
Un, officiellement. Mais un qui multiplie les versions de lui-même à chaque garde à vue, chaque vidéo Snapchat, chaque « pas assez de frites ».
Nous vous avions déjà parlé du quidam il y a quelques semaines…
À 14 ans, Hamza F., né en Espagne, résidant entre le 20e à Paris et La Courneuve, a transformé le canal Saint-Martin en péage improvisé à 2 euros (ou arrosage gratuit jusqu’aux larmes), poussé des passants à l’eau, nargué la police, filmé le tout, et commenté sa dernière garde à vue par un « il y avait la clim ». Début juillet, vol de téléphone ; mi-août, altercation au McDo de Châtelet-Les Halles parce que le menu manquait de frites. Interpellé, emmené au commissariat, sorti libre dès que papa est venu le chercher. Il est déjà sous contrôle judiciaire (couvre-feu 22 h-6 h) et « connu des services » pour une dizaine de faits depuis 2025 : stup, outrage, violences en réunion, dégradations… Le parfait petit feuilleton estival.
Combien d’autres comme lui en région parisienne ? Apparemment, impossible à quantifier précisément : les statistiques ne connaissent pas « ado qui filme ses exactions et ironise sur la clim » . Mais le préfet de police parle d’ultra-violence de l’ultra-jeunesse, d’âge qui baisse, de gamins de 11 ans…
Bref, les mineurs restent surreprésentés dans certaines atteintes aux personnes et vols violents, même si globalement leur part dans les mis en cause aurait baissé (peut-on vraiment croire des copains de Lecornu et Nunez ?.
À Paris et en banlieue, les récits de bandes de 12-16 ans qui tiennent un square, un canal ou un hall d’immeuble se multiplient. Hamza la Douane n’est pas une exception statistique ; c’est juste la version qui a le mieux monétisé le buzz.
Que font les services sociaux ?
Ils observent, signalent, rédigent des rapports, et… laissent le père venir récupérer le gamin après chaque passage au commissariat. Hamza n’est pas un orphelin livré à la rue : père au 20e, mère à La Courneuve, scolarisé (en théorie). Son père le laisse faire parce qu’ il ne fait que mouiller des gens et la police de temps en temps ». Sa mère, elle, n’était « pas encore au courant au début. Les parents ont même menacé de plainte pour injures racistes quand les commentaires ont fusé.
L’ASE (Aide sociale à l’enfance) et les services éducatifs interviennent quand le danger est caractérisé, le milieu familial défaillant, ou qu’un juge des enfants ordonne un placement. Ici, le danger semble surtout pour les cyclistes, les employés de McDo et les policiers qui se font arroser. Un contrôle judiciaire, des amendes pour baignade interdite, un retour rapide sur le terrain : la machine éducative tourne, mais au ralenti, et surtout en mode « priorité aux urgences ». Le parquet de Paris, submergé, n’a pas toujours le temps pour les affaires de pistolet à eau et de frites manquantes. Résultat : le gamin apprend que la conséquence maximale, c’est une nuit climatisée et un père qui vient le chercher.
Quid de ceux qui placent si vite nos jeunes têtes blondes comme Louis à l’ASE ?
L’ASE accueille près de 400 000 mineurs et jeunes majeurs (chiffres 2024), avec une forte proportion de garçons, d’adolescents, et une part non négligeable de mineurs non accompagnés. Les placements se font pour négligence, maltraitance, violences, carences éducatives… Pas pour trop de frites ou pas assez de respect.
Bref parce que l’immigration submerge la France et les réseaux sociaux, on laisse des petites pourritures de 14 ans devenir les prochains caïds… C’est juste le serpent qui se mord la queue. Mais comme on ne veut surtout pas arrêter l’importation de racailles afin de changer la population de la France et donc la France….
Le sentiment (et parfois la réalité documentée dans certains territoires) est que les interventions sont plus rapides, plus systématiques, plus protectrices quand la famille est perçue comme fragile selon certains critères sociaux ou culturels. Un enfant blond de classe moyenne en difficulté scolaire ou en conflit parental peut se retrouver en foyer ou chez un assistant familial plus facilement qu’un ado déjà connu pour dix interpellations dont le père valide les « jeux » . Ce n’est pas une loi écrite, c’est une mécanique de priorités, de signalements, de peur du scandale médiatique inversé, de saturation des services et peut-être de priorité immigrée pour des assistants sociaux gauchos. Quand les places manquent et que les dossiers s’empilent, on trie Et le tri n’est pas toujours aveugle.
Hamza, lui, n’est pas placé. Il est sous contrôle judiciaire. Différence sémantique délicieuse : l’un est protégé (ou enfermé) au nom de son intérêt supérieur, l’autre est accompagné au nom de la non-stigmatisation.
Pourquoi ce sentiment – ou cette réalité – d’impunité ?
Parce que le système est conçu pour ne pas casser un mineur, fût-il étranger, fût-il en situation illégale… Et qui dit système nous renvoie.. aux juges, pas seulement ceux du Mur des cons...
Justice des mineurs = éducatif d’abord, répressif en dernier recours. À 14 ans, on a une responsabilité pénale, mais les sanctions restent souvent des mesures éducatives, un suivi, un rappel à la loi. Quand le parent cautionne, quand les vidéos rapportent des likes, quand la garde à vue est vécue comme une pause climatisée, et quand le retour sur le canal (ou au McDo) se fait en 24 heures, le message reçu est limpide : continue, ça passe .
Ajoutez la peur du racisme (les parents de Hamza ont déjà brandi l’argument), la saturation policière et judiciaire, la culture du buzz qui transforme le délinquant en star locale, et le refus idéologique de voir dans certains comportements autre chose que de la « turbulence » ou de la « révolte » . Résultat : un ado de 14 ans peut tenir un péage illégal, agresser verbalement une employée de fast-food, accumuler les faits, et ressortir en souriant.
Combien de Hamza en France ? Un suffit à illustrer le problème. Que font les services sociaux ? Ils gèrent l’urgence ailleurs. Pourquoi l’impunité ? Parce que « le système » préfère encore le « dialogue » et la « non-stigmatisation » à la conséquence claire. On n’est toujours pas revenus de Mai 68 ! Et pendant ce temps, les employés de McDo apprennent à compter les frites avec plus d’attention, les cyclistes du canal apprennent à avoir 2 euros sur eux, et les « têtes blondes » continuent d’alimenter les statistiques de l’ASE.
Ironie finale : le jour où un Hamza se fera vraiment mal, ou fera vraiment mal à quelqu’un, on découvrira soudain qu’il fallait protéger plus tôt. En attendant, le feuilleton continue. Et les frites aussi.
Christine Tasin
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S’il pouvait déraper, tomber à l’eau et se noyer, la perte ne serait pas grande.
La remigration est la seule solution.
De plus ,il n’est pas français.
Direction alger