Un blocage de façade et l’apparition de miroirs
Depuis le 23 octobre, les internautes constatent des difficultés majeures pour accéder aux adresses habituelles de la plateforme. Mais loin d’une fermeture définitive ou d’un arrêt des activités, c’est le manège habituel des sites hors-la-loi qui s’enclenche : la prolifération de sites miroirs et de domaines alternatifs.
Cette capacité à renaître instantanément sous de nouvelles URL démontre la porosité du web face aux injonctions des autorités et souligne la difficulté chronique de faire respecter l’ordre public numérique en France et en Europe.
Le cœur du scandale : l’omniprésence intolérable des mineures
Si le simple contournement technique d’un site de petites annonces pornographiques relèverait déjà d’un dysfonctionnement inacceptable, la gravité de la situation change radicalement de dimension lorsqu’on se rappelle l’objet des investigations judiciaires : la présence avérée ou suspectée de profils de mineures et d’adolescentes.
• L’impunité des algorithmes : comment tolérer qu’une plateforme puisse continuer à opérer des redirections ou à maintenir des vitrines alternatives alors même que des enquêtes pointent du doigt la mise en relation de mineures avec des clients potentiels ?
• La protection de l’enfance en danger : chaque jour où ces réseaux continuent d’exister sous une forme ou une autre, via des miroirs, c’est la sécurité d’enfants et de jeunes filles qui est bafouée. La complaisance ou l’inertie face à ces outils numériques s’apparente à une faillite collective.
Vers une exigence de tolérance zéro et de réponse ferme ?
Face à cette fuite en avant technique, les mesures cosmétiques ne suffisent plus.
• L’État et les FAI (Fournisseurs d’Accès à Internet) doivent être mis face à leurs responsabilités pour bloquer non seulement l’adresse principale, mais traquer de manière proactive l’ensemble des domaines miroirs.
• Le silence ou l’attentisme des pouvoirs publics face à ces hydras numériques ne sont plus tolérables.
Il en va de la crédibilité de la justice et de la protection élémentaire des mineurs face aux prédateurs du net.
Conclusion
Le cas Sexemodel / Meslibertines et ses récents avatars par sites miroirs doivent servir d’électrochoc. Il est urgent que la lutte contre le proxénétisme 2.0 devienne une priorité absolue, menée sans faiblesse ni atermoiement technique. »
Juju
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