Pourquoi Donald Trump soutient Benyamin Netanyahou

Donald Trump a donc apporté son plein et entier soutien à Benyamin Netanyahou pour les élections israéliennes de dimanche, et c’est logique, c’est légitime, c’est indispensable.

Je reproduis ici l’intégralité du message de Trump :

Bibi Netanyahou a fait preuve de force, de courage et d’une grande intelligence face à une opposition considérable, y compris au sein même d’Israël. Malgré tout cela, il a tenu bon et a même prospéré ! J’ai observé Bibi dans les moments les plus éprouvants. Dans de telles situations, n’importe qui d’autre aurait fini par céder sous la pression ; mais Bibi, lui, n’a pas fléchi — il s’est au contraire renforcé, et il conserve cette même force aujourd’hui. C’est précisément le type de partenaire que les États-Unis d’Amérique attendent d’Israël… Que cette lettre témoigne de mon soutien total et inconditionnel à Bibi Netanyahou dans la course à sa réélection au poste de Premier ministre d’Israël. Bibi Netanyahou ne vous décevra jamais !

Benyamin Netanyahou a effectivement fait preuve de force et de courage, et ce que dit Trump repose sur un long passé.


Sans remonter plus loin en arrière, il faut souligner que Benyamin Netanyahou a été Premier ministre d’Israël pendant les années sombres au cours desquelles Obama a été en guerre verbale et politique contre Israël, et ces années ont été effectivement très sombres. Obama a prononcé quelques mois à peine après avoir été élu le discours du Caire qui a préparé le soulèvement islamiste appelé faussement              « printemps arabe » en s’adressant à la oumma, communauté des croyants, et en lui disant odieusement et faussement qu’Israël est un pays de racisme comparable au Sud des États-Unis d’avant la guerre de Sécession et à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid, ce tout en ajoutant que les musulmans ont mené à bien les plus grands accomplissement de l’humanité dont la construction des plus hautes tours des États-Unis (dire cela quelques années après la destruction du World Trade Center à New York par al-Qaïda, il fallait oser, mais Obama a toujours tout osé).

Benyamin Netanyahou a été Premier ministre d’Israël quand Israël a dû faire face aux attaques du Hamas et au refus d’Obama de livrer des munitions à Israël en des moments où Israël en avait un urgent besoin.

Il a été Premier ministre d’Israël quand Obama, plus tard, a signé le lamentable accord sur le nucléaire iranien du 14 juillet 2015, qui a permis au régime iranien de continuer son avancée vers l’arme atomique tout en bénéficiant de l’arrivée dans ses caisses de milliards de dollars aussitôt utilisés par lui pour financer le Hamas, le Hezbollah et les milices Houthi. Et Benyamin Netanyahou s’est rendu au Congrès des États-Unis pour prendre date et a prononcé un discours historique dénonçant l’accord. Obama était Président. Une part importante des membres du Congrès était hostile à Israël. Benyamin Netanyahou a bravé l’hostilité, avec force, courage et intelligence, sans aucun doute.

Il a signé les accords d’Abraham dont il a été, avec Donald Trump, l’artisan, et cela a été la plus grande avancée vers la paix pour Israël depuis 1949. Les accords d’Abraham ont, de fait, été des accords de paix plus profonds que les accords de paix froide signés avec l’Égypte en 1979 et avec la Jordanie en 2014, et ils ont été surtout une avancée considérable vers la résolution du problème « palestinien » puisqu’ils n’incluaient strictement aucune perspective de création d’un « État palestinien », mais simplement celle de la création de zones autonomes confiées à des Arabes ayant totalement renoncé au terrorisme, et placées sous la supervision d’Israël. Aucun Premier ministre d’Israël n’avait obtenu des résultats aussi positifs face au problème « palestinien » depuis la création de l’OLP en 1964.

Trump a été renversé aux États-Unis par des élections frauduleuses en novembre 2020, et le sénile et corrompu Joe Biden a été installé au pouvoir à Washington. Benyamin Netanyahou a fait face au venin de médiocres politiciens israéliens et d’une presse israélienne irresponsable et en juin 2021, les politiciens médiocres susdits ont formé un gouvernement soumis à la gauche israélienne irresponsable et dirigé par Naftali Bennett (qui a cessé à ce moment d’apparaître comme un homme d’État) et Yaïr Lapid, un homme de gauche, et ce gouvernement (qui a bénéficié de l’appui de Mansour Abbas, chef de Ra’am, un parti arabe islamiste) a été si médiocre et si irresponsable qu’il n’a duré qu’un an.

Au terme de nouvelles élections, Benyamin Netanyahou a pu retrouver le pouvoir et former un gouvernement conservateur et déterminé. Très vite, les politiciens médiocres et une gauche extrême israélienne financée par l’administration Biden ont organisé des manifestations et des émeutes, et déstabilisé le pays aux fins de tenter d’empêcher Netanyahou de gouverner. Ces gens sordides ont poussé l’irresponsabilité jusqu’à inciter l’armée et les réservistes à la désobéissance civile, ce qui, dans un pays menacé, devrait relever de l’atteinte à la sûreté de l’État.

L’atroce massacre du 7 octobre 2023 a eu lieu dans ce contexte, et je suis quasiment certain que ce massacre n’aurait pu avoir lieu sans le désordre créé par les politiciens médiocres et par la gauche extrême israélienne, mais aussi sans l’aide apportée par l’administration Biden à cette gauche extrême. Ce massacre n’aurait pu avoir lieu non plus sans de graves lacunes dans le travail des services de renseignement israéliens. Pendant des mois, Netanyahou et l’armée israélienne ont dû se battre contre le Hamas, contre le Hezbollah, contre les milices Houthies, contre le régime iranien en faisant face à l’hostilité de l’administration Biden, qui a refusé de livrer des armes qui auraient été indispensables à Israël, et l’administration Biden a de nombreux morts israéliens dans son bilan.

Le retour de Trump au pouvoir a permis de mettre fin à cette politique ignoble, et Israël a reçu les armes nécessaires. L’armée israélienne a pu vaincre le Hamas, et Trump a obtenu la libération des derniers otages vivants en échange de la libération de criminels arabes et de la promesse que ce qui restait du Hamas ne soit pas écrasé mais rende ses armes. La guerre dans la bande de Gaza est inachevée. Le Hamas tient encore un tiers du territoire, et la situation est bloquée, mais le Hamas est hors d’état de nuire. Il ne fait aucun doute que Benyamin Netanyahou aurait sans doute voulu aller plus loin, mais je pense qu’il s’est rangé à la position de Trump et ne voulait pas être davantage encore être faussement accusé de « génocide » par divers antisémites.

La guerre menée contre le Hezbollah est elle aussi inachevée : les accords qui se sont esquissés avec le Liban ne peuvent pleinement prendre forme dès lors que le Hezbollah n’est pas détruit, mais au moins le Hezbollah est hors d’état de nuire à Israël. Benyamin Netanyahou s’est là aussi rangé à la position de Trump et il sait qu’il serait impossible pour Israël de détruire totalement le Hezbollah, qui tomberait si le régime iranien tombait. Et la solution de tous les problèmes pour Israël impliquerait la chute du régime iranien. Benyamin Netanyahou le sait.

Celle-ci n’a pas encore eu lieu. La guerre de juin 2025 menée par décision de Netanyahou et Trump a permis d’éliminer nombre d’officiers de l’armée iranienne et des Gardiens de la Révolution, et l’armée américaine a détruit les trois principaux sites nucléaires iraniens (il en reste un, celui de la montagne de la Pioche). La guerre enclenchée fin février 2026 a très largement détruit les capacités du régime iranien, a été arrêtée trop tôt, a laissé place à des négociations inutiles puis à une action d’asphyxie du régime, qui n’est toujours pas tombé, non.

Netanyahou n’a été pour rien dans le passage à une vaine phase de négociations. Il semble que maintenant lui et Trump soient d’accord pour en finir, vite et efficacement avec le régime iranien.


Benyamin Netanyahou a dit avoir donné l’ordre à l’armée israélienne et au Mossad d’en finir. Les propos de Trump soutenant Netanyahou disent, en supplément de ceux que j’ai transcrits plus haut, qu’une action conjointe va être menée contre le régime iranien et Trump a dit que si Netanyahou ne reste pas Premier ministre d’Israël, il devra agir seul, et son propos est très logique et ne devrait susciter aucune controverse.

Benyamin Netanyahou a, oui, la force, le courage et l’intelligence nécessaires. Il a préparé l’action avec Eyal Zamir, chef d’état-major de l’armée israélienne, et Goman Gofman, chef du Mossad. Mais c’est le Premier ministre qui donnera le feu vert. Et je le dis, je n’imagine pas que Gadi Eisenkot donnerait le feu vert. Son passé ne plaide pas du tout en sa faveur. L’alliance hétéroclite qu’il pourrait conduire ne plaide pas en sa faveur non plus non plus. Il a, en pleine guerre, qualifié la guerre menée contre le Hamas de     « folie stratégique » et il promet maintenant, de manière démagogique, de mettre fin à l’existence du Hamas en 18 mois, sans dire bien sûr, comment il s’y prendrait pour ne pas susciter l’hostilité de Trump en cessant d’agir en synergie avec lui. Gadi Eisenkot avait diminué la taille de l’armée israélienne lorsqu’il était chef d’état-major, ce qui était très irresponsable et ne plaide pas non plus en sa faveur. Il avait arrêté les opérations d’élimination de Hassan Nasrallah en 2006, pour des raisons « humanitaires ».

Il n’est pas étonnant que les commentateurs hostiles à Netanyahou souhaitent sa victoire. Les commentateurs en question sont aussi hostiles à toute action efficace d’Israël pour en finir avec le régime iranien. Nombre d’entre eux se disent « pragmatiques », un adjectif chargé d’hypocrisie qui est censé dissimuler qu’ils sont flexibles et tièdes, parfois davantage que tièdes.

Ils reprochent à Netanyahou de ne pas avoir mis en place une commission d’enquête sur le 7 octobre 2023.

Suivez le coq — l’application

Et je le dis : il est logique et très explicable que Benyamin Netanyahou ne l’ait pas fait.

Les discours falsificateurs de gauche abondent sur le 7 octobre 2023 et oublient en général de signaler que les services de renseignement militaire ont fait gravement défaut, ce qui explique, hélas, ce qui s’est passé. Le général Aharon Haliva a démissionné pour assumer le fait que ses services ont effectivement fait défaut.

Les membres d’une commission d’enquête seraient nommés par le président de la Cour suprême israélienne. Nul ne peut ignorer que celui-ci, Yitzhak Amit, est un homme de gauche et un ennemi de Benyamin Netanyahou, et nul ne peut ignorer que la Cour suprême israélienne est orientée à gauche et a, très souvent, pris des décisions destinées à freiner l’action de Benyamin Netanyahou, et nocives pour Israël.

Nul ne peut ignorer que le gouvernement de Benyamin Netanyahou a voulu réformer la justice israélienne et faire que la Cour suprême israélienne ne sorte pas de son rôle de gardienne du droit et des institutions. Le Likoud, parti de Netanyahou avait proposé une loi disant que les membres d’une commission d’enquête devraient être désignés par la Knesset à la majorité qualifiée. La loi n’a pu être adoptée.

Les propos diffamatoires et odieux contre Benyamin Netanyahou n’ont pas cessé ces derniers mois, et il est l’homme à abattre pour les ennemis d’Israël sur la planète entière, à commencer par Macron, par le Gouvernement français, par les Démocrates américains et par une « Cour pénale internationale » sans légitimité, qui a en son sein un « État de Palestine » inexistant, et qui a osé inculper Netanyahou pour crime contre l’humanité !

C’est un honneur pour Benyamin Netanyahou d’avoir de tels ennemis.

Il a, voici quelques jours, fait une conférence de presse dans laquelle il a défini sa vision stratégique, de manière nette, précise et détaillée qui a montré ses qualités de stratège et sa hauteur de vue. Il a insisté sur la nécessité du désarmement total du Hamas et de la destruction complète du régime iranien et dit qu’il en va, là, de la survie d’Israël. C’est exact.

Il a redit qu’Israël devait toujours davantage compter sur ses propres forces et devenir indépendant en matière de production d’armement, et c’est un point essentiel, car les États-Unis ne sont pas à l’abri d’un retour des Démocrates au pouvoir, et si Obama et Biden ont été anti-israéliens, les potentiels candidats démocrates pour 2028 le sont bien plus encore.

Il a souligné le risque de voir se créer un axe islamiste sunnite anti-Israël qui se mettrait en place sous l’égide d’Erdogan. Il a exposé la signification de l’offensive médiatique et politique lancée contre les Israéliens vivant en Judée-Samarie, confrontés au harcèlement d’Arabes haineux, et accusés d’être les agresseurs lorsqu’ils se défendent contre ceux qui veulent les tuer.

Il a réénoncé son hostilité absolue à l’idée même de voir se créer un « État palestinien », et il n’a jamais fléchi sur ce point. (La retranscription de ses propos en langue anglaise est disponible ici : https://www.israpundit.org/netanyahu-presents-new-security-doctrine-in-first-israeli-press-briefing-since-oct-7/#more-63765493)

Ronen Bar, chef du Shin Bet limogé par Netanyahou, tente présentement de se venger et se joint à la meute anti-Netanyahou et des rumeurs anonymes disent que Netanyahou a tardé à réagir le matin du 7 octobre 2023, avait été prévenu des jours à l’avance de l’attaque du Hamas et n’en avait pas tenu compte. L’histoire de la diffamation montre que les rumeurs anonymes sont toujours infondées, sans quoi elles ne seraient pas des rumeurs, mais des faits établis permettant d’accuser de manière fondée.

La période présente pour Israël est décisive.

La question qui se pose pour les électeurs israéliens est de savoir quel dirigeant israélien sera à même d’agir en synergie diplomatique et militaire avec l’administration Trump quand des opérations militaires auront lieu, et elles auront lieu très bientôt. Le régime iranien reste dangereux et doit être éliminé.

Israël a plus que jamais besoin, en ces moments décisifs, je le dis, de la force, du courage et de l’intelligence de Benyamin Netanyahou. Nul dirigeant israélien pour l’heure, ne l’égale sur ces plans (et ce n’est pas un hasard si Netanyahou est le dirigeant politique israélien à avoir occupé le plus longtemps le poste de Premier ministre : plus de 18 ans au total). On me dira peut-être qu’il a besoin de l’appui des partis religieux. Il serait mieux, sans doute, qu’il n’ait pas besoin d’eux, mais si des politiciens tels que Naftali Bennett n’étaient pas opportunistes, et si d’autres, tels Avigdor Lieberman, se conduisaient en hommes d’État (et je pourrais en citer d’autres encore), la situation serait sans doute différente. Le système proportionnel israélien conduit souvent à un émiettement politique regrettable.

L’élection israélienne du 25 octobre a une importance cruciale. Le choix sera entre un gouvernement Netanyahou et un grand risque pour le futur d’Israël. J’ose espérer que le peuple israélien ne choisira pas le grand risque.

Un dernier point. Des commentateurs disent que Trump, en affichant son soutien à Netanyahou fait « intrusion » dans la politique israélienne. Quand des ennemis d’Israël, Obama, Biden, et avant eux Bill Clinton, ont soutenu des politiciens israéliens nuisibles pour Israël, ces commentateurs n’ont jamais parlé d’intrusion : ces commentateurs sont eux-mêmes des ennemis d’Israël qui, parfois se cachent sous le masque de l’amitié. Une vieille phrase dit : « Quand on a de tels amis, on n’a pas besoin d’ennemis ».

© Guy Millière pour Dreuz.com. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur

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