L’éradication du français comme première langue est décidée par le « doucereux » Tebboune qui minimise par ailleurs le caractère diffamatoire de sa loi sur le « crime » de la colonisation. Cette suppression suscite une certaine poelémique en Algérie dans l’élite du pays. Comme ci-dessous entre le professeur Ahmed Tessa, ancien haut fonctionnaire, et un ancien ministre. Le professeur Tessa, ancien normalien en France, est auteur d’un livre où il aborde le statut de la langue française à l’école et à l’université algérienne. Sans aucunement s’opposer à la langue arabe, il dénonce la précipitation avec laquelle la politique d’ arabisation a été menée à partir de 1981, ainsi que l’idéologie revancharde qui la sous-tend. Faits et chiffres à l’appui, il examine les dégâts causés par le processus de dévalorisation systématique du statut scolaire de la langue française. Le baveux et haineux Tebboune veut détruire non seulement la langue, mais la riche culture des élites de l’Algérie, prise de guerre, disait Boumedienne. De la culture faisons table rase, retournons à la barbarie barbaresque. La régression culturelle de nos amis algériensest programmée….
Juvénal
Place du français en Algérie : polémique entre un pédagogue et un ancien ministre. Défense et illustration…
par Rafik Tadjer, le 3 août 2026
La place du français dans l’enseignement en Algérie divise.
Le remplacement du français par l’anglais comme première langue étrangère dans l’enseignement en Algérie suscite une première polémique entre un spécialiste des questions pédagogiques et un ancien ministre.
« L’annonce a été faite le 26 juillet 2026 par le ministère de l’Éducation nationale » : à partir de la prochaine rentrée scolaire, c’est l’anglais qui sera enseigné dès la troisième année primaire en première langue à la place du français, qui ne sera désormais enseigné qu’à partir de la quatrième année.
Ahmed Tessa : une décision « idéologique » et un « plan » pour supprimer le français
Le professeur Ahmed Tessa, spécialiste des questions pédagogiques et ancien haut responsable du ministère de l’Éducation, a un avis tranché sur cette question, lui qui est l’auteur d’un ouvrage intitulé « L’impossible éradication : l’enseignement du français en Algérie ».
Dès l’annonce de la mesure, le professeur a réagi sur TSA, pointant le manque de formation des nouveaux enseignants d’anglais et estimant qu’il s’agit d’une décision idéologique et non pédagogique.
Invité d’El Khabar TV, il a maintenu sa lecture, indiquant qu’il s’agit d’un « plan » au niveau du ministère pour supprimer progressivement l’enseignement de la langue de Molière dans le primaire. Il s’est aussi étonné de la suppression de l’enseignement de la philosophie pour certaines classes alors que le volume horaire de l’éducation islamique n’a pas été touché.
Sa sortie a été suivie de nombreuses réactions, dont celle de l’ancien ministre de l’Industrie, du Commerce et du Travail, El Hachemi Djaâboub.
–El Hachemi Djaâboub défend une « décision souveraine »
Dans un texte mis en ligne sur sa page Facebook, M. Djaâboub s’en est violemment pris à Ahmed Tessa, rappelant que son livre sur le français en Algérie lui a valu d’obtenir « le prix de la Renaissance française » en 2018. Il a aussi reproché au pédagogue d’avoir été incapable d’apprendre la langue arabe en 50 ans passés au ministère de l’Éducation.
« Vous devez savoir, toi et ceux qui te soutiennent -en secret comme au grand jour–, que l’Algérie a recouvré son indépendance en 1962 et qu’elle est indépendante et souveraine dans ses décisions, aujourd’hui comme demain, et que la décision de décaler l’enseignement de la langue sur laquelle vous vous lamentez à la quatrième année, voire de le supprimer définitivement, est une décision souveraine qui s’inscrit dans le cadre de l’achèvement du recouvrement de la souveraineté nationale et qui n’est susceptible ni d’être remise en cause ni d’être révisée, si ce n’est à la hausse », a écrit l’ancien ministre islamiste à l’adresse d’Ahmed Tessa.
Tant mieux, moins de faux étudiants qui viendront encombrer nos facs
Est-ce un mal ou un bien, accessoire ou essentiel pour l’Algérie ? Quel est l’ avis des lecteurs sur cette controverse ?