1 200 € d’amende pour une blague sur l’islam : la Grande-Bretagne sombre dans le délit de blasphème

Stephen Gray, 65 ans, policier en retraite, va faire appel de sa condamnation pour avoir partagé des publications critiquant l’islam.

« La loi sur le blasphème est de retour », affirme un ancien policier condamné à une amende pour des publications offensantes.

Le Royaume-Uni  était l’un des berceaux historiques de la liberté d’expression. Ses dirigeants invitent une population étrangère convaincue que quiconque ne partage pas sa foi est impur (Coran 9:28), vil (Coran 98:6), assimilable à un animal (Coran 7:179), et qu’elle constitue la communauté suprême, seule habilitée à dicter le bien et le mal (Coran 3:110). Les nouveaux arrivants s’emploient alors à prendre le contrôle, avec le concours empressé de locaux mus par leurs propres intérêts.

Pour apaiser les arrivants, les dirigeants rétablissent officieusement (pour l’instant) les lois sur le blasphème que nombre d’entre eux avaient pourtant mis tant d’efforts à abolir il n’y a pas si longtemps. Une fois ce nouvel ordre établi, ils infligent plus de 1 200 € d’amende à l’un des habitants désemparés de cette contrée devenue folle, pour le crime odieux d’avoir raconté une blague susceptible de (peut-être !) offenser certains arrivants.

Les visuels publiés  ont été retirés des réseaux sociaux dans le cadre de la procédure pénale et qualifiés d’infractions pénale au Royaume-Uni

Source : The Telegraph

Lorsque Stephen Gray, un policier à la retraite, a appris qu’il serait inculpé d’une infraction pénale pour avoir partagé en ligne des publications critiquant l’islam, sa première préoccupation n’a pas été pour lui-même.

C’était pour la jeune Irlandaise qu’il accueillait avec sa femme depuis six ans.

Il a déclaré au Telegraph : « J’étais initialement assez inquiet car, évidemment, nous devons effectuer des vérifications  approfondies pour accueillir les enfants placés en famille d’accueil. »

« Ces enfants ont déjà assez à supporter sans avoir la crainte de devoir déménager à nouveau qui plane au-dessus de leurs têtes. »

Gray, 65 ans, qui a travaillé pour la police de Cleveland pendant près de trois décennies, a été jugé au tribunal de première instance de Newton Aycliffe en avril 2026.

Bien qu’il ait souligné qu‘il n’avait fait que repartager les publications, comme des centaines d’autres personnes l’avaient fait, et qu’il ait expliqué qu’il les considérait comme une satire politique, il a été reconnu coupable d’avoir publié un message extrêmement offensant sur Facebook, en violation de l’article 127(1)(a) de la loi sur les communications de 2003.

Depuis son domicile à Darlington, dans le comté de Durham, Gray a encore du mal à réaliser qu’il a été condamné pour une publication sur les réseaux sociaux.

 « J’imagine que certains messages étaient de mauvais goût. Certains ont peut-être heurté une ou deux personnes, mais je n’ai pas cru une seule seconde qu’ils seraient considérés comme gravement offensants par la police, le ministère public et les tribunaux. Pas une seule seconde. » dit-il.

Stephen Gray a été inculpé pour avoir republié deux images prétendument offensantes.

La première affiche portait les mots « l’heure de l’expulsion massive » accompagnés de l’image d’un homme du Moyen-Orient, âgé d’une vingtaine ou d’une trentaine d’années, et des mots « Enfants dans le besoin ».

L’image était accompagnée de la légende suivante : « Mohammed, âgé de 12 ans, est récemment arrivé à Douvres. Veuillez faire un don pour l’aider à quitter un hôtel trois étoiles pour un hôtel cinq étoiles offrant un meilleur menu halal, le wifi gratuit, Sky et situé plus près d’une école de filles. »

La deuxième image montrait une tranche de bacon et un homme portant un turban, accompagnée de la légende : « Anecdotes amusantes sur le bacon ! Les personnes qui mangent du bacon ont moins de chances d’épouser une enfant de 9 ans ! »[Note de JF : Pourtant, l’islam autorise bel et bien le mariage des enfants !]

Finalement, le juge de district qui a instruit son affaire a statué que le premier message n’était pas grossièrement offensant et qu’il portait sur une question politique qui avait été débattue au Parlement.

La seconde image, en revanche, a entraîné une condamnation. Le juge a statué que la publication n’était pas politique ; elle traitait de religion et était profondément offensante.

« J’ai juste fait une blague »

Lors de son témoignage au procès, Gray a souligné qu’il n’avait pas créé lui-même les images, mais qu’il les avait simplement republiées avec des milliers d’autres personnes.

Les messages n’étaient dirigés contre personne en particulier et la personne qui s’en est plainte à la police en premier lieu était un voisin non musulman de Gray, avec lequel il avait déjà eu un désaccord sans rapport avec cette affaire.

Gray a déclaré : « J’ai fait une blague, une blague ironique, sur l’islam. C’est tout. Une blague. Je n’ai jamais, pas une seule seconde, pensé qu’elle serait considérée comme injurieuse. »

Après avoir été reconnu coupable, Gray, qui fait appel de la décision avec le soutien de la Free Speech Union (FSU) qui défend la liberté d’expression, a également été condamné à payer plus de 1 000 £ (1200 €) d’amende et de frais.

Gray et sa femme Alex, âgée de 62 ans, ont accueilli trois enfants en famille d’accueil au cours des sept dernières années. Il a informé les services sociaux des poursuites engagées contre lui après avoir été inculpé.

« Même eux l’ont examiné et ont dit : « C’est absurde ». Ils m’ont assuré que cela n’aurait aucune conséquence », a-t-il déclaré. « Cela nous a soulagés. Nous étions très inquiets à l’idée de la perdre. »

Après avoir enquêté sur les publications, la police de Durham a transmis un dossier de preuves au Crown Prosecution Service (CPS), qui a initialement refusé d’inculper Gray, affirmant qu’il n’y avait aucune perspective réaliste de condamnation.

Mais la personne qui avait déposé la plainte initiale a fait appel de la décision en utilisant le dispositif de droit de révision des victimes, et le CPS a alors décidé de poursuivre l’affaire.

« Absolument sidéré »

Lors de la présentation initiale de l’affaire devant le tribunal, les procureurs ont mis en avant des publications de Gray critiquant le Parti travailliste et Sir Keir Starmer « pour contextualiser ».

Gray a déclaré avoir informé son ancien patron de la police de Cleveland de cette affaire, et que celui-ci était « absolument abasourdi ».

Il a déclaré : « Il n’en revenait pas. À l’époque où j’étais en service, si j’avais porté cette affaire devant mon sergent ou mon inspecteur, j’aurais été affecté aux patrouilles de nuit à pied pendant les cinq années suivantes pour avoir fait perdre du temps à tout le monde. L’affaire n’aurait même pas franchi la porte du commissariat. »

Gray s’est dit « touché » par toute l’aide qu’il a reçue pour défendre sa cause. Son appel devrait être examiné en novembre.

Il a déclaré croire que des poursuites comme la sienne étaient une tentative de réactiver les lois sur le blasphème au Royaume-Uni.

(…)

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2 Commentaires

  1. Franchement, la justice anglaise n’a pas autre chose à foutre que d’ergoter sur ce genre de choses. L’humour british est mort. Halalal! Merde je m’ai loupé, ils vont demander mon extradition. Promis juré, je vais éviter les blagues du genre : Il était une fois un muezzin victime d’une extinction de voix…

  2. « Les personnes qui mangent du bacon ont moins de chances d’épouser une enfant de 9 ans ! » Je ne sais pas si c’est de l’humour British mais c’est très drôle !