QUE JUSTICE SOIT
RENDUE
Sur les stèles élevées à la mémoire des marins français tombés lors de l’attaque britannique du 3 juillet 1940, il est invariablement gravé le chiffre de 1 297 morts. Si l’on s’en tient à cette seule journée tragique, ce bilan est exact.
Mais l’Histoire ne s’est pas arrêtée là.
Le 6 juillet 1940, 288 autres marins périrent à leur tour. Pourtant, ces victimes demeurent absentes du décompte officiel. Plus regrettable encore, les historiens comme l’Association des Anciens Marins de Mers-el-Kébir et des Familles des Victimes ont, jusqu’à ce jour, omis de les intégrer à la mémoire collective.
Le véritable bilan de cette tragédie s’élève donc à 1 585 morts. C’est cette vérité historique que je m’efforce de rappeler, année après année, dans chacun de mes articles consacrés au devoir de mémoire.
Comment comprendre qu’après 86 années, rien n’ait été entrepris pour réparer cette injustice mémorielle ? Pourquoi laisser dans l’ombre ces 288 marins et leurs familles, comme si leur sacrifice avait moins de valeur, comme si leur douleur méritait l’oubli ?
L’Histoire ne peut être amputée d’une partie de ses morts sans trahir la vérité. Chaque nom effacé est une blessure infligée à la mémoire nationale ; chaque victime oubliée est une injustice qui se prolonge à travers le temps.
Il est désormais temps que toute la vérité soit reconnue et que ces 288 marins retrouvent enfin la place qui leur revient dans notre mémoire collective.
Que justice soit rendue à ces hommes. Que leur sacrifice ne soit plus jamais relégué au silence.
José CASTANO
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3 Juillet 1940 : l’agression britannique sur Mers-El-Kebir
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les anglais, « nos amis »? ah bon!
Le seul moyen de comprendre le drame de Mers El Kebir, c’est de se mettre à la place des britanniques…
Churchill pouvait-il se permettre de voir les navires de ligne français tomber aux mains des allemands ? Bien sur que non ! 3 propositions avaient été offertes à l’amiral Gensoul : aller au Antilles, désarmer dans un port neutre ou rejoindre la lutte, toujours sous pavillon français, contre l’Allemagne…
Ce crétin de Gensoul a préféré la soumission aux défaitistes sous prétexte de l’armistice.
Dès lors, que pouvaient faire les Britanniques ?
J’ai omis de préciser que ce n’est que ces derniers mois que j’ai lu un article sur ce drame et qui a traité et de la deuxième vague de la soirée du 3 et de la nouvelle attaque, à la demande expresse de Churchill, le 6 juillet. Cet article se terminait en évoquant le sentiment de s’être déshonoré de l’amiral anglais commandant ces deux opérations.
Depuis ma plus tendre enfance j’ai entendu parlé de Mers el Kébir, mon père, le jour de ses 20 ans, y a perdu son ami d’enfance. Mais jamais je n’ai entendu parlé du 6 juillet. Le discours prononcé le 8 juillet 1940 à la radio de Londres, consacré à ce massacre, ne parle que du 3 juillet, le situe à Oran et, en deuxième partie, le justifie par l’affirmation que le Gouvernement à Bordeaux avait consenti à livrer la Flotte à l’ennemi. Cette assertion est dénuée de tout fondement. Note Les Discours et messages 1940 – 1946, de Charles De Gaulle, Editions Berger-Levrault 1946.
Alors, de quoi sont morts les 288 marins , le 6 juillet ?
L’article ne le dit pas, nous ne sommes pas devins, vous devez compléter votre propos.
En tout, 75 navires bombardés par les Anglais dans le port de Mers el Kébir, d’où tous ces morts.
Pour deux faits que je n’aime pas les Anglais: Bombardement des navires Français à Mers el Kébir et d’avoir essayé de nous voler tout l’or de la France qu’un navire Français transportait pour le sauver des Allemands !
Bonjour PN,
Donc, ils sont revenus à la charge, une fois le 3 et puis le 6 pour achever le travail.
Quel acharnement, et pauvres matelots !
Se faire déglinguer par ses alliés !!!
On n’est jamais mieux trahi que par ses amis.
Cette maxime s’est avérée pour cette attaque inutile et meurtrière.
Des alternatives avaient été proposées par les Britanniques à la France collabo (Pétain) avant de frapper.
Relisez l’histoire de cette époque, la réponse des français aux propositions fut regrettée par Churchill.
Bonjour,
Vous pourriez faire un article pour mieux expliquer ce qu’il s’est passé en coulisse avant l’attaque inattendue.
Que s’est il passé le … 6 juillet 1940 ?
Encore les Anglais nos « alliés »