La France et l’Europe ne relèveront pas les défis du XXIe siècle sans réformer leur haute fonction publique

Après la calamiteuse gestion de la politique énergétique par « le personnel politique et  celui de la haute administration énarchique endogamique inamovible » (voir notre article sur la gestion d’ EDF (1)), l’ article de Jérémie Gallon paru dans Le Figaro du 21  août nous alerte à nouveau sur la réforme urgente de nos modes de fonctionnement  d’une époque révolue, si nous ne voulons pas disparaître ,ou du moins garder notre   rang, sur la scène politique et économique mondiale. N’est-il pas trop tard pour nous  libérer de ce carcan historique, sans révolte collective et sans prise de conscience de  la réalité, enfermés mentalement que nous sommes pour remettre en question les  rouages de nos modes de gouvernance et de décision, sclérosés par les habitudes,  la routine et l’ inertie paresseuse. Les schémas mentaux acceptent difficilement  d’être bousculés et remis en question. « Nous sommes tous, plus ou moins, de gauche  comme de droite  d’ incorrigibles réacs ». 
Ne parlons plus des « Zavantages Zacquis », tels ceux d’ EDF par exemple, dans ce 
cas la révolution couve…. la gréviculture, cette maladie incurable !
Juvénal

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11 Commentaires

  1. Pour y travailler… vous n’imaginez pas les avantages énormes qu’ont un certain nombre de cadres supérieurs voire hauts fonctionnaires. Les rémunérations de 15000 euros par mois ne sont pas rares. Et pour certains ils ne connaissent pas grand-chose au métier qu’ils encadrent. Rien que le fait de passer par un IRA ou l’ENA (INSP) vous RESERVE des postes en or. Les petits fonctionnaires sont exploités comme les ouvriers le sont par certains grands patrons et actionnaires… Et dans leur vie privée, pour avoir vécu avec l’un d’entre eux, c’est parfois une calamité du point de vue moralité comme on l’a vu avec DSK en son temps ainsi que les drogues dures très répandues car pour consommer, il faut beaucoup d’argent…

  2. C’est très vrai votre article,en France on se prive de nombreux talents,on est tous un peu responsable,de cette situation.On ne s’écoute plus les uns et les autres,il y a une rupture de dialogue,qui fait qu’on avance plus.Vous connaissez beaucoup de chefs,qui demandent conseil aux ouvriers,pourtant je peux vous dire que beaucoup de gens sont autodidacts,et ce sont souvent de très bonnes recrues,mais encore faut il leur reconnaitre cette qualité,il y a le mépris,la jalousie,la connerie.En plus de 50 ans,j’ai du travailler dans presque toutes les couches sociales de notre société,invariablement,les memes comportements,études ou pas études.Ce qui me fait dire que l’humain est indécrottable,c’est un constat,j’en fait parti,hélas.Il n’y a que dans les petites structures ou le patron est plus proche des employés qu’on trouve un contact différent et qui influx sur l’ambiance de la boite.Il va de soit qu’il y a des différences,et que la règle des 100 pour 100 n’est valable dans aucun domaine,mais quand meme.

  3. Au niveau français, je pense qu’une majorité des gens qui nous dirigent sont des spécialistes des lois et des décrets. Formé soit par l’ENA (administration donc bureaucratie) soit maintenant depuis le 1ᵉʳ janvier 2022 par l’INSP (Institut national du service public), on peut se demander où sont les vrais spécialistes. En France, il n’y a ni polytechnicien, ni ingénieur au gouvernement. Une exception, Serge Papin, un ancien chef d’entreprise, ayant commencé comme manutentionnaire. Nous avons par contre des rond de cuir.

  4. Dès que quelqu’un me parle de la haute fonction publique, j’ai cette phrase de Lao-Tseu qui me vient à l’esprit : « Celui qui sait ne parle pas. Celui qui parle ne sait pas. » Réformer la haute administration, c’est très simple. Au lieu de choisir des incompétents qui ne savent que bien parler, mais n’y connaissent rien, il faut sélectionner des gens qui savent de quoi ils parlent et qui ont une expérience pratique.

  5. L’état fonctionne sans gestion de la ressource humaine. On sème des textes,lois,normes,décrets, arrêtés, réglements… et il pousse des… fonctionnaires ! C’est bien connu, recrutés au doigt mouillé ! Puis on ajusté les budgets en conséquence et à posteriori. Toujours plus, au pif… On ne peut continuer ainsi sans courir à la catastrope. Cette fuite infernale ne peut pas durer.