Le 17 octobre à Bordeaux.
Samedi, comme à mon habitude lors des GJ et des manifestations liées à la restriction des libertés suite au covid, je suis allé voir le rassemblement place de la Bourse.
Tram arrêté niveau de la barrière Pessac, à plus de 35 mn du lieu de rassemblement (Les transports de la CUB avaient pris leurs précautions, plus que l’Etat/préfecture). De nombreux jeunes jaillissaient du tram avec leurs cartons…
Suis passé par le cours Victor Hugo, un appel à rassemblement y avait été fait. Rien.
Arrivé au Pont de Pierre, sur les quais, déjà une forte densité de personnes s’orientant vers la Bourse. Au loin, la Bourse largement débordée, j’ai estimé déjà à au moins 12000 personnes (probablement plus de 20 000 à terme, la préfecture prétend 7000 pour mieux se déconsidérer).
Qui ?
Énormément de jeunes plus ou moins cagoulés, avec keffieh, relativement moins de personnes d’âge mur… La CGT présente mais perdue dans la masse, idem pour la FSU33, l’Unsa33, FO33 ayant fait un communiqué commun avec la CGT, la CNT… Pas vu la Cfdt (avait refusé de se joindre*). Peu de GJ ou de paysans…
* : mouvement intersyndical prévu pour le 5 novembre.
Les partis, NPA, LO et bien sûr LFI, voire d’autres mouvements d’EG moins connus avec moult drapeaux. Bien sûr des drapeaux palos…
Des jeunes s’agrégeaient aux antifas avec leur slogan « Siamo tutti antifascisti ».
Avant que les premiers lacrymaux ne provoquent un déplacement de foule, je n’ai pu pénétrer le rassemblement plus avant tant la densité était forte… la violence commençait tôt.
Les CRS étaient positionnés en nasse ouverte sur Victor Hugo. Ils ne prévoyaient pas une montée directe sur la mairie, voire la préfecture et les rues commerçantes. Voilà qui a été largement contourné. Indéniablement, les autorités ont dû penser que nos chères têtes blondes -et moins blondes- seraient parties en vacances. Raté !
En ayant assez vu, rentrant tôt, j’ai encore rencontré des jeunes sortant du tram barrière de Pessac avec leurs cartons, il était près de 15h30…
Le bilan pour Bordeaux est considérable, comme ailleurs.
Pratiquement 100 commerces vandalisés, pillés. Visées : des enseignes de luxe, de téléphonie, de sports, Décathlon même incendié… Une véritable razzia organiséeRue Sainte Catherine, Cours de l’Intendance, Cours Pasteur…
La résidence préfectorale saccagée… Je vous rassure, ce n’est pas l’œuvre des paysans à qui la préfète demandait de remplir des Cerfa pour aller aider les pompiers cet été ! Et aucune inquiétude pour elle, n’a certainement pas été SDF le soir…
Autre bilan, les interpelés et les blessés chez les policiers.
110 interpellés, 40 % de mineurs (J’ai vu un morback de 14 ans, totalement cagoulé interpellé par un capitaine de CRS, il passait devant tranquillement, ne doutant de rien).
63 blessés chez les policiers, considérable pour le seul Bordeaux.
A noter, l’intervention du RAID !!! Pas son boulot habituellement…
Le maire de Bordeaux, comme tout macroniste, dans le déni des réalités.
Thomas Cazenave (Renaissance), a condamné fermement les « groupes ultra-violents » responsables des pillages et dégradations du 17 octobre ! De « voyous » venus « non pour manifester mais pour casser, piller nos commerçants et attaquer nos institutions ».
Quant aux responsabilités : il accuse les forces « à l’extrême gauche comme à l’extrême droite » qui veulent « désunir notre pays » et « attiser l’huile sur le feu ». Le en même temps, la voix de son maître !!!
Ceci dit, la mairie était visée (un tag : « Il faut prendre l’hôtel de ville, Commune 2026 ». ), mais fut bien protégée par la police.
Mais rassurez vous, pas de charcuteries pillées, pas plus que de librairies !
De l’alcool oui… ce n’est quand même pas très halal, du tabac aussi !
2 total views, 2 views today


Soyez le premier à commenter