Hommage au Général Christian Piquemal, un soldat qui a osé dire non

1940-2026

Commandant de la Légion étrangère

Grenade à 7 flammes de la Légion

Honneur et fidélité 

C’est avec une immense tristesse que nous apprenons la disparition du Général de corps d’armée Christian Piquemal, survenu dans la nuit du 23 octobre 2026 à l’âge de 85 ans. Un grand soldat de la France s’en est allé.
Une vie au service de la France
Né le 17 décembre 1940 à Huos (Haute-Garonne), entré à Saint-Cyr en 1960, le jeune Piquemal choisit les troupes parachutistes puis la Légion étrangère, où il fera l’essentiel de sa carrière. Homme de terrain, spécialiste du nucléaire ayant assisté aux tirs de Mururoa, il gravit tous les échelons au mérite.
De 1994 à 1999, il commande la Légion étrangère, le COMLE. C’est le sommet d’une carrière d’exigence, d’honneur et de fidélité. Il termine comme Général de corps d’armée en 1999 et quitte le service actif en 2000.
Mais voilà que ce soldat continue de se sentir concerné par ce qui se passe en France, et qu’il ose faire ce que la plupart des gradés refusent de faire, mettre son titre, sa réputation… en danger. Et je dois avouer que nous étions dans le coup, en 2016, Pegida, Riposte laïque et Résistance républicaine.
Le général qui a dit tout haut ce que les Français pensaient
A 75 ans, alors que tant de généraux en 2e section se taisent, il ose. Le 6 février 2016, il répond présent à Calais à l’appel de Pegida pour dénoncer le chaos migratoire et l’abandon de l’Etat face à la « jungle de Calais ».
Interpellé alors qu’il voulait prononcer un discours, il est placé en garde à vue et radié des cadres pour « manquement au devoir de réserve ». La République de Hollande lui fait payer son courage.
Libéré, il maintiendra toujours, comme il l’a dit dans l’interview que nous avions relayée à l’époque, qu’ils n’étaient pas en infraction.
Interview du général Piquemal, juste avant son interpellation et dernières nouvelles : Le général Piquemal, libéré, maintient qu’ils n’étaient pas en infraction : https://resistancerepublicaine.com/2016/02/08/le-general-piquemal-libere-maintient-quils-netaient-pas-en-infraction/
Nous n’avons pas compris ensuite certaines de ses déclarations nous avons pris de la distance nous avec lui, lui avec nous, mais nous avons conservé une immense admiration pour l’homme et le combattant et pour le courage qu’il a eu à Calais. Encore merci Général. 
La fidélité jusqu’au bout
Si après son incarcération, certains propos ou distances ont pu décevoir une partie des patriotes qui attendaient un chef plus radical, il ne faut pas oublier l’essentiel: il a tenu debout quand d’autres courbaient l’échine.
En 2021, il fut l’un des premiers signataires de la Tribune des généraux, la fameuse « Lettre aux gouvernants » qui dénonçait le délitement de la France et qui fit trembler Macron et sa caste.
Comme le dit si bien son camarade le Lieutenant Colonel Constantin Lianos: « Né pour servir, formé à Saint-Cyr […] Sa France éternelle passait avant tout le reste! ». Place d’Armes, dont il était proche, rappelle: « La Légion ne pleure pas ses morts, elle les honore ».
On relira en s’inclinant et en applaudissant sa lettre au Général Lecointre, c’était en 2021. Extrait ci-dessous. 
{…}
Oui, j’ai été radié des cadres par décret du Président de la République du 23 aout 2016 suite à l’avis du Conseil Supérieur de l’Armée de Terre (CSAT) réuni disciplinairement (6 officiers généraux d’active ayant, à la majorité des voix, demandé ma radiation des cadres) mais je ne regrette rien. Face au non-respect de l’état de droit à Calais, j’ai été un lanceur d’alerte qui a permis la modification de la situation de la jungle par l’Etat. (…)
Son fils Stéphane organisera ses obsèques ce week-end. Conformément à ses dernières volontés, son urne sera déposée au caveau de l’Institution des Invalides de la Légion Etrangère de Puyloubier.
 Nous présentons nos sincères condoléances à son épouse Marie-Claude, à sa famille, à ses frères d’armes.
Adieu mon Général. Honneur et Fidélité. La France ne vous oubliera pas.
La rue appartient à celui qui y descend,
 La rue appartient au drapeau des képis blancs.
Christine Tasin,

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