Accord franco-algérien de 1968 : Édouard Philippe fustigé en Algérie pour ses propos indélicats !

Nos très chers amis de la presse algérienne n’ ont pas raté de traîter d’ algérophobe  le candidat E. Philippe pour remise en question de l’accord franco-algérien de 1968. 
Il est peut-être vrai qu’il a manqué de délicatesse à l’ heure où des incendies ont eu  lieu dans ce pays ( où Tebboune vient de sommer la justice de remettre en oeuvre la  peine de mort pour les incendiaires des feux de forêts). Le député Sébaihi, d’ Ivry- sur-Seine, bi-nationale, a sauté sur l’occasion pour venir au secours de son pays de cœur en blâmant le candidat Philippe pour ses propos. 
Dans la seconde partie ci-dessous sur l’accord de 68 et sur la position de Fayçal Megherbi, soit  ainsi qu’il il le dit lui-même, l’accord ne relève plus que de « la rhétorique politicienne »,  soit ce n’est plus qu’un chiffon de papier caduque car il le déclare :
« En réalité, le texte a été tellement révisé et bridé qu’il ne reste aujourd’hui qu’une enveloppe symbolique »… « Son abrogation ne modifierait qu’à la marge la réalité des flux migratoires« 
Alors pourquoi défend-il avec cette véhémence cet accord désormais vidé de son contenu initial ? 
par Rafik Tadjer,|31 août 2026 pour TSA
Édouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027, suscite la controverse après ses propos sur l’accord de 1968, au moment où l’Algérie est endeuillée par les incendies.
-Édouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 et ancien Premier ministre du président Emmanuel Macron, relance le débat sur la suppression de l’accord franco-algérien de 1968 sur l’immigration, au moment où l’Algérie est endeuillée par des incendies meurtriers.

Dimanche, sur BFMTV, le maire du Havre a réitéré sa position sur cet accord qui est devenu le cheval de bataille de l’extrême droite à la présidentielle de 2027.

« Je suis favorable à la suppression de l’accord de 1968 », a-t-il déclaré, en justifiant sa position par une « relation extrêmement difficile » entre la France et l’Algérie.
Sans un mot de compassion envers les victimes des feux de forêts en Algérie, Édouard Philippe a ajouté qu’il ne voyait pas pourquoi les citoyens algériens « seraient soumis à des conditions plus favorables que les autres étrangers ».

En relançant le débat sur cette question au moment où l’Algérie est endeuillée par les incendies qui ont touché plusieurs villes de l’Est du pays, le candidat d’Horizons s’est attiré les foudres de Sabrina Sebaihi.

« Quelle indécence ! » : Sabrina Sebaihi fustige Édouard Philippe
« Quelle indécence alors que l’Algérie pleure ses morts et que d’effroyables incendies sont encore en cours… », a fustigé la députée écologiste des Hauts-de-Seine Sabrina Sébaihi.

Illustration.

Pour l’enfoncer, « la vice-présidente du groupe d’amitié France-Algérie » à l’Assemblée nationale a ensuite rappelé le passif politique du maire du Havre sur la colonisation. « Mais qu’attendre de cet homme pour qui la colonisation n’est pas un crime. Honte à vous ! », a-t-elle lancé. En décembre 2025, il a déclaré que la colonisation « n’était pas un crime ». (oh, mais c’est du négationnisme désormais, bigre -note J.d.L.-)

Depuis, il n’a pas changé de position, puisqu’il a récidivé lors de sa visite à la Réunion mardi 25 août, en répondant ainsi à la même question : « Il y a eu beaucoup de crimes pendant la colonisation, je le sais. Mais dire que la colonisation était un crime en un seul mot… Je trouve qu’énormément de crimes ont été commis, mais que tous ceux qui ont participé à cet épisode sont des criminels me paraît inexact. »

Ian Brossat, député  communiste de Paris, a également critiqué Édouard Philippe. « Au moment où l’Algérie est traversée par d’effroyables incendies, les prétendants de droite à l’Élysée ne trouvent rien de mieux à faire que de déverser leur bile contre les Algériens », a déploré le député communiste de Paris.
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Accord franco-algérien de 1968 : Totem politique ou coquille vide juridique ?
Accord franco-algérien de 1968 : Totem politique ou coquille vide juridique ?
Accord franco-algérien de 1968 : Me Fayçal Megherbi répond à Edouard Philippe
-par Fayçal Megherbi (*), le 31 août 2026
Dans cette contribution à TSA, Me Fayçal Megherbi (1), avocat au Barreau de Paris, spécialiste des droits étrangers , revient sur l’accord franco-algérien de 1968. (sa clientèle ? J.d.L.)
Alors que les figures politiques de l’opposition et les prétendants aux échéances électorales réactivent régulièrement le débat sur la dénonciation de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, une interrogation juridique stricte s’impose : « que reste-t-il réellement de ce texte historique après plus de cinquante ans de révisions successives et de durcissements jurisprudentiels » ?
Signé au lendemain de l’indépendance pour encadrer la circulation, l’emploi et le séjour des ressortissants algériens en France, l’accord du 27 décembre 1968 représentait initialement un statut préférentiel.
Cependant, l’idée reçue selon laquelle cet accord octroierait aujourd’hui un « privilège exorbitant » relève davantage de la rhétorique politicienne que du droit positif.
Au fil des décennies, l’accord a subi trois avenants majeurs (1985, 1998 et 2001) visant à rapprocher systématiquement le statut des Algériens du droit commun des étrangers (CESEDA). Aujourd’hui, sur la majorité des conditions administratives, le régime est équivalent, voire plus restrictif.

Analyse comparative :

La surenchère visant la dénonciation unilatérale du traité ignore les contraintes constitutionnelles et diplomatiques. Le texte n’est plus le « pont d’or migratoire » parfois dépeint, mais demeure le socle d’un compromis bilatéral. Sa dénonciation unilatérale créerait un vide juridique immédiat sans résoudre les problématiques de coopération consulaire ou d’exécution des mesures d’éloignement.

Accuser l’accord de 1968 d’être la cause principale des difficultés de régulation migratoire relève d’une posture électorale. « En réalité, le texte a été tellement révisé et bridé qu’il ne reste aujourd’hui qu’une enveloppe symbolique. »

En définitive, en dehors de spécificités terminologiques (l’appellation « certificat de résidence » en lieu et place de la « carte de séjour »), « l’ accord de 1968 a été progressivement vidé de sa substance ». Son abrogation ne modifierait qu’à la marge la réalité des flux migratoires, mais supprimerait le dernier cadre conventionnel structurant la relation bilatérale. *Docteur en droit, Avocat au Barreau de Paris /
 Juvénal de Lyon 

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