Il n’y a rien de commun, à première vue, entre le 7-Octobre 2023 en Israël, et le 17 octobre 2026 en France. D’un côté, le plus grand pogrome depuis la Shoah, commis sur le territoire israélien souverain. De l’autre, des scènes de pillage et de destruction qui, aussi terribles qu’elles soient, n’ont pas entraîné (pour le moment) mort d’homme.
Pourtant, au-delà des différences bien réelles, c’est aux ressemblances que je voudrais m’attacher ici. La comparaison entre les deux événements permet en effet de dégager une attitude commune, et de tirer des leçons pour les deux pays. La première ressemblance, c’est l’attitude de déni qui caractérise une grande partie des élites françaises, médiatiques et politiques, attitude qui ressemble étrangement à celle des élites israéliennes avant le 7-Octobre.
Il est trop facile en effet de s’attacher aux apparences pour s’obstiner à ne voir dans les événements des derniers jours en France qu’une simple “contestation” aux motivations économiques et sociales, qui aurait “dégénéré” en raison de la présence de “casseurs”… C’est pourtant cette description qui domine le discours médiatique. Tout se passe comme si, une fois de plus – et selon un narratif bien rodé qui se fiche bien de la réalité –, on s’obstinait à décrire les événements survenus en France comme une “révolte” à motivation économique, en évacuant toute dimension idéologique, politique ou religieuse.
Entre mai 68 et octobre 26
BHL a eu raison de rejeter la comparaison entre les journées d’émeutes d’octobre 2026 et celles de mai 1968. Sans doute son refus de comparer s’explique-t-il par une nostalgie pour ces journées de “mai”, devenues une épopée romantique dans la mémoire de la gauche française. Sans partager aucunement ce romantisme, j’observe comme lui la différence fondamentale entre mai 68 et octobre 26. Le premier était marqué par la jouissance de la transgression. Le second s’inscrit dans un registre entièrement autre, qui n’est pas celui de la transgression, mais bien au contraire de l’obéissance à d’autres codes et à d’autres lois, comme l’a bien vu Florence Bergeaud Blackler.
Le 17-Octobre n’est donc pas, comme le pense Guillaume Erner, le triomphe de l’anarchie et du chaos, qu’il désigne par le terme savant d’anomie (absence de loi). Il signifie au contraire l’application en France d’une autre loi, celle de la razzia. De son côté, Yves Mamou observe avec raison le sourire de jubilation des pillards. Cette jubilation n’est pas la satisfaction de transgresser la norme et de refuser les lois de la République. Elle relève d’un ordre plus ancien et plus profond. Elle dit la certitude d’obéir à d’autres normes, qui se donnent pour universelles (celles de la “Oumma” des croyants), tout en rejetant l’universel de la morale, religieuse ou laïque, qui fonde la civilisation occidentale.
Ceux qui jubilent de piller en France et ceux qui jubilent d’égorger et de violer en Israël, venant de Gaza, participent d’un même registre de “valeurs”, que nous sommes bien en mal de comprendre. Le mot même de razzia, que Gilles Kepel avait justement employé au lendemain du 7-octobre est insuffisant pour décrire les évènements du 17 octobre, s’il ne s’accompagne pas d’un autre mot, interdit dans le discours public en France : l’islam.
3.
Islam : le mot interdit… et l’explication occultée
Dans la culture de l’islam et dans sa loi, il est permis de voler les infidèles. La razzia n’est pas seulement autorisée : elle fait partie des obligations religieuses du bon musulman, tout comme le meurtre des infidèles. C’est d’ailleurs ce qui rend tellement difficile la compréhension de “l’autre” musulman pour nous, Occidentaux. Pour anticiper le 7-octobre, il suffisait pourtant de lire la charte du Hamas. Pour anticiper la Shoah il fallait lire Mein Kampf… Pour comprendre les journées de pillage et de destruction que connait la France aujourd’hui, il faut lire le Coran.
Le Coran et l’islam ne sont évidemment pas la seule grille d’interprétation permettant de comprendre les événements que traverse la France et d’en saisir les motivations. D’autres clés de lecture – celles qu’on trouve partout dans les médias français – existent. Sociologiques, politiques ou culturelles, elles mettent l’accent sur la manipulation des jeunes (et des foules) par des groupements ou partis politiques français, par des puissances étrangères, etc. Mais aucune explication ne doit faire oublier que la France fait aujourd’hui, comme l’avait prédit il y a déjà plusieurs décennies Bat Ye’or, partie intégrante d’Eurabia. A ce titre, elle est devenue un pays largement dominé par la culture, par les codes et par la loi de l’islam.
P. Lurçat
P.S. J’ajoute qu’il est consternant d’entendre M. Macron prétendre “aimer la France” depuis Doha, capitale du Qatar où il s’est envolé en pleine insurrection, et qualifier de “fausses images générées par l’IA” les informations sur les “hordes de migrants” se livrant au saccage du pays qu’il prétend diriger.
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Ces émeutes étaient préparées depuis longtemps, mitonnées dans les cuisines de LFI, porteur moderne des valises du FLN.