Réflexions d’un électeur moyen face à ceux qui préparent déjà le déni démocratique, en complément des articles de Christine Tasin de la semaine dernière :
S’ils nous empêchent d’aller voter, on fait quoi ? 4ème partie : On sort l’article 16 ?
S’ils nous empêchent d’aller voter, on fait quoi ? 5ème partie, des peuples raisonnables
Imaginons.
2027. Les Français ont voté. Un candidat ou un parti clairement patriote l’emporte, dans les règles, avec une majorité claire. Les bulletins sont comptés, le Conseil constitutionnel valide, la République poursuit son chemin.
Pourtant, une partie bruyante de la population, des médias, des associations et de l’intelligentsia déclare que ce vote est illégitime. Que la désobéissance civile devient un devoir. Que l’on peut, que l’on doit, bloquer, désobéir, empêcher.
Que fait alors l’électeur moyen — celui qui a simplement glissé son bulletin dans l’urne, qui travaille, paie ses impôts, élève ses enfants et n’a jamais brûlé de voiture ?
Il ne répond pas par la même surenchère. Il ne menace pas. Il ne joue pas à la guerre civile. Il agit, calmement, méthodiquement, démocratiquement.
1. Il rappelle la règle du jeu.
La démocratie n’est pas un buffet à la carte. On ne respecte pas le résultat des urnes que lorsqu’il nous plaît. L’électeur moyen peut, partout où il le peut — réseaux, conversations, associations, mairies, entreprises — répéter inlassablement cette évidence : refuser le vote des Français, c’est refuser la démocratie elle-même. Ce n’est pas de la résistance. C’est du déni.
2. Il exige l’application stricte de la loi.
Ceux qui appellent à la désobéissance civile lorsqu’ils perdent doivent être traités exactement comme on traite ceux qui appellent à la violence ou au sabotage lorsqu’ils gagnent. Manifestations illégales, blocages, occupations, appels à la désobéissance des fonctionnaires : plaintes, poursuites, sanctions. L’État de droit n’a pas à être à géométrie variable.
3. Il se réorganise politiquement et socialement.
L’électeur moyen peut rejoindre, soutenir ou créer des structures locales, associatives, syndicales, culturelles qui refusent de se laisser intimider. Il peut boycotter les médias, les marques, les institutions qui participent activement à la délégitimation du vote. Il peut faire pression sur les élus locaux, les chefs d’entreprise, les responsables associatifs pour qu’ils choisissent clairement : le peuple souverain ou le veto d’une minorité idéologique.
4. Il refuse la peur.
Le plus grand pouvoir de ceux qui menacent de désobéissance est de faire croire que le pays deviendra ingouvernable. L’électeur moyen peut répondre par le calme et la constance. En continuant d’aller travailler. En continuant de faire fonctionner le pays. En montrant que la majorité silencieuse n’a pas peur d’une minorité qui, elle, a peur du peuple.
5. Il prépare l’avenir.
Si une partie de la population refuse par principe le résultat des urnes lorsqu’il est patriote, alors la question de la cohésion nationale se pose avec une acuité nouvelle. L’électeur moyen peut exiger des dirigeants élus qu’ils ne cèdent pas, qu’ils n’organisent pas de grand dialogue permanent avec ceux qui refusent la règle du jeu, et qu’ils protègent les institutions contre ceux qui les sabotent de l’intérieur.
La démocratie n’est pas un sentiment. C’est une procédure.
Quand une partie de la population annonce d’avance qu’elle ne respectera pas le vote des Français s’il ne lui convient pas, elle se place elle-même hors du contrat républicain.
L’électeur moyen n’a pas besoin de crier plus fort.
Il a seulement besoin de ne plus baisser les yeux.
Et de se souvenir que le peuple, lorsqu’il décide enfin de ne plus se laisser marcher dessus, a toujours le dernier mot.
Alexandre A
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