Le 15 juillet :«Liens avec Alger, prises de position politiques… La Grande Mosquée de Paris a fêté ses 100 ans… et s’ est octroyé tous les droits ? »
Ci-dessous une tribune de Florence Kuntz, ex-député européen (de 1999 à 2004), parue dans Le Figaro de mi-juillet pour les 100 ans de la Grande Mosquée de Paris. Elle s »élève contre le rôle de celle-ci comme annexe politique et relai d’influence de l’ambassade d’Algérie en France, ce qui est intolérable.
Sur un ton modéré, elle en dénonce avec pertinence et en détail une situation qui est la conséquence avant tout de la faiblesse, de la cacophonie de notre Mozart étatique et de ses couacs répétés dans la politique de soumission qu’ il mène envers le régime autocratique du satrape Tebboune. Ce n’était certes pas le souhait du maréchal Lyautey lorsqu’il prôna la construction de l’ édifice et de son rôle.
Nous sommes aux antipodes de la loi de séparation de 1905…
Juvénal

La Grande Mosquée de Paris a fêté ce 15 juillet le centenaire de son inauguration. Cet anniversaire devrait être celui d’un lieu de mémoire. Voulue par le maréchal Lyautey et le sultan Moulay Youssef, édifiée par des maâlems marocains au cœur du Quartier latin pour rendre hommage aux dizaines de milliers de soldats musulmans morts pour la France, la Grande Mosquée symbolisait d’abord la reconnaissance de la République envers ceux qui avaient versé leur sang pour elle. Un siècle plus tard, pourtant, ce centenaire consacre moins un siècle de vie cultuelle que l’ascension d’un acteur politique au statut singulier, dont l’influence interroge et devrait préoccuper tous ceux qui demeurent attachés aux principes républicains.
En 2020, l’ambassadeur d’Algérie en France l’affirmait sans détour : « La Grande Mosquée de Paris est d’abord algérienne et ne sera jamais rien d’autre. » Cinq ans plus tard, la tournée du recteur Chems-Eddine Hafiz à Alger semblait lui donner raison. L’image du recteur Hafiz reçu le 25 décembre par le président Tebboune, alors que les relations franco-algériennes traversaient l’une de leurs plus graves crises, suscitait un malaise certain. « La veille, le parlement algérien avait adopté à l’unanimité une loi criminalisant la colonisation française » ; l’ambassadeur Romatet était retenu à Paris depuis avril, et Alger retenait en otage un ressortissant français. En diplomatie, le rang fait le message. Et le périple du recteur, initié au palais d’El Mouradia, avant de se poursuivre auprès de plusieurs ministres, relevait d’une tournée politique difficilement qualifiable. Le recteur franco-algérien n’est pas un représentant de l’État, ni un diplomate. « Recteur du culte à Paris, il est pourtant traité par Alger comme un interlocuteur politique à part entière ».
« Une Mosquée est un lieu de culte, pas une ambassade »…On se souvient de la mise en garde de Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur. Chems-Eddine Hafiz, ambassadeur bis ? Depuis le rappel de l’ambassadeur algérien, « le recteur apparaît plus que jamais comme l’un des principaux relais d’Alger en France ». Le recteur choisit ses combats ; « ses indignations sont sélectives ». L’Algérie demeure toujours soigneusement épargnée, au point que l’avocat de profession, héraut des valeurs humanistes et membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, « il a refusé de soutenir la résolution des eurodéputés en faveur de la libération de Boualem Sansal », et n’a « jamais eu un mot pour Christophe Gleizes, seul journaliste sportif emprisonné dans le monde« .
Quand le recteur dénonce « l’instrumentalisation des musulmans » par les partis politiques, ce n’est jamais pour tancer la gauche, « y compris la plus radicale », qui pourtant essentialise et instrumentalise les quartiers pour en faire des réserves électorales.
Ses attaques visent explicitement le Rassemblement national — contre lequel il appelle à voter en 2024 — et plus implicitement la droite, accusée de courir derrière les thèmes qu’il juge identitaires : voile, immigration, laïcité. « Il fustige successivement le rapport sénatorial sur l’entrisme islamiste », puis la proposition de loi qui en est issue, avant de dénoncer un banquet populaire au motif qu’un « cochon à la broche » traduirait une volonté « d’exclure symboliquement ceux qui ne ressemblent pas ».
Le recteur ne manque aucune échéance électorale : – appel à voter « massivement » pour Emmanuel Macron en 2017 puis en 2022 ; invitation de « Rima Hassan » avant les élections européennes, visite à « David Guiraud » à Roubaix au lendemain des municipales ; réception, enfin, de « Ségolène Royal » candidate déclarée à la primaire de la gauche. De la reconnaissance des crimes de la colonisation à la demande de restitution d’archives et de biens culturels, « la désormais présidente de France-Algérie multiplie les prises de position en faveur des revendications algériennes ».
Aucune autre institution religieuse, en France, ne s’autorise – et ni ne se verrait autoriser – une telle activité sans susciter un débat sur les limites de son rôle.
« En France, les responsables religieux observent traditionnellement une forme d’autodiscipline héritée de la laïcité et de l’esprit de 1905 ». Non qu’ils soient condamnés au silence : quelles que soient les confessions, ils interviennent dans le débat public.
Mais ils le font généralement au nom de valeurs et de principes moraux. Même lors des débats les plus polarisés– avortement, fin de vie, mariage entre personnes du même sexe – la parole religieuse s’efforce de rester à distance des logiques partisanes : dénoncer une rupture anthropologique, oui; « désigner des adversaires politiques récurrents, non »… « C’est précisément cette frontière que Chems-Eddine Hafiz franchit ». À l’approche de 2027, on sait désormais contre qui roule le recteur…Mais pour qui ?
Dernier registre, les affaires. « Depuis juin 2023, la Grande Mosquée de Paris bénéficie d’un mandat exclusif confié par l’État algérien pour certifier halal les produits européens destinés au marché algérien ». Jamais une institution religieuse française ne s’est ainsi trouvée au cœur d’un différend économique entre un État tiers et l’Union européenne. Si le recteur affirme agir dans le strict respect du droit français et du droit de l’Union, la Commission européenne en propose une lecture sensiblement différente : « pour le Commissaire chargé du commerce, le dispositif entrave considérablement les échanges commerciaux avec l’UE ». Exclusivité du certificateur, surcoûts pour les opérateurs européens, délais et procédures imposées unilatéralement ; la mesure interroge directement la conformité avec l’accord d’association UE-Algérie.
Par crainte de blocages douaniers ou de représailles commerciales, les États membres les plus impactés refusent de monter directement au front et s’abritent derrière l’écran politique que constitue la Commission européenne. La question de la certification halal s’inscrit dans un contentieux commercial plus large. Bruxelles a engagé une procédure d’arbitrage contre Alger pour les nombreuses entraves au commerce et à l’investissement subies par les acteurs économiques européens. En attendant, « la Grande Mosquée de Paris continue de prospérer financièrement sur un commerce aussi discret que lucratif ». Aucune autre institution religieuse, en France, ne s’autorise – ni ne se verrait autoriser – une telle activité sans susciter un débat sur les limites de son rôle.
Si à cent ans, la Grande Mosquée mérite incontestablement les hommages de la République, elle n’a cependant pas tous les droits !!!
source Juvénal de Lyon
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D’accord avec vous, cette mosquée n’aurait jamais dû voir le jour.
D’autant que la décision a été prise par des gens qui connaissaient les dangers de l’islam.
On pourrait la démolir, mais il vaudrait mieux la conserver et la désaffecter, pour l’utiliser à autre chose qu’à la propagande islamique.
Ou la convertir en église ainsi que la basilique Ste Sophie à été transformée en mosquée par Erdogan sans scrupule. Donnant, donnant vis à vis des mahométans !!!
Cette mosquée n’aurait jamais dû voir le jour, si aujourd’hui li y en a des milliers c’est qu’elle a été le déclencheur!
Pour le rectum, la grande mosquée appartient à l’Algérie.
J’avais lu sur un journal marocain que la Grande Mosquée était marocaine.
En réalité , cette mosquée est française, elle appartient à la France et aux Français qui l’ont financée.
On devrait en faire un musée, comme ça, le problème ne se posera plus.
Pour être tranquille , le seul moyen que je connaisse , c’est de l’éparpiller façon puzzle ainsi que toutes les autres , marre de tous ces parasites qui se croient tout permis !
Si l’on expulse Xenia, on a bien plus de raison d’expulser ce personnage qui se mêle de tout. Et si on transformait cette mosquée en musée?
Bonjour,
Un musée des crimes de l’Islam conttre notre civilisation : j’en rêve !!
« La grande mosquée de Paris est d’abord Algérienne … ».
Et que croyez-vous que les Algériens et les musulmans en général veulent faire de la France, de l’Europe et du Monde ?…
Tous ceux qui ne sont pas musulmans ne sont-ils pas des mécréants ?
Un jour, beaucoup de ceux qui seront encore vivants regretteront, mais un peu tard, de ne pas s’être réveillés quand il le fallait !
Le Recteur Hafiz ou l’incarnation du caméléon homme de dialogue en-deçà de la méditerranée et agent camouflé adepte de la taquiya au-delà ou vice et versa, vice et vertu. Le roi du camouflage et du double langage islamique. Chiche, qu ‘il demande donc au nom des droits de l’ homme la LIBÉRATION DU JOURNALISTE CHRISTOPHE GLEIZES pour être crédible !
Les droits de l’homme passe pour eux, après les droits des musulmans et donc de Mahomet !
Il y a un moment où il faut voir les choses en face…
Et ce type (Hafiz) est membre de la « Commission nationale consultative des droits de l’homme » !
Si ce n’est pas du foutage de gueule ? Il n’a pas moufté à Alger sur la captivité de Christophe Gleizes, même Zidane (le foteballeur kabyle) a osé à notre grande surprise !