On s’y attendait… Vérification d’âge, la France cobaye de l’identité numérique de Macron et Der Leyen
Derrière la protection des enfants, Bruxelles et Paris testent déjà l’outil qui pourra demain filtrer tous les accès à internet. Le VPN, dernier rempart des lecteurs libres, est officiellement dans leur viseur.
Le prototype est là. Il est français. Et il est européen.
Le 15 avril 2026, la Commission de der Leyen a rendu techniquement prêt son « mini wallet« , l’application de vérification d’âge censée dire aux réseaux sociaux si vous avez 15 ou 18 ans. Sept pays pilotes, dont la France. Déploiement voulu avant fin 2026. En France, la loi Macron pour interdire les réseaux aux moins de 15 ans devait entrer en vigueur le 1er septembre 2026 pour les nouveaux comptes, puis le 1er janvier 2027 pour tous. Même censurée par le Conseil constitutionnel, elle revient sous une autre forme. On connaît la méthode.
On nous jure que l’appli est anonyme, décentralisée, sans base centrale, que la preuve reste sur le téléphone… Mais le code source mis en ligne a été torché en deux minutes par des chercheurs : on peut valider n’importe quel âge. Réponse de Bruxelles: ce n’était qu’une « démo ». Voilà le niveau de sérieux pour un outil qui touchera 450 millions d’Européens.
Et surtout, le vrai projet est avoué à demi-mot. Le ministre délégué au Numérique l’a dit sur France Info : après la vérification d’âge, « les VPN, c’est le prochain sujet sur ma liste ». Pourquoi? Parce que le système est nul sans contrôler les VPN. Parce que des millions de Français – moi la première- utilisent un VPN pour continuer à lire ce qu’ils veulent, y compris la presse russe interdite par Bruxelles.
Aujourd’hui on nous dit « le VPN reste légal, on ne va pas l’interdire« . C’est exactement ce qu’ils ont dit avant chaque tournant liberticide. Hier pour le pass, hier pour RT et Sputnik coupés au nom de la lutte contre la désinformation, aujourd’hui pour l’âge. L’Italie interdit déjà aux fournisseurs de VPN de dire qu’on peut contourner la censure. Le Royaume-Uni veut soumettre l’accès VPN aux mêmes contrôles. La voie est tracée.
Demain, pour ouvrir X, Facebook ou Telegram, il faudra sortir sa carte d’identité numérique validée par l’Etat. Et pour lire une info russe avec son VPN, il faudra peut-être justifier pourquoi on veut masquer sa localisation.
C’est le monde de Macron et der Leyen: celui où on protège les enfants en fliquant les adultes.
L’outil technique de la censure généralisée est prêt. Il est testé en France. Les pessimistes avaient raison.
BAY
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