À cause d’une pièce de procédure manquante, le couple suspecté d’avoir frappé un policier venu les aider après un vol de téléphone à la Plaine, dimanche soir, est ressorti libre de garde à vue. Néanmoins, l’enquête se poursuit.
« Franchement, c’est une prouesse« , s’étrangle-t-on dans les couloirs du commissariat, au lendemain de la remise en liberté d’un homme et d’une femme interpellés après avoir roué de coups un policier qui était venu les aider, dimanche soir, dans le 5e arrondissement de Marseille.
Radicalement ivres
Vers une heure du matin, dans la nuit du 16 au 17 août 2026, une équipe du service interdépartemental de sécurisation des transports en commun (SISTC), déployée à la Plaine pour lutter contre les pickpockets, avait surpris en flagrant délit le vol d’un téléphone portable. Le suspect avait aussitôt été arrêté et l’appareil récupéré. Mais alors que l’un des policiers s’approchait des victimes pour leur rendre leurs affaires, il avait été roué de coups par plusieurs personnes, dont le couple qu’il venait aider.
Venus de région parisienne, l’homme et la femme de 29 et 31 ans arrêtés par le reste de l’équipage alors qu’ils sautaient à la gorge du fonctionnaire et le rouaient de coups, étaient déjà connus des services de police dans le cadre du suivi des mouvances radicales d’ultragauche, et même fichés « S ». « Enfin, ils étaient surtout bourrés…« , tempère une source policière….
Une intervention policière qui s’est retournée contre le fonctionnaire venu porter assistance aux victimes. Dans la nuit du 16 au 17 août, vers 1 heure du matin, des policiers ont surpris le vol d’un téléphone dans le quartier de la Plaine, à Marseille. Le suspect a été interpellé et l’appareil récupéré.
Un policier en civil s’est alors dirigé vers les propriétaires du téléphone. Mais selon plusieurs sources policières citées par la presse, il aurait été insulté puis violemment pris à partie par plusieurs personnes, parmi lesquelles le couple qu’il venait aider. Saisi à la gorge et frappé à coups de pied, il a finalement été secouru par ses collègues. Trois jours d’incapacité totale de travail lui ont été prescrits.
Un suspect présenté comme salarié de Mediapart
Les deux personnes interpellées, un homme de 29 ans et une femme de 31 ans, sont originaires de région parisienne. Selon La Provence, elles sont toutes deux fichées S et connues des services de renseignement pour leur proximité avec les mouvances radicales d’ultragauche. Elles étaient également fortement alcoolisées au moment des faits.
Alice Cordier, présidente du collectif féministe identitaire Némésis, affirme sur les réseaux sociaux que l’homme interpellé serait Louis Hammel, responsable financier chez Mediapart. Elle identifie sa compagne comme Thelma Borras, réalisatrice dont des productions sont relayées par le média. Ces identités et éléments professionnels n’ont pas encore été confirmés par le parquet.
Le collectif affirme également que les deux suspects auraient gardé le silence pendant leur garde à vue et demandé l’assistance d’un avocat habitué à défendre des militants antifascistes, notamment à Paris.
Le couple est finalement ressorti libre.
Selon La Provence, le certificat médical établissant l’ITT du policier n’avait pas pu être obtenu à temps pour envisager un défèrement immédiat. Le parquet de Marseille assure toutefois que « les investigations se poursuivent ».
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