Les chrétiens, qui vénèrent eux aussi un Dieu unique : qu’est-ce qui les distingue alors des musulmans ? À l’heure où le dialogue islamo-chrétien est parfois à la mode, cette question ne peut être éludée. Unicité de Dieu ou Trinité, Coran et Bible, Pacte et Alliance, Jésus et Mahomet, Oumma et Église, pratique religieuse… Fabrice Loiseau éclaire ici, point par point, les éléments de convergence et les divergences fondamentales entre les deux religions. Il en expose les conséquences, tant sur la compréhension de la conception de Dieu que sur la manière de vivre la foi en société.Un livre essentiel pour éviter les confusions, approfondir sa croyance et rendre raison de l’espérance chrétienne avec intelligence. Fabrice Loiseau est curé de la paroisse Saint-François-de-Paule à Toulon, fondateur des Missionnaires de la Miséricorde divine. Vaste sujet… et « chaudes »🙋 amitiés.
Juvénal
L’islam, c’est l’insistance sur le Dieu tout-puissant, le Dieu unique, et c’est un pacte de soumission qui est proposé à l’homme. C’est une religion de la loi. La finalité n’est pas tout à fait la même : dans l’islam la récompense du paradis est plus d’ordre sensuel que de l’ordre d’une communion d’amour avec Dieu.
La conversion des musulmans au christianisme est-elle, selon vous, un sujet trop peu abordé dans l’Église ?
Oui, on pourrait faire mieux, même si cela commence à changer. Il y a des évêques qui prennent désormais la parole sur cette question. J’ai ainsi découvert que « Monseigneur Suetta », évêque italien de Vintimille-San Remo, a affirmé que « la plus grande charité envers les musulmans est de leur annoncer le Christ ».
Absolument. C’est un devoir pour plusieurs raisons. D’abord en raison de l’immigration et de la présence croissante de populations musulmanes, qui est désormais une réalité dans toutes les grandes villes. Ensuite parce que l’islam est une religion conquérante : ils ne se posent pas les mêmes questions que les chrétiens à propos du prosélytisme. Je suis frappé, lorsque je visite des librairies musulmanes, par le nombre d’ouvrages apologétiques consacrés à la défense de l’islam face au christianisme ou à la manière de convaincre des chrétiens de se convertir.
Dans ce contexte, il est important d’être formé et de bien connaître sa propre foi. C’est un devoir pour tout chrétien. On ne peut pas aimer Dieu sans chercher à mieux le connaître ni à mieux connaître la Révélation.
C’est aussi un devoir pour pouvoir répondre à certaines objections ou incompréhensions. Les musulmans affirment parfois des choses sur la foi chrétienne qui ne correspondent pas à ce que les chrétiens croient réellement. Il est donc important de rétablir la vérité. Par exemple, le Coran présente la Trinité comme composée du Père, du Fils et de Marie. De même, il affirme que le Christ n’a pas été crucifié, qu’il s’agit d’une apparence trompeuse, et que Jésus est monté au ciel sans avoir connu la mort. L’islam est un défi pour le christianisme.
Il y a une mauvaise conception de la laïcité et du dialogue interreligieux. « Le dialogue ne doit pas être une finalité en soi », mais il doit conduire à témoigner de ce que nous vivons et à annoncer le Christ. Mais, je crois que le principal problème est plutôt un manque de formation et une insuffisante compréhension des enjeux liés à ce qui est en train de se passer aujourd’hui avec la progression de l’islam dans notre pays.
Nous assistons depuis une vingtaine d’années à ce qui est probablement la plus grande vague de conversions de musulmans au christianisme à l’échelle mondiale. C’est un phénomène nouveau, souvent accompagné de récits de conversions liées à des expériences spirituelles miraculeuses.
Cependant, ce qui est le plus frappant, ce sont les phénomènes spirituels eux-mêmes : de nombreux rêves, des rencontres personnelles avec le Christ.
Oui. « Aujourd’hui, les musulmans convertis au christianisme représentent entre 10 et 20 % des baptisés adultes ».
C’est un phénomène spirituel vraiment nouveau. Je crois qu’il y a chez beaucoup de musulmans de vrais chercheurs de Dieu. Et, le Seigneur se manifeste à eux. Il existe aussi, chez les musulmans, un grand respect pour Marie. Certes, ce qu’ils disent d’elle repose souvent sur des traditions apocryphes ou sur certaines erreurs, mais il y a un véritable amour pour Mariam. Il est donc possible que Marie elle-même agisse afin de les conduire vers l’Église et vers la conversion.
Les chrétiens doivent-ils tirer des leçons de l’islam pour annoncer leur foi ?
Évidemment, il ne s’agit pas de faire du copier-coller. Pour nous chrétiens, l’annonce de Jésus se fait dans le respect des personnes, dans le dialogue et avec charité. Mais il y a chez les musulmans quelque chose d’intéressant dont nous pouvons nous inspirer, sinon comme modèle, du moins comme manière d’être : ils sont décomplexés lorsqu’il s’agit de parler de leur foi.
Ils n’ont pas de respect humain dès lors qu’il est question de religion. Il y a chez eux une forme de courage, mais aussi une visibilité de la foi. Pour eux, la visibilité de la prière est très importante. Quand je discute avec des musulmans, beaucoup sont persuadés qu’il n’y a plus de chrétiens. Ils me disent : « Mais les chrétiens, on ne vous voit pas ! » Dans leur esprit, les chrétiens, ce sont François Hollande, Jacques Chirac ou Emmanuel Macron. Parce que, dans la pensée musulmane, la société est nécessairement religieuse.
Dans nos paroisses, nous organisons beaucoup de processions. Le témoignage public est très important. Les musulmans y sont souvent sensibles et respectueux, parfois davantage que le Français moyen. Le fait que la foi ait une dimension visible et publique compte beaucoup.
Or, nous avons largement perdu cet aspect dans le carême. Celui-ci est souvent vécu comme une démarche personnelle : c’est mon jeûne, mon effort, mon cheminement spirituel. « Mais il nous manque parfois cette dimension communautaire que l’on trouve davantage dans l’islam ».
Cet élan missionnaire dans les communautés et les paroisses s’était déjà poursuivi sous le pontificat du pape François. Lui aussi avait beaucoup insisté sur l’évangélisation et y avait consacré une encyclique.
« Nous ne sommes pas dans la perspective d’une Église souterraine ou d’un christianisme enfoui ».
Le pape invite au contraire à assumer une certaine visibilité de la foi. Bien sûr, il ne s’agit pas d’un prosélytisme déplacé, mais d’un témoignage et d’une annonce de l’Évangile vécus dans la charité, comme le demande l’Église.
Cette annonce suppose également une véritable vie spirituelle. Nous n’annonçons pas une idéologie ; nous annonçons une personne. Et cette personne, il faut d’abord vivre de sa présence avant de pouvoir la proposer aux autres. Dès le début de son pontificat, on perçoit chez le pape le désir que le Christ soit annoncé de manière visible et assumée dans la société.
Quel message souhaitez-vous que le lecteur retienne ?
C’est un double message. D’abord, un appel à la formation : mieux connaître sa foi chrétienne afin de pouvoir en rendre compte et en parler à nos frères musulmans. Mais cela suppose aussi de mieux comprendre les musulmans eux-mêmes.
Ensuite, il y a la question de l’accueil dans les paroisses. Je pense que nos communautés ne sont pas toujours prêtes à accueillir des personnes qui viennent d’une autre culture, avec une autre histoire et un autre parcours. Certaines paroisses le font de manière admirable, mais, dans l’ensemble, cela reste souvent difficile.
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Dans le coran Allah déclare que Miriam est sœur d’Aaron, frère de Moïse !!! Allah dont le coran est parole divine intangible et incréée ne fait qu’un petit anachronisme de cinq siècles!!! Bofff les vieillards barbus ont bien le droit d’être quelque peu séniles,non ?
En droit coranique il faut 4 femmes pour contrebalancer le témoignage de 2 hommes. Ohé les pétroleuses LFI ou VERTES islamocompatibes telles les Aubry, Panot, Rousseau, Rimmel Hassan, de Haas…. et consœurs islamophiles polygames!!! Convertissez vous vite…
Un dieu qui non seulement, dans le coran, non seulement permet l’esclavage, mais encore l’organise et le réglemente, qui décrète la soumission et l’infériorité de la femme, qui peut être battue en cas de désobéissance à son mari, qui hérité de la moitié de la part d’un frère, ne peut pas être le même dieu. (sourate 4/verset 34 et autres…).