Encore un scandale judiciaire ? La chasse aux policiers est-elle dorénavant ouverte ?

Encore un scandale judiciaire ?
Le 1er octobre, à Paris, en marge de manifestations lycéennes, une policière a été poursuivie avenue Gambetta, insultée aux cris de « Wallah, sale pute ! » et « Wallah, tuez-la ! », jetée au sol puis frappée.
En première instance, les trois mineurs mis en cause n’ont pas été placés en détention. Ils sont ressortis libres du tribunal. Le parquet a fait appel.
La cour d’appel vient de confirmer qu’ils resteraient libres en attendant leur jugement, sous mesures éducatives et, pour deux d’entre eux, sous contrôle judiciaire.
Cette décision m’inspire deux réflexions.
La chasse au policier est-elle désormais ouverte ?
Cette décision donne le sentiment que s’en prendre aux forces de l’ordre n’est plus vraiment répréhensible. Elle envoie un message désastreux aux délinquants.
Sur quel fondement les magistrats se sont-ils basés pour en arriver là ? Je l’ignore. Je constate seulement que la justice a parfois ses « incohérences ».
Quand la justice ne réprime plus, que reste-t-il ?
Lorsque la justice n’est plus capable de réprimer des actes aussi graves, nous ne sommes plus très éloignés de la guerre civile.
Qu’aurait-il pu arriver à cette policière si elle avait été seule plus longtemps ? Que lui serait-il arrivé si, poursuivie par un groupe aussi violent, elle avait dégainé son arme de service et s’en était servie ?
N’aurait-elle pas subi le même sort que d’autres fonctionnaires avant elle: IGPN, garde à vue, détention, révocation ? Et pourtant, lorsqu’on est poursuivi par un groupe violent, n’est-ce pas un cas de légitime défense ?
Je ne connais pas cette policière. Peut-être est-elle mariée ? Mère de famille ? Ces magistrats se trompent en ne sanctionnant pas fermement ce type d’acte, qui devrait, selon moi, être puni d’au moins dix ans d’emprisonnement, dans une prison qui ne soit pas un « Club Med », et surtout pas sans travailler: les condamnés devraient travailler pour payer déjà le coût de leur incarcération.
À l’issue de cette peine, la déchéance de la nationalité française, pour ceux qui ont la double nationalité, puis l’expulsion vers leur pays d’origine, devraient être envisagées.
Que l’on ne vienne pas me dire: « Ce sont des mineurs. » Certes, ils sont peut-être mineurs, mais ils commettent des délits d’adultes et doivent donc être punis comme des adultes. Quant à leurs parents, ils doivent aussi être sanctionnés pour ne pas avoir su élever leurs enfants dans le respect des lois de la République française.
Je me souviens des propos de l’ancien ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, qui déclarait: « Non, la justice n’est pas laxiste. » J’aimerais savoir ce que « Acquittator », comme il était surnommé tout au long de sa carrière d’avocat, pense d’une telle décision.
Quand des magistrats prennent une telle décision, outre le message qu’ils délivrent aux criminels, ils ne méritent qu’une chose: que ces mêmes criminels, un jour, les poursuivent avec les mêmes menaces à la faveur d’une décision qui ne leur conviendrait pas. Peut-être est-ce par peur et par couardise qu’ils n’ont pas condamné ces criminels ?
Quant à notre actuel ministre de la Justice, comme d’habitude, lorsqu’il y a une décision forte à prendre, c’est le silence radio.
Il faut bien le reconnaître: il n’y en a qu’un seul aujourd’hui qui aurait le courage de prendre ces décisions, c’est Éric Zemmour. C’est pour cela qu’on fait tout pour l’empêcher de s’exprimer, de se présenter, puisque certains, à la fausse droite, font tout pour qu’il n’obtienne pas ses 500 signatures. Et que l’ARCOM a récemment demandé qu’une plainte soit déposée contre lui pour avoir relaté ce que tout le monde a vu à la télévision.
Mais tout le monde l’a vu, c’est une évidence. Ce n’est pas raciste, c’est un fait dont chaque Français a été témoin. En France, pays des prétendues libertés, n’aurions-nous plus le droit de décrire ce que tout le monde a vu ? Les mots ne leur conviennent pas ? Désolé, comme de plus en plus de Français normalement constitués, je suis comme Éric, qui a le courage d’appeler un chat un chat.
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C’est dans ces conditions que je m’apprête à passer devant le tribunal le 17 novembre 2026, à la suite de la plainte que j’ai déposée contre le député LFI Raphaël Arnault, de son véritable nom Raphaël Archenault.
Vous l’avez deviné, il s’agit de celui qui a créé la Jeune Garde, largement impliquée dans la mort du jeune Quentin Deranque. Ce député, entendu par les juges d’instruction dans le cadre d’enquêtes liées à cette mort, a jugé utile de m’injurier et de me menacer de mort.
Pourquoi ? Parce que, l’année passée, j’ai déclaré, lors du 10e anniversaire de l’assassinat de ma fille au Bataclan, que je ne me rendrais pas aux commémorations officielles, là où tous les politiques, dont certains étaient aux affaires le 13 novembre 2015, viennent boire du champagne et manger des petits fours aux frais des contribuables.
Désolé, ce n’est pas une date où j’ai envie de festoyer. C’est mon droit. Je n’ai pas envie de me retrouver aux côtés de gens que je considère comme responsables, qui n’ont rien fait pour que cela ne se produise pas.
C’est ma position, je la revendique haut et fort, et ce sera ainsi jusqu’à ma mort. J’estime avoir le droit d’avoir des opinions différentes de celles de ce député, par ailleurs largement condamné, et je ne vois vraiment pas en quoi mes positions peuvent le déranger.
Il fallait, ce jour-là, qu’il s’en prenne à Éric Zemmour et à moi, en nous menaçant.
Patrick Jardin 

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