Ah, le super projet de loi Ripost le bien nommé… Ce grand texte courageux censé lutter contre la délinquance du quotidien. On y trouve un peu de tout : rodéos urbains, protoxyde d’azote, squatteurs… Bref, de la poudre aux yeux bien dosée. Mais il manquait quelque chose. Quelque chose d’essentiel. Quelque chose de tellement évident que même un enfant de dix ans l’aurait demandé : l’expulsion automatique des étrangers condamnés pour ces joyeusetés.
Des amendements avaient pourtant été déposés. Simples. Clairs. Populaires (75 à 82 % des Français favorables selon les sondages). Ils prévoyaient tout bêtement l’interdiction du territoire français pour les auteurs étrangers de rodéos urbains et de violations de domicile. Au Sénat comme à l’Assemblée, Laurent Nunez a dit non. Deux fois. Avec la même conviction tranquille d’un homme qui sait mieux que le peuple ce qui est bon pour lui.
On croit rêver. Un quart des détenus sont étrangers. Les OQTF s’exécutent à peine à 11 %. L’interdiction du territoire existe déjà… mais seulement si le juge le veut bien. Et le ministre de l’Intérieur, plutôt que de saisir l’occasion de rendre cette peine un peu moins théorique, préfère la laisser dans le tiroir. Après tout, pourquoi expulser quand on peut garder ?
Il y a quelque chose de presque artistique dans cette obstination. Pendant que les Français subissent rodéos, squats et agressions, le ministre de l’Intérieur veille jalousement à ce que certains de leurs auteurs restent bien au chaud sur le territoire national. On n’ose imaginer la fierté qu’il doit ressentir en se disant : Non, non, ces délinquants-là, on se les garde, ils sont précieux ! (l’histoire ne dit pas pour qui, pour quoi mais on a quelques idées)
On peut appeler cela de la nuance, de la prudence, ou du respect des grands principes. On peut aussi appeler cela par son vrai nom : un choix politique qui place la protection des délinquants étrangers au-dessus de celle des citoyens français. Un choix anti-français, assumé, répété, et parfaitement cohérent avec une certaine vision de la France… celle où le bon sens est suspect et où l’on préfère les problèmes aux solutions.
Chapeau, Monsieur le Ministre. Vous avez réussi à transformer une mesure de bon sens en combat idéologique. Bravo. Les Français apprécieront. S’en souviendront-ils au moment de voter ?
Jeanne La Pucelle
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Combien de temps allons nous accepter, nous, Français, d’être mis au second plan par tous nos dirigeants ?
Qu’attendons-nous pour nous révolter ???