La grande imposture électrique : quand ils veulent nous remettre à pied

Ils ont appelé ça le progrès. Nous, on va appeler ça de son nom : une sécession.
Pendant des années, nos dirigeants se sont jetés à corps perdu dans le tout électrique. Subventions à coups de milliards, usines de batteries, discours moralisateurs à Bruxelles et à Paris. Et au passage, une idée fixe : nous interdire nos vieilles thermiques.
Nos vieilles essence, oui. Celles qui coûtent 3 000 euros d’occasion, pas 35 000. Celles qui font 800 km avec un plein, pas 200 km quand il ne fait pas -5 degrés. Celles qu’on répare avec une clé de 12 et un tuto YouTube, pas avec une valise électronique qui n’existe que chez le concessionnaire.
Ils ont voulu nous les interdire partout. ZFE, vignette Crit’Air, amendes… Vous ne rentrerez plus en ville avec votre voiture, qu’ils nous disent. Restez dehors. Pour votre bien, évidemment.
Mais pour qui est le bien, au juste ?
On retourne tout droit aux siècles précédents, carrément dans le système féodal, vous savez, celui qui partage la société en 3, clergé, noblesse, Tiers-Etat…  C’était un peu différent à partir du XIXème siècle, quand on a enfin réussi à se débarrasser de rois et noblesse, grands exploiteurs du peuple se pavanant sous prétexte de port d’épée et de défense… Les millions de poilus morts en 14-18, pourtant, n’étaient pas nobles, non plus que ceux qui ont fait toutes les guerres, servant de piétaille sous les rois et les 2 Napoléon… 
Il y a (avait) ceux qui marchaient à pied dans la boue, et ceux qui roulaient carrosse. Il y avait ceux qui mangeaient bien et beaucoup et qui bastonnaient ou pendaient les paysans, les pauvres, qui osaient prendre un lapin au collet sur le territoire du seigneur…
Les bien-nés en haut, les gueux en bas, qui n’avaient en effet même pas le droit de prendre un lièvre au piège pour que leurs enfants ne crèvent pas de faim, sous peine de bastonnade ou de corde.
Le film n’a pas changé. C’est toujours le même.
 Remplacez le carrosse par la Tesla à 60 000 euros subventionnée avec notre argent, et le lièvre par une vieille Clio diesel qui permet (quand elle marche) d’aller bosser…
Le pauvre ne pourra plus bouger. Il fera 10 km à pied pour aller à l’usine, il paiera son bus, il demandera une dérogation. Le bien-né, lui, roulera silencieux, propre sur lui, avec borne gratuite au parking de l’entreprise et bonus écologique en prime…
Ce n’est pas de l’écologie. C’est du contrôle social par la mobilité. Rendre la liberté de mouvement conditionnelle à la richesse, tel est leur objectif qu’ils n’avouent pas… 
Ils n’ont pas compris que la France, ce n’est pas Neuilly avec une prise dans le garage. C’est la deuxième voiture à 1 500 euros qui démarre à -10 pour emmener les gosses à l’école à 12 km. C’est ça qu’ils veulent casser.
Et ils appellent ça la transition. Ecologique ? Mon oeil !

Christine Tasin

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5 Commentaires

  1. Je roule au bio éthanol 85 depuis 12 ans moteur compatible avec essence 95 et 98. Toutes les pubs sont focalisées sur la voiture éléctriques, toutes marques confondues, c’est très écolo, que deviennent les millions de batteries?
    Par contre les incendies dûs à l’explosion des batteries ils n’en parlent pas, encore une arnaque des gouvernements.

  2. A l’auteur de l’article , qu’a t’il contre la clio diésel son moteur de 1.5 litre est une merveille de longévité , de robustesse et de fiabilité .Certes fin 2025 j’ai du faire changer la pompe à haute pression cout 1000 euro , ceci étant dit elle date de 2009 et comptabilise 280 000 kilomètres , bien entretenue ce moteur peut dépasser allégrement les 400 000 voire 500 000 kilomètres .

  3. Clio 3 diésel 1.5 litres 75 chevaux modèle 2009 5 places . Un réservoir de 60 litres sur nationale 80 km/h je fais 1300 kilomètres avant d’être en réserve , qui elle est de 5 litres . En théorie 60/4.2 = 14.28 * 100 = 1428 kilomètres donc un seul mot voiture électrique va chier !!!!