En Espagne, la justice vient de confirmer un an de prison ferme pour María Isabel Peralta (ci-dessus), militante d’extrême droite liée au groupe Bastión Frontal.
Le motif ? Des propos tenus au mégaphone en mai 2021, devant l’ambassade du Maroc à Madrid, au moment de la crise migratoire de Ceuta. Elle avait parlé de supplantation raciale , d’ invasion et scandé des slogans du type mort à l’envahisseur . La Cour supérieure de justice de Madrid a rejeté son appel : la liberté d’expression, selon les juges, ne protège pas les discours qui portent atteinte à la dignité ou incitent à la haine et à la discrimination fondées sur l’origine nationale ou ethnique.
Un an de prison. Pour des mots. Pas pour des actes de violence, pas pour des coups, pas pour des dégradations. Pour des paroles prononcées dans la rue, en pleine crise migratoire.
Ce n’est pas un cas isolé. C’est un symptôme. Partout en Europe, le débat sur l’immigration massive, ses conséquences sociales, sécuritaires, culturelles et démographiques se referme sous la pression des lois sur le « discours de haine » qui dérange apparemment davantage que les viols, vols, assassinats et trafics divers et variés commis par des étrangers
. En France, en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni, des peines de prison ou d’amende tombent pour des tweets, des tracts, des discours publics qui insistent sur des faits statistiques, des tensions de cohabitation ou des refus d’assimilation. La ligne rouge est floue, mobile, et souvent tracée selon l’idéologie dominante : critiquer l’immigration de masse ou pointer des problèmes liés à certaines communautés devient rapidement « haine « .
Pendant ce temps d’autres discours, parfois bien plus virulents dans le sens inverse, passent.On pense naturellement à certains rappeurs comme contre lequel j’ai porté plainte plusieurs fois, comme contre Nick Conrad :
Pour le procureur, Nick Conrad a le droit de « baiser la France » et « étrangler une Blanche » !
« Pendez les Blancs » : le rappeur Nick Conrad relaxé en appel pour… vice de procédure !
« Etranglons une Blanche » : RR a perdu contre Nick Conrad, aidez-nous à aller en cassation
Nous avons perdu en cassation : pour les juges, Nick Conrad c’est l’immaculée Conception
Le résultat est clair. Une partie croissante de la population européenne – celle qui vit au quotidien les effets de l’immigration non contrôlée – se tait ou s’autocensure. Les chiffres de la criminalité, les statistiques sur l’échec scolaire, les tensions dans les quartiers, le coût budgétaire, le sentiment de perte d’identité : tout cela devient suspect dès qu’on le formule trop clairement. On ne discute plus. On criminalise.
La liberté de penser et de s’exprimer n’est pas un luxe pour temps calmes. Elle est le seul outil qui permet à une société de regarder la réalité en face et de corriger le tir avant qu’il ne soit trop tard. Quand on interdit de nommer les problèmes, on les aggrave. Quand on punit ceux qui osent les dire, on fabrique du ressentiment et on alimente précisément les extrêmes qu’on prétend combattre.
L’Espagne, comme d’autres pays européens, a choisi de protéger certaines sensibilités plutôt que le débat public. Ce choix a un prix : la disparition progressive d’un espace où l’on peut encore parler franchement d’immigration sans risquer la prison. Ce n’est plus de la démocratie. C’est de la gestion autoritaire de l’opinion.
La sonnette d’alarme est tirée. Il reste à savoir si quelqu’un l’entend encore.
Christine Tasin
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Bonjour! Mais on a le droit de critiquer l’immigration ! Mais pas les immigrés ! Vous me direz, c’est jouer sur les mots, mais aujourd’hui c’est devenu le sport favori de nos parasites « librement choisi » :le détail cynique. Bonne journée.
La justice a la main lourde, envers ceux qui critiquent le système. On nous parle tout le temps de démocratie,…..
Supprimer les lois liberticides taubira et gayssot