n’est pas possible de palper et d’évaluer les pouls radial, carotidien… ou de mesurer la pression artérielle.
• On ne peut pas prendre des températures.
• On ne peut pas évaluer précisément la force musculaire, tester les réflexes neurologiques avec un marteau, ou manipuler une articulation pour détecter une rupture de ligament.
• On ne peut pas faire d’examens invasifs et cavitaires. Regarder au fond de l’oreille (otoscopie pour une otite), examiner en profondeur la gorge, effectuer des touchers rectaux/vaginaux, examiner le fond d’oeil ou mesure la pression oculaire.
• Il n’est pas possible de déceler de nombreux signes de maladie, certes discrets mais bien connus des cliniciens.
Les limites diagnostiques et médicales des consultations virtuelles sont donc non corrigibles:
• Absence d’examen physique.
• Risque d’erreur de diagnostic.
• Inadaptabilité aux urgences.
Les médecins qui ne « voient » leurs patients que par consultation virtuelle, ou ce qui est pire même si cela coûte moins, qui organisent que ces consultations virtuelles soient conduites par leur secrétaire, leur assistant ou leur infirmière, s’en remettent simplement à l’autodiagnostic de ces patients virtuels.
Cela est évident depuis 2020. Pourtant, contre tout bon sens, un tiers
des consultations de médecine générale sont encore virtuelles au Royaume Unis et environ 10 % en France. Il n’existe pas de telles statistiques en Suisse: environ 15,5 % des médecins de famille utilisent la consultation vidéo dans leur pratique (2 % souvent, 13,5 % occasionnellement ) et 36 % des patients utilisent des plateformes numériques de santé. Les médicalisées comme Medgate facturent pour une téléconsultation standard en semaine en moyenne 50 CHF (des suppléments s’appliquent la nuit, les week-ends, les jours fériés et en cas d’urgence).
Mais ces plateformes le. plus souvent fonctionnent avec des auxiliaires de médecins, ce qui n’empêche pas que, selon les données de la Fédération des Médecins Suisses (FMH), environ 45 % des médecins suisses se
disent satisfaits de la télémédecine. Toutefois, ce taux de satisfaction est inférieur à la moyenne internationale. Les praticiens suisses affirment que les exigences de qualité, de responsabilité et de diligence de cette télémédecine restent strictement identiques à celles d’une consultation physique !
L’enthousiasme pour la vaccination et les consultations virtuelles sont sans doute l’aspect le moins scientifique du domaine de la santé actuelle. Il s’apparente davantage à de la médecine de charlatan et à la sorcellerie qu’à une quelconque démarche scientifique.
Pourquoi tant de consultations virtuelles alors que les médecins généralistes d’aujourd’hui et leurs confrères et consoeurs spécialistes ne semblent pas surchargés de travail. En réalité, ils en font bien moins que leurs prédécesseurs qui étaient animés par la vocation et la fierté. Alors les services d’urgences n’étaient pas surchargés. En Europe il y a beaucoup plus de médecins généralistes en Suisse que par exemple au Japon, ce qui donne à penser qu’ils travaillent moins chez nous. Au Japon pour 1000 habitants il n’y a que 2,6 médecins et fort peu de médecins de famille en particulier parce que les Japonais ont le droit de consulter directement un médecin spécialiste. Ce chiffre de 2,6 est très inférieur à la moyenne de 3,7 à 3,9 des pays de l’OCDE et surtout au chiffre de 4,7 de la Suisse. Pourtant l’espérance de vie au Japon est exemplaire; elleest en moyenne de 85,27 ans, les Japonais souffrent beaucoup moins que nous de maladies chroniques et leur coût de la santé est beaucoup plus raisonnable: que 8,5 % du PIB.
Il me semble que beaucoup de médecins généralistes actuels ne se soucient pas vraiment de leurs patients puisqu’ils ne se préoccupent plus, comme c’était le cas il y a quelques décennies, d’assurer la continuité des soins. Certains ne semblent exercer la médecine que pour gagner leur vie confortablement, d’autres ont peur de prendre des responsabilités, d’autres sont sans doute compétents et utiles. Malheureusement, tout bien considéré, trop de nouveaux médecins sont
mus par l’appât du gain de la via positiva commerciale et l’intérêt personnel. Ils sont d’une utilité pratique limitée pour la société et font, en réalité, plus de mal que de bien.
Une autre raison pour laquelle les médecins ne sont plus passionnés à assurer la continuité des soins mais sont devenus addicts aux consultations virtuelles et à la dilution de leur responsabilité est la féminisation de la médecine. Au royaume Uni, en 1974, malgré le numérus clausus, il a été décidé que le nombre de femmes médecins devrait être égal à celui des hommes médecins, cela alors qu’aucune loi impose la parité entre hommes et femmes pour d’autres professions: infirmière, mannequin, coiffeuse… Décider par une loi ou non une telle ségrégation positive, instaurer une telle équivalence, non pas en fonction de la vocation ou des capacités
intellectuelles, mais selon les chromosomes a entraîné des bouleversementsmajeurs dans la philosophie même des soins médicaux et, conjugués aux diminutions des horaires de travail imposées par la législation de l’UE, a anéanti le concept de continuité des soins tant en médecine hospitalière qu’en médecine ambulatoire. L’obligation faite aux Facultés de médecine de privilégier les femmes est l’une des causes fondamentales de la baisse de qualité des soins, tout particulièrement des urgences et des soins à domicile. Contrairement aux femmes médecins de ma génération ou avant, la majorités des femmes médecins actuelles veulent travailler à temps
partiel; elles veulent être présentes au retour de l’école de leurs enfants, préparer le goûter, et refusent de travailler la nuit, le week-end ou les jours fériés. et de faire des gardes. Elles veulent prendre une année de congé à chaque naissance. Elles veulent manifester contre le changement climatique et autres. Résultat : la plupart des femmes médecins préfèrent ne travailler qu’à temps
partiel. Ainsi, la semaine de travail moyenne d’un généraliste au Royaume Uni n’est désormais que de 23 heures. C’est en grande partie parce que les femmes médecins refusaient d’effectuer des visites à domicile ou des consultations en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux, que les généralistes ont cessé d’assurer une permanence 24 heures sur 24, 365 jours par an.
Ce changement a déstabilisé le système de santé en surchargeant les hôpitaux, en
particulier les services d’urgences qui doivent désormais assumer les tâches autrefois dévolues aux généralistes et aux spécialistes, ainsi que les services d’ambulances. J’ai du mal à croire que ceux qui ont exigé ou favorisé une augmentation massive du nombre de femmes médecins, dont beaucoup sont actuellement woke et/ ferventes de la médecine verte n’aient pas anticipé ce
problème.
Lorsque nous, médecins, renonçons à notre responsabilité qui est d’observer et d’examiner cliniquement nos patients et de faire leur anamnèse, renonçons à notre humanité, à notre dignité, au respect de nous-mêmes et d’autrui, à notre sens inné de la justice ainsi qu’à notre discernement entre le bien et le mal, entre ce qui est convenable et ce qui ne l’est pas, entre ce qui est nécessaire et ne l’est pas, entre la via négativa de l’art médical et de l’éthique médicale et la via positiva commerciale, alors nous perdons notre bon sens et tout ce qui a de la valeur et les patients ont raison de se plaindre.
Croyez-vous que la situation pour les patients va s’améliorer quand par exemple au Royaume- Uni, lors de recrutement de nouveaux collaborateurs, l’administration a utilisé et recherché des digital natives (natif du numérique) donc de futurs collaborateurs qui ont grandi avec Internet, les réseaux sociaux dont bien sûr Tik Tok. Nos élus et nos autorités de santé préparent le terrain pour l’arrivée de médecins soumis à l’intelligence artificielle (sans vraiment se préoccuper de les former) et de médecins-robots, alors que nous pouvons pas encore acheter de robot qui
nous aident à faire le ménage ou à nous aider dans les homes.
Dans le domaine de la santé, ramenons l’Administration (soit le Système et la Bureaucratie) à ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un serviteur des citoyens-contribuables comme ce doit être dans toute vraie démocratie directe, et non un maître. Ce que la majorité des citoyens dénoncent n’est pas toute l’administration ou système, c’est l’esprit bureaucratique malsain et exploiteur source d’attente intolérable pour des malades. La nuance n’est pas de pure
forme, elle est décisive. La bureaucratie de nos systèmes de santé et les consultations virtuelles ne sont pas qu’un dévoiement du service public : ils sont le contraire du service au peuple.
Docteur Dominique Schwander
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