Le citadin n’a jamais vu mourir un cochon, voilà pourquoi il a peur de tout

À en croire les sociologues, les philosophes et les chroniqueurs de plateau, « nous » avons changé notre rapport à la mort.

Certes! 

Mais est-il nécessaire de réfléchir beaucoup pour comprendre?

Parce que « nous », en l’occurrence, c’est d’abord et avant tout le citadin, cette créature étrange capable de vivre sur une planète biologique sans en être vraiment conscient. 

Et le citadin – hélas! – est aujourd’hui l’espèce dominante.

 

Le monde d’avant : la mort faisait partie du décor.

 

Je commencerai par évoquer quelques souvenirs vieux de quelques décennies. 

En Bourgogne, dans le village de mon enfance, le cochon se tuait à la Toussaint. Loin d’être un drame, c’était une fête. Les voisins venaient, le bouilleur de cru était passé peu avant et l’animal, qui avait passé l’année à transformer en lard eaux grasses et patates bouillies, rendait l’âme dignement – quoique parfois bruyamment.

Les enfants regardaient. Personne n’aurait songé à les en empêcher. Ils apprenaient ainsi, sans cours magistral, que la vie côtoie la mort et que la viande n’est pas une substance mystérieuse fabriquée en usine par des robots bienveillants.

Le boucher s’activait toute la journée. Le festin avait commencé très tôt quand on chipait un gratton tout chaud dans le saindoux en train fondre. Il s’était poursuivi le soir avec le boudin et les abats. Pour le reste, fallait patienter un peu pour que la viande fraîche s’attendrisse, qu’elle « rassisse ». 

Le lard finissait dans les saloirs, les rôtis dans des bocaux et les jambons dans le sel avant d’être suspendus sous le manteau de la cheminée alimentée avec du bois de genévrier pour l’occasion.

La poule trop fatiguée pour pondre finissait en savoureuses rillettes. 

Les lapins que les enfants nourrissaient le matin pouvaient se retrouver dans leur assiette le soir même et ces mêmes enfants mangeaient le civet avec appétit.

Quotidiennement, Minou massacrait des souris et venait faire l’offrande de leurs entrailles sur le paillasson pour montrer qu’il avait bien fait son travail.

Quand Médor commençait à boîter bas,  le grand-père décrochait le calibre et l’emmenait faire une promenade en forêt, une bêche sur l’épaule.

Grand-père revenait seul, le cœur gros, les bottes tachées de boue et le fusil sentant la poudre. Tout le monde avait compris. Il avait fait son devoir.
Le vétérinaire, ça coûtait beaucoup plus cher qu’une cartouche. 

Et le chien avait eu droit à une fin brève.

Ce monde n’était pourtant pas cruel. 

Il était tout simplement cohérent. 

La mort appartenait au vivant, tout comme le gel de mai ou la sécheresse d’août.

On la subissait, mais on l’acceptait car il fallait bien « faire avec ». C’était ainsi. 

Ça l’avait toujours été.

Le rural n’avait pas besoin de philosopher sur la mort : il la côtoyait quotidiennement.

N’est-ce pas une forme ultime de sagesse?

Le citadin : la vie sans conséquences

Voici maintenant notre contemporain type, lui qui représente 80 % de la population française et dont les habitudes mentales sont devenues les normes de « la société ».

Il est né dans une clinique, a grandi dans un appartement, et mourra dans un hôpital après un passage obligé dans un Ehpad.

L’eau coule à son robinet quelle que soit la pluviométrie : il n’a jamais regardé le ciel en se demandant si son puits serait à sec. 

La nuit ne lui a jamais fait peur : les villes ne s’éteignent pas. 

Le froid ou la canicule ne le dérangent pas vraiment : il lui suffit de régler son thermostat pour corriger ces aléas.

La foudre est un phénomène météorologique spectaculaire trop rare à ses yeux. Le cas échéant, il la photographie pour un post sur Instagram. Il ne la craint pas : elle ne menace pas le vieux tilleul à côté du portail. 

Pour lui la vipère est un animal aussi légendaire que le dahu. Quoi de plus normal de la protéger? Dès lors, n’est-il pas nécessaire de voter une loi afin de punir de trois ans d’emprisonnement celui qui l’écraserait d’un coup de talon vengeur?

Quant au gel tardif de mai qui frille les bourgeons c’est tout au plus un désagrément matinal justifiant de penser à porter une écharpe en sortant. Ce n’est pas le risque de perdre son revenu annuel en une nuit.

Son rapport à la nourriture est à l’avenant. La viande en barquette découpée en portions individuelles n’évoque plus rien de vivant. 

Le poisson est un filet blême ne rappelant en rien la bête qui nageait dans l’eau. Il ignore à quoi ressemble une truite vivante, et s’en moque. Il serait d’ailleurs incapable d’écailler et de vider un poisson. Il se révulserait à évoquer cette simple idée. 

Il ne connaîtra jamais le menu plaisir de faire péter une vessie natatoire entre ses doigts.

Fruits et légumes sont des objets tous pareils, presque stériles. Une chiure d’oiseau, une trace de terre, de moisissure, un ver ou une limace les rendraient impropres à la consommation. 

Jamais il n’aura le plaisir de se laisser guider par les guêpes qui, en ayant dévoré une partie d’une mirabelle lui ont ainsi indiqué laquelle était la plus mûre.

Car le citadin ne consomme que des produits alimentaires. Il ne mange pas. 

Surtout pas des êtres vivants transformés. 

Il se nourrit.

La chaîne causale entre le vivant et l’assiette lui est aussi étrangère que le principe d’indétermination d’Heisenberg.

Il faut bien réaliser toutes les implications de ce qui précède pour avoir une chance de comprendre. 

Le citadin n’est pas plus sentimental que le paysan.  

Il est simplement totalement déconnecté de la vie. 

Il peut se permettre d’ignorer le réel parce que tout est prévu, calibré, normé, emballé, sous-vidé, pasteurisé, analysé, certifié, validé, étiqueté, estampillé, contrôlé, autorisé, assuré et qu’en cas de non-conformité,  tous les recours sont possibles. 

Son monde est fondamentalement gérable et géré. 

Pour lui, l’imprévisible est par définition une abstraction aussi incongrue qu’incompréhensible.

C’est quelque chose qui n’a pas le droit d’arriver et dont quelqu’un doit répondre. 

Car il lui faut toujours un coupable.

 

Les très riches enseignements de l’imprévisible.

Le rural, lui, a reçu une éducation que personne ne lui a dispensée: l’éducation par imprévisible du réel.

Il a appris que la nature n’est pas programmable. 

Une colonie d’abeilles peut mourir d’un hiver trop long ou d’un printemps trop pluvieux. 

Il peut rentrer bredouille d’une cueillette de girolles ou d’une pêche au brochet. 

Il mangera autre chose.

Le chien qui revient boiteux d’une battue ne fera peut-être pas la saison suivante. 

La gelée de saint Mamert est une menace réelle, pas une métaphore poétique ni la croyance surannée des grenouilles de bénitier accordant tant de pouvoirs aux Saints. 

La tornade pourra abattre le grand pin Douglas sur sa toiture.

La foudre pourra mettre le feu à sa grange.

Il a vécu des situations pour lesquelles le citadin aurait recours immédiatement à un spécialiste, à un expert, à une administration voire à un tribunal.

Cette familiarité avec l’aléa a pour conséquence l’acceptation tacite du risque comme composante normale de l’existence. 

Ce n’est en aucune manière le fatalisme du vaincu, ni une forme de résignation mais tout simplement le sage pragmatisme de celui qui sait qu’il ne peut pas tout contrôler. 

Le réalisme de celui qui a appris à distinguer ce qui dépend de lui de ce qu’il doit accepter comme contrainte.

Le rural a aussi compris d’instinct ce que le citadin se refuse à intégrer intellectuellement :  la mort est le revers nécessaire de la médaille de la vie. 

Quand il abat le cochon en novembre, il ne célèbre pas la mort, il accomplit un cycle. 

Quand il enterre son vieux chien, il ne pratique pas la cruauté. Ceci s’intègre naturellement dans une continuité : l’animal a vécu avec lui, a protégé ses poules des renards et l’a accompagné à la chasse. Il l’aimait mais il sait qu’un autre le remplacera, tout comme un autre l’a précédé.

Il lui rend à sa manière ce qu’il lui doit : une fin digne et rapide et une place dans la terre sur laquelle il a vécu. Son corps nourrira le grand chêne sous lequel il aimait à se promener.

Il ne s’en débarrasse pas en payant un vétérinaire qui le fera incinérer.

Et, chaque fois qu’il passera sous le grand chêne, il aura une pensée fugace pour lui.

Le paradoxe des vertus modernes.

Le citadin a donc évacué la mort de son horizon pratique.
Il ne l’a pas pour autant supprimée : il l’a déplacée, sous des formes qui la désubstantialisent.

Il traitera le cancer de son chien par chimiothérapie pour vingt mille euros afin de prolonger son agonie quelques mois. 

Le grand-père rural aurait sorti son fusil, geste de miséricorde qu’il considérait comme une responsabilité, non comme un crime. 

Le citadin, lui, soigne parce qu’il a perdu la compétence mentale et pratique de la mise à mort assumée. 

Chaque euro dépensé en chimiothérapie canine donne la mesure de son éloignement au réel biologique. 

Et la loi, désormais, le conforte dans son raisonnement : le grand-père s’exposerait au tribunal correctionnel. La compassion est devenue une obligation légale, la mort naturelle administrée un délit passible de prison. Une pratique d’un autre temps.

Car les lois sont faites par les citadins. C’est ainsi.

Ces mêmes citadins s’indignent à l’idée de manger du cheval. Du cheval? Un animal noble et meilleur compagnon de l’homme? Quelle horreur!

Mais ils ingurgitent sans le moindre état d’âme des nuggets de poulets de batterie élevés en 42 jours dans des hangars où la densité au mètre carré indignerait le grand père dont les poules courent dans le pré. 

La cohérence n’est pas leur fort. 

Leur seule cohérence serait le mécanisme : on protège ce qu’on connaît, on mange ce qu’on ne voit pas. 

Le cheval a un nom, une personnalité, une existence culturelle. 

Le poulet de batterie n’est perçu que comme de la protéine sous cellophane. Il a peut-être même été produit à l’autre bout de la terre. 

A-t-il même un jour été réellement vivant?

On retrouve les mêmes incohérences dans le pêcheur « no-kill ». 

Il passe son dimanche à taquiner la truite fario dans la Tille. Il la sort de l’eau avec les gestes délicats de l’obstétricien manipulant un grand prématuré, la photographie sous toutes les coutures pour ses réseaux sociaux, puis il la remet à l’eau précautionneusement. 

Il a pratiqué la pêche sans en assumer la finalité. 

Dans les années 1970, la quasi-totalité du poisson vendu en poissonnerie était entier. On voyait le poisson. On ne pouvait ignorer qu’il avait été vivant. Aujourd’hui, 80 % est commercialisé en filet. Mieux, les ventes de surimi ont explosé.

Le pêcheur no-kill aurait scrupule à tuer la truite qu’il a pêchée.

La boucle est bouclée.

La mort est passée à la trappe. On l’a éradiquée. On l’a invisibilisée.

Alors, il n’est bien sûr plus question de veiller grand-mère tout une nuit en buvant de la gnôle et en jouant aux cartes avec ses proches avant de la porter en terre le lendemain matin. 

On sous-traite le deuil en la confiant à un funérarium, puis on s’empresse de faire disparaître le corps en l’incinérant au plus vite.

Pour autant, la ville ne s’est pas débarrassée de l’anxiété.

La France comptait, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une population à peu près également répartie entre villes et campagnes. Désormais, plus de 80 % des Français vivent en ville. Cette migration massive, accomplie en deux générations, est l’une des transformations les plus radicales de notre histoire.

C’est également une des moins commentées, car ceux qui s’autorisent à parler sont précisément des urbains. Et parler de cet exode serait commenter un génocide culturel dont ils ont été les acteurs.

Ce qu’il a produit, entre autres effets, c’est une génération ayant perdu la mémoire du risque naturel. 

Des dizaines de millions de gens pour qui l’imprévisible est, par essence, une anomalie. Pour qui tout accident est une faute, toute perte vécue comme un préjudice, toute mort le fruit de la négligence de quelqu’un, personne physique sinon morale.

Le tout pour le plus grand bonheur des avocats.

L’assurance tous risques, le recours juridique automatique, la réglementation préventive en sont des manifestations concrètes.

Ce sont des réponses rationnelles à une expérience du monde d’où le risque ordinaire est banni. 

En revanche, en le bannissant, on l’a fait ressurgir sous une autre forme, celle d’une anxiété diffuse car sans objet précis.

Ainsi, le citadin angoissé exige le principe de précaution contre les OGM, refuse l’antenne du téléphone dans son quartier. Et il a d’ailleurs créé l’association « Robin des toits » pour lutter contre. 

Car « On ne sait jamais ! »

Il interdit à ses enfants de grimper aux arbres dans la cour de récréation. Il les oblige à porter un casque et des genouillères avant de monter sur un vélo.

Le citadin n’est pas vraiment stupide, il est simplement désarmé. 

Il ne dispose plus des outils cognitifs lui permettant évaluer un risque réel parce qu’il n’a jamais géré de risques réels.

Il n’a jamais eu à marcher sur la glace d’un étang.

Sa jauge est déréglée. 

Tout lui paraît également menaçant parce que rien dans son quotidien ne lui a appris à distinguer le danger sérieux du danger négligeable.

Le paysan, lui, hiérarchise naturellement. Il sait que la tique est un risque réel (la maladie de Lyme existe), que la vipère est un risque marginal (elle mord surtout les imprudents mais tue rarement), et que la foudre est un risque spectaculaire mais statistiquement dérisoire. 

Il sait également que les fraises des bois peuvent porter les œufs microscopiques de l’échinococcose alvéolaire. Mais elles ont si bonnes… Et pourquoi diable ce foutu goupil serait-venu chier exprès sur celles qu’il s’apprête à ramasser? Faudra-t-il en outre qu’il soit malade? Ça fait beaucoup quand même…

Il a donc compris que le risque zéro n’existe pas, et que toute décision est un arbitrage entre risques, pas une élimination du risque. 

Cette sagesse-là s’apprend dans les champs, jamais dans les amphis.

Les leçons que l’on n’apprend jamais en ville.

Certes, les champs ne sont pas le berceau de toutes les vertus et la ville le cloaque de tous les vices.

Mais je soutiens qu’il est des savoirs ne pouvant s’acquérir que dans le contact avec le réel biologique tels que la naissance, la mort, la prédation, l’aléa climatique, le cycle des saisons vécu dans toute sa brutalité.

Et je soutiens fermement que la perte de ces savoirs a des conséquences dépassant de très loin la simple nostalgie.

Une société qui ne sait plus tuer son cochon devient, tôt ou tard, une société qui ne sait plus assumer ses choix. 

Elle se consolera en interdisant de faire abattre le cochon à la ferme. Elle finira par organiser ses fêtes sans cochon pour ne froisser personne: le recteur de la Grande Mosquée de Paris a déjà montré le chemin.

Une société qui confie ses morts à des professionnels du deuil comme on confie sa voiture au garagiste perd quelque chose d’essentiel dans sa capacité à se confronter à l’irréversible. 

Et une société qui a élevé l’absence de risque au rang du droit constitutionnel est une société qui a choisi de se mentir sur la nature du monde qu’elle habite.

Le réel, cependant, n’est pas signataire de ce contrat. 

Il continuera, avec son entêtement habituel, à produire des morts, des risques, des aléas et des irréversibilités que nul décret ni réglementation ne pourra jamais éradiquer. 

La pandémie de 2020 l’a prouvé : une société qui a oublié ce qu’était une épidémie a réagi tétanisée par la panique. 

La panique de ceux qui rencontrent pour la première fois quelque chose qu’ils ne contrôlent pas.

Peut-être faudrait-il, de temps en temps, emmener les enfants des villes voir tuer un cochon. 

Non par sadisme, mais par un souci de pédagogie du réel. 

Il leur faut comprendre que la côtelette a eu des parents, que la mort est indissociable de la vie, et que grandir, c’est apprendre à tenir sa place dans un monde qui fonctionne parfaitement en ayant cure de nos règlements.

Raoul Girodet

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33 Commentaires

  1. Très bel article que je me suis délecté à parcourir tant il réveille de vieux souvenirs de moments passés autour de ce qui est si bien décrit de l’abattage du cochon pour assurer une année de pitance quand le « super marché » n’était pas dans la rue en face… Et puis tristesse de lire certaines réactions de ces « citadins » qui ne démordront jamais de leur inculture rurale qu’ils ont oubliés au fil des générations passées en ville. Mais se perpétuent, dans nos campagnes encore aujourd’hui, certaines de nos traditions, quoique puissent en penser
    certains émulent de A. Caron… et sa secte…

  2. Quel beau texte et quel réalisme, je suis citadine mais je ne peux qu’être d’accord avec vous
    Ma tante a été élevée à la campagne , à la ferme, j’y vais passé quelques semaines enfant, et le jour où ils ont tué le cochon , j’avais 6 ou 7 ans et pas eu le droit de voir mais entendu la détonation du pistolet
    J’avais vu ensuite comment était « transformé » le cochon
    Je me souviens de la vache qui avait mugi toute la nuit car son veau était parti à l’abattoir, j’étais pas contente, les parents de ma tante se sont gentiment moqués de moi, bah oui deux mondes différents
    Mais bon quand mon oncle et ma tante revenait de là bas, la remorque pleine de produits fermiers dont on savait d’où et comment ils avaient été fait, on faisait moins les difficiles

      • Merci à vous Christine, bien pour ça que je serai TOUJOURS du côté de ceux qu’on appelle les Paysans, notre pays
        J’avais oublié l’épisode du poulailler il fallait attraper deux poulets pour le déjeuner du midi, ce sont plutôt eux qui m’ont coursée mais bon
        Après j’ai assisté à leur « fin », mais je ne fus pas choquée en fait
        De bons souvenirs en tous cas, c’était il y a 55 ans !!!

  3. Mr Gégé,autrefois les vétérinaires étaient rares et l’argent aussi.le terme piquer un chien,vient du fait qu’il n’y avait pas de produit pour endormir les animaux,et c’est ainsi que muni d’une grande aiguille,le véto devait viser le coeur,il arrivait qu’il le manquait et il fallait recommencer,je vous laisse imaginer….Un animal,un chien puisqu’on en parle peut mettre plusieurs jours pour mourir,et c’est un acte de bienveillance pour lui helas.j’ai eu beaucoup de chiens dans ma vie,et je peux vous dire que c’est la larme a l’oeil,quand arrive le moment ou il faut emmener un chien pour son dernier voyage chez le véto.c’est pour lui éviter des souffrances.

    • L’article ne parle pas de véto ou de piqûre mais de coup de fusil sur un chien qui boite.
      Et là ça me dégoûte !!!!

      Le chien qui boite ne peut plus courrir avec les chasseurs donc on l’abat. Répugnant…

      • Mr Gégé,c’est vrai qu’autrefois c’était le recours pour éviter à un animal de souffrir,ça peut choquer,je le conçois,j’ai passé 50 ans de par mon métier à aller de maison en maison,plusieurs fois j’ai vu des chiens agoniser plusieurs jours sans que personne ne s’en occupe,j’étais jeune je n’osais rien dire,mais ça m’empechait de dormir,alors vous voyez,un coup de fusil,ça peut choquer,mais entre 2 maux il faut choisir le moindre.aujourd’hui les choses ont évoluées,et j’ai vu plus d’un dur pleurer quand son chien mourait.Les chasseurs ne sont pas ceux qui maltraitent le plus leurs chiens,je peux en témoigner.Aujourd’hui je ne l’accepterais plus.

    • Dans ma jeunesse, pour me faire un peu de sous, je travaillais l’été dans la viande en gros et demi gros, donc abattage et livraison, c est un metier qui forge le corps .tuer proprement une bete sans qu’elle souffre je sais faire, j ai des chiens de chasse et je n’irai jamais les abattre si ils boitent.meme si je sais me servir d’un certain nombre d’armes .je n aime pas qu’on nomme boucherie une guerre ou un massacre, ce terme est utilisé par ceux qui ne connaissent rien à ce noble métier .

  4. Suite :

    Et je ne parle pas de la violence des films, films d’horreurs, mais aussi et surtout films montrant la réalité dans la France des années 2020, comme le dernier film parlant de la vie de Samuel PATY …

    Respecter la nature, ce n’est sûrement pas faire de l’élevage intensif, sans aucun contrôle alimentaire, le dernier exemple étant les importations du Brésil, produits contaminés à la salmonelle, sans compter l’empreinte dite « écologique » due au transport …

    Bref, tout est inversé, les valeurs, les modes de vie, le bien & le mal, et c’est bien cela le premier des maux justement, de nos sociétés occidentales, il faut « remercier » tous ces traîtres de politiques depuis un demi-siècle au moins …

    Bref, comme d’habitude on finit par revenir aux mêmes sujets et leurs conséquences …

  5. Article qui est un rappel de ce qu’était la vie en symbiose avec notre planète terre, terre nourricière, et la nature, il y a encore quelques décennies, en France notamment …

    On a, effectivement, « aseptisé » la mort, en enlevant, petit à petit, tout ce qui faisait le contact avec le réel, la nature, qui est le modèle pour chaque espèce, tuer ou être tué, selon le cycle immuable de la perpétuation de la vie …

    Seul l’homme contredit cette nature, ça, il est très difficile aujourd’hui, de le montrer, le faire comprendre aux jeunes générations, élevés, comme l’explique l’article au « Mc DO » et aussi « à la barquette », ou encore au poulet déjà cuit, avec sa sauce, dans un contenant, que ce soit chez le boucher, ou dans les grandes surfaces …

    Beaucoup de gens s’offusquent de voir un animal tel le cochon être tué chez les paysans, alors que certains vont jusqu’à souhaiter la mort d’autres humains pour le seul fait que ces derniers ne pensent pas comme eux, socialement notamment …

  6. Bonjour, dîner de fête dans les cœurs et les estomacs quand mémé Léonie nous préparait du lard avec des patates de pépé Ernest le tout grillé et surtout bien accroché au fond du poêlon en fonte pour être dévoré avec un bon bol de lait ribot de la ferme d’à côté où pendouillaient des  »kilomètres de saucisses et les andouilles! Laissons à ces blérots des villes leur bouffe infâme ! Restons dans nos campagnes à déguster un bon kig a farz là-bas au pays breton ou de merveilleux rillauds liguriens ici dans la douceur angevine entre autres régalades porcines. Vous en pensez quoi Obélix et ton acolyte Astérix ?🤔😅 Belle journée à tous et…..bon appétit bien sûr.

  7. Mr Leman,si on tue toujours le cochon à la campagne,mais il est vrai que c’est de plus en plus rare.Par contre,il y a de plus en plus de gens qui essayent de monter des basses cours,pour un retour à la campagne,pas toujours évident,et par soucis d’économie,et manger un oeuf qui vient d’une poule qui est dans la nature,le gout est très différent et le (jaune)est orange vif,de plus c’est pratiquement zéro déchets,les poules ça mange tout,ou presque.Une des premières choses que font beaucoup de gens qui arrivent à la campagne,c’est d’acheter des poules,et c’est très bien pour responsabiliser les enfants et leur apprendre comment ça fonctionne et d’une façon très simple,ça ouvre l’esprit a plein de choses,qui ne sont pas incompatible avec leurs études,au contraire,ça donne une façon d’aborder les choses différente.

  8. Pour finir bien des aliments résultant de la mort du cochon ont disparu ou sont méconnaissables on ne trouve plus de vrai friton, l’oreillette, le « melsat » et d’autres ont disparu ou sont de lointaines copies, le « saindoux » et tout ce qui est gras n’est plus fondant, on ne fait plus sécher les saucisses à la maison……
    Ce monde a disparu hélas

  9. « emmener les enfants des villes voir tuer un cochon. »
    Non surtout pas. Tuer un cochon en abattoir stérilisé n’a rien à voir avec la cérémonie qui existait alors’ c’est justement son antithèse de plus il faut avoir été élevé dans ce contexte.

    • Oui mais en abattoir le cochon est sonné par un choc electrique, c est quands meme moins douloureux et plus rapude et je sais de quoi je parle, ayant participé a diverses manieres de tuer le cochon .

  10. Le citadin n’a jamais vu mourir un cochon mais à vu mourir son voisin égorgé par qui vous savez !!

  11. Bravo,vous avez décrit dans votre article à la fois,la vie a la campagne d’autrefois et les maux qui la rongent aujourd’hui.Mr Gégé,ce n’est pas que le chien est devenu inutile,c’est justement pour l’empecher de souffrir,je crains que vous n’ayez pas compris le sens de cet excellent article.Je vis a la campagne,depuis 72 ans,je connais hélas la dureté de la vie.Cependant,ne tombons pas non plus dans l’indifférence,la sensiblerie est devenue l’ennemi de la sensibilité.J’avoue humblement que quand on tuait le cochon j’avais la larme à l’oeil,sa vie nous permettait de perpétrer la notre.C’est toujours plus dur de tuer un animal qu’on a elevé.

    • M. Jean Christophe Guerry,
      vous avez raison, tuons les clébards qui nous emmerdent et la vie sera belle.
      Le même réflexe que nos égorgeurs…
      Nous venons tous de familles de culs-terreux, mais notre monde évolue. À nous de l’orienter vers ce que nous trouvons bon, jusqu’à ce que nos descendants nous prennent pour des vieux schnocks.

  12. C’est caricatural. Citadin: méchant. Campagnard: gentil.
    D’abord beaucoup de citadins ont des attaches à la campagne. On a tous des ancêtres paysans non?
    Ensuite, le monde que vous décrivez, c’est la paysannerie des années 50. Ça fait un bail qu’on ne tue plus le cochon parce qu’on n’en élevé plus, et plus grand monde n’a de basse cour. Par contre beaucoup de paumés et de gens aux minima sociaux, sur fond de haines séculaires entre familles dans certains coins de France. Désert médical aussi. A tel point qu’à un moment j’ai été tenté par la vie au grand air, mais vu les problèmes, j’ai préféré rester en ville.

  13. C’est un choix délibéré que d’avoir coupé de la terre l’humain. Mes parents étaient citadins mais mes grands parents étaient agriculteurs et j’ai pu profiter de ce mode de vie rigoureux mais gratifiant. Mais les politiciens, dans leur quête de vie éternelle, répandent la peur de vivre et mourir.

  14. autrefois,on veillait les morts dans nos maisons,mais c’était autrefois,;à 8 ans je savais plumer le poulet,le canard,les vider ;je savais tuer le lapin,c’était autrefois,dans un autre monde,sur une autre planète

  15. Bonjour le citadin a surtout peur de tout car il est trop à l’écoute des medias qui insémine une peur constante, les habitants des campagnes ont d’autres activités bien plus profitables. Les citadins ignorent aussi qu’il y a bientôt plus de renards dans les villes qu’en forêt,le risque d’une infection par des œufs oeufs du ver du renard est donc réel, mais l’homme n’est pas naturellement un hote pour ce ver et on exagère un peu le risque, le seul moyen de s’en débarrasser est de cuire 10 min à plus de 60 degrés. Je me suis fait mordre plusieurs fois par des tiques, plus elle est retirée tôt et plus le risque d’infection diminue. Bonne journée.