Ça pue, les amis : Mélenchon recueillerait près de 45% chez les 18-24 ans…

 

Il y a des chiffres qui font plus que surprendre : ils glacent. Selon le récent sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune DimancheMélenchon recueillerait entre 41 % et 45 % des intentions de vote chez les 18-24 ans. Trois fois plus que Marine Le Pen dans cette tranche d’âge. Un score écrasant, quasi hégémonique, alors que dans l’ensemble de l’électorat il stagne autour de 14 %.

Ce n’est pas seulement un succès électoral. C’est un signal d’alarme.

On parle ici d’un homme dont le parcours politique est marqué par une violence verbale quasi institutionnalisée. Les La République, c’est moi, les insultes publiques, les purges internes documentées, les menaces à peine voilées contre ceux qui s’écartent de la ligne, les propos qui floutent régulièrement la frontière entre critique politique et stigmatisation… Tout cela n’est plus de l’anecdote. C’est une méthode. Une culture politique construite sur l’affrontement permanent, la radicalisation du débat et le mépris assumé pour les institutions quand elles ne servent pas ses intérêts.

Et pourtant, c’est précisément cet homme-là qui séduit massivement une partie de la jeunesse.

On peut y voir le résultat d’une offre politique claire, d’une capacité à parler aux colères sociales, au sentiment d’injustice, à la précarité… Soit. Mais on ne peut pas s’arrêter là. Car ce que révèle ce sondage, c’est aussi un basculement culturel inquiétant : une partie de la nouvelle génération semble désormais considérer la violence verbale, la polarisation extrême et le refus de toute nuance comme des qualités, voire comme des preuves d’authenticité.

Il y a quelque chose de profondément troublant à voir une jeunesse, censée être porteuse d’idéal de dialogue et d’ouverture, plébisciter une figure qui a fait de l’invective et de la division son principal mode d’expression. Comme si le spectacle de notre effondrement politique et le spectacle de la confrontation l’emportaient désormais sur l’exigence de responsabilité.

Ce n’est pas une question de droite ou de gauche. C’est une question de climat démocratique. Quand le candidat le plus polarisant, le plus agressif dans le débat public, devient le favori d’une génération entière, on est en droit de s’interroger sur ce que nous sommes en train de transmettre… et sur ce que nous sommes en train de devenir.

La surprise est légitime. L’inquiétude, elle, devrait l’être encore davantage.

Christine Tasin

 756 total views,  756 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


1 Commentaire

  1. La jeunesse est gauchiasse. Pour l’instant ils ne sont pas majoritaires pour le vote mais ils risquent de donner à ce fou des députés. Et dans quelques années, quand ils se seront pris le réel dans la figure, ils regretteront mais on aura trinqué.