Foteballe : les bleus représentent-ils la France ?

C’était ça la France ….de 1960 (1)
 Tapiwa Seremani Associate Professor in Business Ethics, IÉSEG School of Management France

Doctorat EMLYON Business School, Organization and Management

L’ECUME DES CHOSES....
Que d’évolution dans la composition de la représentation de la France du Foteballe (comme disait Grand-Mère) lors des compétitions internationales ! 
Cet analyse ouvre une large réflexion sur la réalité contemporaine de notre  cher pays à travers ce monde sportif et sa composition. Est-ce   l’indice  d’un monde nouveau à la Mélanchion ? La constance profonde  de l’âme de la France éternelle est-elle en voie de disparition ?  
Le football est-il un échantillon significatif et représentatif de cette évolution  ou n’est-il que l’ écume de surface occultant la grandeur invariable du pays de nos ancêtres ? 
Son déclin est-il inexorable ou sa grandeur inaliénable d’âge en âge ? 
La France, la France, notre France… et comme l’analysait le Sétois Paul Valéry  en regardant la mer depuis le Mont Saint-Clair : la mer, la mer…toujours recommencée…
Puisse-t-il en être ainsi de notre cher et vieux pays, La France !
À chaque Coupe du monde, ce ne sont pas seulement les performances des Bleus qui sont scrutées, mais l’identité des joueurs et leurs origines. Leur présence sur le terrain ravive un débat ancien sur l’immigration, l’identité nationale et la manière dont la France se pense elle-même. Derrière la composition de l’équipe se rejoue, à chaque tournoi, la question inachevée de l’identité postcoloniale du pays et de ce que signifie être français au XXIᵉ siècle.

Lorsque le sélectionneur Didier Deschamps a dévoilé la liste des joueurs retenus pour représenter la France lors de la Coupe du monde 2026, l’une des premières questions qui lui a été posée portait sur la présence de joueurs originaires des outre-mer au sein de l’équipe. En réponse, Deschamps a souligné que la sélection nationale reflétait à la fois la société française et son histoire.

Cette déclaration a rapidement suscité de nombreux débats, notamment sur les réseaux sociaux, où il est apparu que la composition de l’équipe ne correspondait pas, pour beaucoup, à leur vision de la France. Comme nombres de ses prédécesseurs, Didier Deschamps venait en effet de constituer une sélection majoritairement composée de joueurs issus de l’immigration. Et, comme eux, il s’est retrouvé confronté à une question qui accompagne depuis longtemps l’équipe de France : les Bleus représentent-ils réellement la France et la société française ?

Lorsque la France remporte sa première Coupe du monde en 1998, les célébrations sont largement interprétées à travers le prisme de l’identité nationale. Le slogan « Black-Blanc-Beur » s’impose alors comme symbole d’une France multiculturelle. À l’inverse, lorsque les choses tournent mal pour les Bleus, comme lors du scandale de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, marqué par la grève des joueurs, les critiques sont également formulées en termes d’identité, de valeurs françaises et de ce qui constitue une représentation authentique de la nation.

Si cette question revient à chaque Coupe du monde, c’est qu’elle dépasse largement le football. Pourquoi une équipe dont la plupart des joueurs sont nés en France continue-t-elle d’être interrogée sur sa capacité à représenter la nation ? Pour répondre à cette question, il faut revenir à l’histoire longue de la France, de son empire colonial à son modèle de formation sportive.

Une équipe façonnée par l’histoire

Pourquoi les Bleus comptent-ils autant de joueurs issus de l’immigration ? La réponse réside notamment dans la rencontre entre plusieurs dynamiques historiques.

– Les vagues migratoires en provenance des anciennes colonies françaises se sont souvent concentrées dans des quartiers défavorisés.

Parallèlement, l’État et la Fédération française de football ont développé, notamment à partir des années 1980 et 1990, des infrastructures sportives dans ces territoires afin d’offrir aux jeunes des activités structurantes et de lutter contre une marginalisation qui prenait parfois la forme de la délinquance chez les jeunes de ces quartiers. Le football est alors devenu un loisir accessible pour les enfants des quartiers populaires, dont beaucoup étaient originaires de familles immigrées venues des anciennes colonies.

Plus qu’un simple loisir, il est devenu pour beaucoup une voie d’émancipation, offrant une possibilité d’échapper à la pauvreté, à l’exclusion sociale et à la marginalisation. Pour de nombreux jeunes, il a constitué un espace d’intégration sociale, mais également une opportunité de mobilité économique et de sortie de la pauvreté. Il n’est donc pas surprenant que le principal vivier du football français soit aujourd’hui largement concentré dans ces territoires.

Cette réalité se reflète dans la composition de l’équipe nationale et dans de nombreux autres pays européens au passé colonial, tels que l’Angleterre et les Pays-Bas. Cependant, au sein de l’équipe de France, des questions liées à l’identité et à la représentation semblent demeurer irrésolues. La France produit aujourd’hui un nombre exceptionnel de joueurs de classe mondiale dans les banlieues françaises.

Avec 99 joueurs nés et formés sur son sol parmi les 1 248 participants à la Coupe du monde 2026, la France est le premier pays exportateur de talents du tournoi. Si 23 d’entre eux portent le maillot des Bleus, les 76 autres représentent d’autres sélections, parmi lesquelles Haïti, le Sénégal, le Maroc ou encore l’Algérie.

o VIDEO :-99 joueurs nés en France sont à la Coupe du monde. Une poignée seulement portent le maillot bleu.

Sur les 1 248 joueurs de cette Coupe du monde, 289 portent un maillot qui n’est pas celui de leur pays de naissance. Et un seul pays les fournit presque tous : la France. Dans cette vidéo, on décrypte la mécanique unique qui a fait de la France le plus grand exportateur de talents de la planète.

Le poids de l’imaginaire national

Ensemble, l’héritage colonial français, les dynamiques migratoires et les politiques de formation mises en œuvre par la Fédération française de football depuis les années 1990 ont contribué à créer l’un des systèmes de production de talents footballistiques les plus performants du monde.

Ces facteurs permettent d’expliquer pourquoi l’équipe de France présente aujourd’hui ce visage. Ils n’expliquent pas, en revanche, pourquoi cette composition continue d’être contestée. Pour répondre à cette question, il faut déplacer le regard du terrain vers les représentations de la nation.

La colonisation n’a pas seulement transformé l’identité des peuples colonisés, elle a aussi profondément remodelé celle des sociétés colonisatrices, qui continuent aujourd’hui d’en gérer les héritages et les contradictions. Dans le cas français, une tension demeure quant à ce qui représente véritablement la France.

D’un côté subsiste une vision pré-coloniale ou nostalgique de la nation, selon laquelle une représentation symboliquement « correcte » de la France serait celle d’une France essentiellement blanche sur le plan ethnique. De l’autre, une vision qui considère que l’histoire impériale de la France a contribué à façonner une nation multiculturelle et pluralisée par les migrations, tout en restant fondée sur les principes universalistes de la République. Ces deux visions continuent de coexister et parfois de s’opposer. Cette tension, restée largement irrésolue, resurgit à l’occasion d’événements comme la Coupe du monde, lorsque revient la question sensible de savoir qui peut véritablement prétendre représenter la France.

La compréhension des identités contemporaines nécessite de reconnaître les formes d’hybridité culturelle produites par l’expérience coloniale. La France est une société hybride : une nation façonnée par son histoire coloniale, mais qui demeure parfois mal à l’aise avec des représentations de la nation qui s’éloignent d’une image traditionnellement blanche de la France.

Ainsi, le problème semble moins résider dans l’équipe de France que dans l’imaginaire national. Celui-ci paraît parfois figé dans une représentation d’une « France blanche » précoloniale, sans pleinement reconnaître que la France contemporaine est le produit d’une histoire complexe et métissée.

Les Bleus sont-ils français ? Sans aucun doute. Représentent-ils une France marquée par son histoire coloniale ? Oui. Représentent-ils, en revanche, l’image idéalisée que certains continuent d’associer à la nation française ? Sans doute pas.

En définitive, le débat récurrent sur la représentativité des Bleus en dit peut-être moins sur ceux qui portent le maillot de l’équipe de France que sur les tensions persistantes qui opposent l’héritage colonial de la France à la persistance d’un imaginaire national fondé sur une identité blanche.

(1https://www.youtube.com/watch?v=6N1kFFJef_k  //  

Retrouvez la vidéo à l’origine de cet article :

https://theconversation.com/football-les-bleus-representent-ils-la-france-285756

Juvénal de Lyon

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47 Commentaires

  1. Même les étrangers ont remarqué et dit haut et fort, ce que tout Français a pu constater, mais n’a pas le droit de dire.
    Vive la liberté d’expression.

  2. Il est évident que je ne me reconnais absolument pas dans cette équipe dite « de France ». Et j’en veux pour preuve la déclaration du président sénégalais Ousmane Sonko que certains média bien pensants ont qualifiée de « dérapage » mais qui pour moi est pleine de bon sens et de lucidité: « quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique » CQFD
    https://www.lsi-africa.com/fr/actualite-africaine/ousmane-sonko-match-france-senegal-propos-racistes.html

  3. Normalement les équipes de foot dans le monde représente le pays,Norveige des blancs,Sénégal des noirs,Togo cote d’ivoire ect des noirs,et la France Blanches des noirs la honte.

  4. Jolie tissu de connerie cet article ! L’équipe de France est black parce que dès les équipes de gosses, les petits blancs sont ostracisés et mis à l’écart. De fait, il y a de moins en moins de gosses blancs dans les équipes de foot. Voilà, c’est tout et c’est du vécu. Dans les années 90 je vivais dans le 9-3, mon fils de 7 ans voulait faire du foot. Il a fait une saison et les petits muzzo-blackos l’ont dégoûté.

  5. Quelle équipe nationale est représentative ??? QUELLE ???
    Des blakos il y en a partout , partout !!!
    Avec choupinet aux commandes on fonce droit dans le mur et ça va faire mal , accrochez vous !!!

  6. Le pays qui a détenu l’un des plus grands empires coloniaux, sous entendu étant le Portugal, ne compte pas ce type de joueurs « exotiques » dans son équipe nationale, cherchez l’erreur!

    • Le monde entier l’a remarqué depuis un certain temps, pas seulement le Paraguay aujourd’hui, l’Argentine il y a 4 ans….

  7. Je boycotte cette « équipe » depuis l’affaire du bus en 2010 en Afrique du Sud, tout ça à cause de la racaille de l’époque, Anelka, depuis je me refuse de regarder tout match et pire je croise les doigts à chaque fois qu’ils perdent !
    Je ne me reconnais pas dans cette équipe où que du « noir », non merci, on les voit assez comme ça dans les pubs

  8. Bally Bagayoko et miss Piggy, alias Mathilde P. réclament un quota de non racisés (i.e. + de blancos) pour rétablir l’équité proportionnellement à la population française. Ce ne serait que justice, non ?

    • Dans ce sens là non bien sur, vous pensez bien, ça va dans leur sens de délires, la disparition souhaitée et programmée des « blancs » FDS

  9. Combien de binationaux dans cette equipe par rapport aux français ?
    L’ancien 1er ministre espagnol a bien jeté un pavé dans la mare sur cette équipe de France.

  10. L’ancien 1er ministre espagnol de droite tacle l’equipe de France , en la qualifiant d’équipe africaine très performante

  11. En proportion par rapport à la population générale, ils sont beaucoup trop nombreux, je n’appelle plus cette équipe les bleus, mais les blacos.

  12. J’aimerais savoir si ces joueurs sont réellement issus de pays anciennement colonisés.
    Car depuis 81, ils arrivent de toute l’Afrique, et pas que d’anciennes colonies, vrai ou faux ?

    • Effectivement un haitien naturalisé français en 2011.
      Beaucoup de français de papier , comme francais natifs juste un des dom tom et Digne .

  13. Je vais me faire haïr (et censurer, comme d’habitude) : il y a des Français intelligents avec leur tête et d’autres avec leurs pieds, chacun son truc ! En réalité, il est normal que les personnes « venues d’ailleurs » soient meilleures physiquement : ils ne sont pas habitués, comme les jeunes Français, à prendre leur voiture ou leur pétrolette pour faire 100 mètres donc ils ont cultivé leurs capacités musculaires !

    • En effet c’est du n’importe quoi !!! Ils sont prédisposés pour courir (pour échapper aux FDO par exemple) morphologie du pied différente du notre et ils nagent comme des fers à repasser Pour le reste , c’est pitoyable

    • Voilà ce que j’appelle un manque de lucidité ! il y a une sélection dans les cités car, comme à l’accoutumée, il y a une préférence pour  » ces  » pauvres, il faut bien les sortir de leur ghetto, n’est ce pas ; hors comme vous ne le dites pas, il y a des français blancs dans ces cités et ailleurs, qui ne bénéficient pas de cette mansuétude car ils sont vus, comme vous les voyez, comme des nantis ! ce n’est pas le cas ! et de toutes façons dites vous bien que CE N EST PAS MOI ET D AUTRES QUI AVONS CHOISI LA COLONISATION ET L IMMIGRATION ACTUELLE QUI N’A RIEN A VOIR !! Dites vous bien aussi qu il y avait beaucoup de blancs lors de la 1ere coupe du monde, il faut croire qu’ils savaient marcher ! aujourd’hui je vous le dis, ce n’est pas une équipe de France mais d’ Afrique et je ne la regarde plus et ne suis même pas fière quand ils gagnent !

    • De même, car j’ai répondu à votre commentaire, mais il n’apparait pas, que l’on donne la Nationalité française à …certains ! pourquoi ? je ne l’ai pas demandé, ni aux français par voie de référendum ! aussi la proportion de couleur noire dans l’équipe n’est pas équitable dans un pays de blancs !

  14. Définition du football: des smicard et des chômeurs qui vont applaudir des milliardaires. Et qui vont payer 100 euros leur tee-shirt qui coûte 10 euros sans leur logo. Et qui vont se plaindre du prix du litre d’essence. Bienvenue en Francafrica.

  15. À l’armée, les bleu étaient les derniers incorporés, inexpérimentés et objets de railleries et de blagues type : va me chercher la clef du champ de tir ! Ah, ah… Bin chais pas où kel ait… Va demander au colonel où l’a-t-il mise.?

  16. Je suis pour généraliser le principe de la réciprocité.
    Combien de joueurs ou de députés blancs français ou d’origine française dans des pays tel que le mali,le senegal , Haïti ou le Pakistan ?

  17. Les Bleus ? Quels bleus ? Ah les gris et les noirs …..
    Et oui ! le Grand Remplacement passe aussi par le foot !

  18. Absolument pas. Les bleus c’est l’équipe d’Afrique qui joue en France. Je ne crois pas qu’en Afrique les joueurs soient blancs. Et puis la France c’est pas l’Afrique même si ça y ressemble de plus en plus. QUELLE HONTE.

  19. Bonjour, le footballe est une activité dirigée par des mafieux avec des racailles qui jouent pour des racailles! Que de la merde pour demeurés buveur de mauvaises bières et bouffeurs de pizzas et d’hamburgers dont la plupart, à 30 ans, ne voit plus leur tuyau d’arrosage quand il veulent se vider! Pour être bref, le jour ou le jeu d’échec sera populaire il y aura moins d’abrutis et de « racisés » aussi! Bonne journée.

  20. Ils la représentent tellement peu qu’on les appelle les bleus. Ni noirs, ni blancs, ni gris, ni jaunes…bleus.

  21. Les bleus pourquoi?
    Nous sommes passés des ‘bleu blanc rouge’ aux ‘black blanc beur’ pour finir par une appellation qui masque une équipe africaine.
    Comme les jeunes, les sauvageons devenus djeuns.
    Encore la même enculerie des importateurs.
    Je ne regarde plus la balle au pied depuis la fin des ‘verts’, ça pue trop le bourrage de crâne de nos ‘champions politiques euro-mondialistes’ éradiqueurs de gaulois.

  22. Une équipe façonnée par l’histoire.
    Oui mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, elle est façonnée par le fric.