Un clash à distance mais qui en dit long sur l’éclatement de la nation.
Mécontent d’avoir entendu quelques vérités exprimées par Edouard Philippe au journal télévisé de TF1, Jean-Luc Mélenchon a décidé de snober la chaîne, accusant Anne-Claire Coudray et l’ancien Premier ministre de racisme. En effet, celui-ci a clairement affirmé que parmi les casseurs et les pilleurs des dernières manifestations, il y avait un nombre significatif de jeunes Français issus de l’immigration. Ajoutant qu’il convient de regarder cette réalité « les yeux dans les yeux », liant ainsi les violences au ratage de l’intégration. Il n’en fallait pas plus pour faire bondir le leader LFI, qui a accusé la présentatrice du journal de cautionner un « discours dégoûtant ». Mais au-delà des postures électoralistes de chacun, qu’en est-il des faits et chiffres en ce qui concerne les ratages de l’intégration ?
Pour 57 % des jeunes musulmans, la charia prime sur la loi républicaine
S’il y a bien un indicateur qui témoigne du choc des cultures et du ratage de l’intégration républicaine, c’est bien ce sondage Ifop ciblant les jeunes musulmans de 15 à 25 ans. Et toutes générations confondues, ce sont 44 % des musulmans de France qui placent l’islam au-dessus de la République. Par conséquent, loin de s’intégrer, les jeunes générations affichent un repli identitaire catégorique et un net rejet de la République.
Le sentiment d’appartenance à la nation chez les immigrés est des plus fragiles
Il est assez tragique d’entendre une jeune femme d’origine sénégalaise déclarer : « Je suis française mais je ne me sens pas française. » Selon une enquête de l’Insee et de l’Ined, 50 % des immigrés originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne ne se sentent pas perçus comme des Français à part entière, ou bien revendiquent avant tout leur origine extra-européenne. On est loin de l’assimilation des vagues d’immigration européenne des années d’après-guerre.
Le refus de défendre la patrie
À l’heure où nos élites n’ont que le mot guerre à la bouche et où toute l’Europe consacre son énergie au réarmement contre l’Ours russe, il serait bon de s’interroger sur le bien-fondé de la double nationalité. L’effondrement du patriotisme est un mal européen. 80 ans de paix ont laminé l’esprit de défense. 60 % des jeunes de 18 à 25 ans refuseraient de prendre les armes pour défendre la France en cas de guerre. Mais chez les jeunes musulmans, s’ajoute une dimension religieuse marquée : pas question de faire la guerre à un pays musulman. On se souvient d’une mutinerie sur le porte-avions Clemenceau, quand de jeunes appelés musulmans avaient refusé de servir lors d’une opération au Moyen-Orient. On se souvient aussi de ces soldats de métier qui avaient refusé d’aller en Afghanistan combattre leurs coreligionnaires talibans. Argument pas très convaincant quand on sait que chiites et sunnites s’entretuent depuis 14 siècles…
Nul ne peut nier la surreprésentation des étrangers dans nos prisons
Si les statistiques ethniques sont interdites, la criminalité des étrangers est un indicateur sans appel. Selon le SSMSI, 19 000 de nos détenus sont étrangers, soit 25 % de la population carcérale alors qu’ils ne pèsent que 8 % de la population totale résidant en France. Et la part des étrangers mis en cause en Île-de-France approche les 50 %.
Les détenus de confession musulmane
Sujet tabou devenu secret de polichinelle. Par le passé, Jack Lang, ancien président de l’IMA, déclarait que les 2/3 des détenus étaient musulmans. De son côté, le chercheur du CNRS Farhad Khosrokhavar avance une fourchette de 60 à 70 %, confirmant une réalité qu’il serait ridicule de cacher. La consommation de repas halal ou la pratique du Ramadan sont des indicateurs fiables que peuvent confirmer les aumôniers musulmans.
Le gros mensonge de la gauche : « pauvreté = délinquance »
L’éternel argument de la gauche pour exonérer les délinquants issus de l’immigration de leurs méfaits est d’invoquer la pauvreté, l’excuse sociale. Un mensonge absolu et une insulte aux millions de citoyens modestes qui respectent la loi, ne cassent pas et ne pillent pas. Si l’on compare la Seine-Saint-Denis à la Creuse, le taux de pauvreté est massif des deux côtés : 28 % et 19 %. Mais on a 25 fois plus de risques de subir un vol avec violence en Seine-Saint-Denis que dans la Creuse. La délinquance n’est donc pas une question de portefeuille mais relève d’une absence totale de civisme.
Le contre exemple des boat-people. La réussite par le travail
Je me souviens d’avoir entendu un vieux Vietnamien arrivé à Roissy à la tête d’un groupe de réfugiés dans les années 1980. Il avait déclaré devant les caméras : « Jamais nous n’aurons de mots assez forts pour remercier la France de nous accueillir. Mais que les Français se rassurent, nous ne resteront pas longtemps à leur charge. Nous allons travailler. » Oui, intelligents et travailleurs, ils ont vite appris le français et leur enfants caracolent en tête des classements scolaires, accédant au sommet de l’échelle sociale par le goût de l’effort et le mérite. Admirable immigration. Par conséquent, c’est bien le travail dès l’école qui ouvre les portes de l’ascenseur social, tandis que le repli communautaire et l’assistanat les referment. « Or, les rapports de l’OCDE et de l’Insee sur l’intégration par le travail montrent une baisse constante de l’efficacité du marché de l’emploi pour les dernières vagues migratoires de l’Afrique du Nord et subsaharienne, marquées par un fort taux d’inactivité et de dépendance aux aides sociales, là où le travail était autrefois le premier vecteur d’assimilation. »
Rappelons cette citation qui résume tout :
”Si une communauté n’est pas acceptée, c’est parce qu’elle ne donne pas de bons produits, sinon elle est admise sans problème. Si elle se plaint de racisme à son égard, c’est parce qu’elle est porteuse de désordre. Quant elle ne fournit que du bien, tout le monde lui ouvre les bras. Mais il ne faut pas qu’elle vienne chez nous pour imposer ses mœurs.” Charles de Gaulle (propos rapportés par Philippe de Gaulle dans “De Gaulle mon père”. Plon 2003, tome 1 page 433)
Conclusion : Le déni de Mélenchon face au mur des réalités
Une fois de plus, Mélenchon nous a montré ce qu’il sait faire de mieux : bichonner et courtiser son électorat communautaire des banlieues. Mais taxer Édouard Philippe ou Anne-Claire Coudray de racisme ne change strictement rien aux réalités quotidiennes que vivent les Français : une immigration de masse qui ne s’intègre plus comme par le passé constitue un danger direct pour la cohésion nationale.
Exonérer les délinquants en invoquant la pauvreté est un mensonge grossier. C’est une insulte profonde aux millions de citoyens pauvres qui respectent les lois et élèvent leurs enfants dans le droit chemin. Si aujourd’hui près de 80 % des Français déclarent dans les enquêtes d’opinion ne plus se sentir en sécurité nulle part, ce n’est pas parce que la France s’est subitement appauvrie depuis quarante ans. C’est parce que la violence y a décuplé, portée par une frange de la population immigrée qui refuse de s’intégrer. C’est sans aucun doute la faute des gouvernements successifs qui n’ont pas eu le courage d’exiger l’intégration par le respect des lois et des principes républicains, mais c’est aussi la faute de ceux qui attisent les braises du chaos, en exonérant les rebelles de la République de leurs comportements violents.
Un jour viendra où il faudra bien qu’un leader courageux rétablisse et impose les règles de l’assimilation, qui ont fait merveille durant des décennies. Au fil des siècles, la France s’est magnifiquement enrichie d’une immigration de cœur, qui a donné à notre nation de grandes figures scientifiques et culturelles ayant fait rayonner notre pays et servi la République avec un amour admirable, parfois au prix du sang. C’est cela qu’on attend d’un immigré, une adhésion totale à son pays d’adoption. Sans une prise de conscience de la dislocation de la nation qui s’opère, la France court à sa perte. La République ne saurait se contenter de niaiseries du genre « diversité heureuse », qui ne veulent absolument rien dire dès lors que l’Etat se montre incapable de rétablir l’ordre républicain et cautionne le « droit à la différence », ce qui sacralise l’inégalité républicaine.
Jacques Guillemain
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