S’ils nous empêchent d’aller voter, on fait quoi ? 5ème partie, des peuples raisonnables

Indépendance des Grecs  qui ont réussi à se libérer des Turcs… https://www.herodote.net/Les_Grecs_se_liberent_des_Turcs-synthese-2916.php.
Comme quoi rien n’est jamais définitivement perdu ! Quand le peuple veut, Dieu le veut…
Le parallèle entre la Grèce (1974) et l’Italie (1946) est frappant : dans les deux cas, le discrédit d’un roi face au fascisme a conduit le peuple à balayer la monarchie dès le retour de la démocratie.
Tableau comparatif : Italie (1946) vs Grèce (1974) (source IA)
Caractéristique🇮🇹 Italie (2-3 juin 1946)🇬🇷 Grèce (8 décembre 1974)
Le Roi en causeVictor-Emmanuel III (et son fils Humbert II)Constantin II
Le grief du peupleAvoir nommé Mussolini en 1922 et soutenu le régime fasciste.Avoir prêté serment aux colonels en 1967 lors du putsch.
Résultat pour la République54,3 % (Scrutin très serré)69,2 % (Victoire écrasante)
Ambiance du voteClimat de forte tension, peur de la guerre civile.Climat calme, pacifique et consensus démocratique.
Conséquence pour le RoiExil immédiat et interdiction constitutionnelle de revenir.Exil, perte des biens et de la nationalité plus tard.

Les 3 grands points communs
  1. La faillite morale face à la dictature
    Dans les deux pays, la Couronne a creusé sa propre tombe en capitulant face aux dictateurs. Victor-Emmanuel III a refusé de signer l’état de siège en 1922 pour bloquer Mussolini. Constantin II a légitimé la junte militaire en 1967 en posant sur la photo officielle avec les colonels. Pour les deux peuples, la monarchie n’était plus un rempart, mais un accélérateur de dictature.
  2. Le vote des femmes comme symbole de renouveau
    Le référendum de 1946 en Italie est historique car il s’agit du premier vote national des femmes italiennes. En Grèce, bien que les femmes votaient déjà, le scrutin de 1974 a marqué l’entrée dans une modernité politique (la Metapolitefsi) qui rejetait les structures archaïques du passé.
  3. L’exil définitif des souverains
    Humbert II d’Italie (le « Roi de mai », resté seulement 35 jours sur le trône après l’abdication de son père) a dû quitter le pays en juin 1946. La Constitution italienne a même longtemps interdit aux descendants mâles de la maison de Savoie de fouler le sol italien. Constantin II de Grèce a subi un sort similaire, vivant la majeure partie de sa vie à Londres avant d’être autorisé à revenir comme simple citoyen à la fin de sa vie.

La grande différence : Clivage géographique vs Consensus
  • En Italie (1946) : Un pays coupé en deux. Le vote a révélé une fracture géographique et politique dramatique. Le Nord de l’Italie (profondément marqué par la Résistance antifasciste) a voté massivement pour la République. Le Sud (plus conservateur et moins touché par la guerre civile de fin de conflit) a voté massivement pour le maintien de la Monarchie. Le roi Humbert II est parti en dénonçant des fraudes, et le pays a frôlé la guerre civile.
  • En Grèce (1974) : Une condamnation unanime. Contrairement à l’Italie, le rejet de la monarchie en Grèce a traversé toutes les classes sociales et presque toutes les régions. Même les électeurs de droite, traditionnellement royalistes, ont abandonné le roi Constantin II car ils souhaitaient une stabilité politique incarnée par le Premier ministre civil Karamanlís.

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1 Commentaire

  1. Vivre sous Mélenchon, plutôt crever. Mélenchon, un mélange de Pol Pot et de Kim Jong Un avec un soupçon de traîtrise en plus. Un regard torve de crapaud et un rictus sanguinaire, une voix d’outre-tombe qui sent bon les exécutions sommaires.