Et si on chantait Prévert, Verlaine, Dvořák, Audiard, Gabin, Gréco… avec Serge Gainsbourg ?

Publié le 15 août 2020 - par - 21 commentaires

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Rubrique musique

A côté de mon préféré, Brel, il y a bien sûr Barbara, Brassens, Ferré, Ferrat… et Gainsbourg ! Que je mets au même niveau que les 4 autres, quoi qu’en pensent et disent tous ceux qui, parce que le bonhomme était trop souvent mal rasé, alcoolisé et sottement provocateur, ne veulent pas l’écouter et l’apprécier, refusent de mettre un pas dans son monde magique, refusent de s’envoler avec lui par la magie de ses mots, de ses mélodies, de sa musique.

C’était un artiste, un vrai, un grand… Musicien à coup sûr, poète évidemment, peintre aussi, paraît-il, mais je ne  connais pas ses oeuvres.

Et, cerise sur le gâteau, c’était un authentique patriote, cultivé, ô combien, amoureux de la poésie française, du cinéma français, qui l’ont nourri et qu’il évoquait en passant dans un titre, dans une chanson, dans quelques mots, disant à chaque fois ce qui le faisait vibrer. Amoureux de la France, aussi. Rien à voir avec nos boutonneux écervelés qui bêlent et crachent sur leurs prédécesseurs, fiers de leur inculture. Et je ne parle pas des rappeurs !

Je vous propose d’écouter à nouveau, pour le plaisir, 5 de ses titres, qui font partie de mes préférés, mais j’en aime tant…

 

La chanson de Prévert 1961

Hommage à la chanson Les Feuilles mortes,  Prévert, qui avait écrit le poème et Kosma, le musicien (les 2 compères qui ont oeuvré dans tant de films, de Carné notamment). Ensuite ce sera Yves Montand qui la chantera et la rendra célèbre. Gainsbourg, sans en avoir l’air, réussit à rendre hommage à ses maîtres et pairs au travers d’une histoire d’amour terminée, pleine de retenue, de nostalgie, de douceur… Le vrai et timide Serge s’était livré avec ce texte.  Son amour pour les poètes, les peintres, les musiciens, ont rempli sa vie et l’ont inspiré et nourri. C’est sans doute dans cette chanson qu’on le comprend le plus aisément.

Pour en savoir plus sur la genèse des feuilles mortes, au tout début musique de ballet de Roland Petit, voir ici.

 

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La Javanaise, 1963 un autre genre, tout autre genre, mais avec quel charme ! Avec un message à retenir, quoi qu’il arrive : La vie ne vaut d’être vécue sans amour.

Et encore un hommage à une grande, une très grande dame, Juliette Gréco, à qui il a dédié la chanson.

Voici sa genèse :

« Un soir d’été de 1962, Juliette Gréco et Gainsbourg ont passé la soirée à écouter des disques et à boire du champagne dans l’immense salon de la chanteuse au 33, rue de Verneuil (à quelques dizaines de mètres de la future maison de son ami5). Le lendemain, il lui a envoyé La Javanaise. […] Il semble que Gréco l’ait créée en mars 1963 en la plaçant au début de son tour de chant au cabaret La Tête de l’art »2,6.

  • Serge Gainsbourg : « Cette Javanaise, qui fut si incomprise parce que j’y parle javanais, je l’ai écrite pour Juliette Gréco et je lui ai donnée aussitôt son retour des Amériques (sic). Je pense être un auteur privilégié puisqu’elle m’a chanté et je pense qu’il n’y a pas un auteur digne de ce nom ou au moins ayant un tant soit peu de tenue littéraire qui n’ait souhaité écrire pour elle. »7
  • Juliette Gréco : « C’est d’abord un jeu, pas un jeu de mots, mais un jeu avec les mots grâce auquel ils prennent une valeur, une couleur beaucoup plus forte. J’avoue j’en ai bavé pas vous — C’est superbe. Il l’a appelée comme ça, mais la chanson n’a rien à voir avec le javanais tel qu’il se parlait autrefois. Ceci est beaucoup plus fort, beaucoup plus musical. »8« Serge Gainsbourg sait jongler avec génie entre musique et paroles. »9
  • Bertrand Dicale : « Avec ses chœurs très chalala et le choix d’un son très « anglais » (c’est son premier enregistrement à Londres), Gainsbourg souligne dans La Javanaise des tourments très masculins, alors que Gréco affirme comme d’habitude une féminité majuscule, entre la liane vénéneuse et la caresse salvatrice. »10

Source wikipedia

 

Et quand Juliette chante :

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Requiem pour un con, 1968, bande originale du film Le Pacha, de Lautner, avec Gabin, ne serait-ce que pour l’intro, génialissime… mais le texte n’est pas mal non plus !

Genèse 

En 1967, Serge Gainsbourg est un auteur-compositeur reconnu, mais peine toujours à connaître le succès en tant que chanteur. C’est alors que Jean Gabin, qu’il avait rencontré sur le tournage du Jardinier d’Argenteuil dans lequel Gainsbourg avait joué un cinéaste et pour lequel Gabin (également co-producteur du long-métrage) lui avait demandé de composer la musique2,3, fait à nouveau appel aux services de Gainsbourg pour écrire la bande originale du film Le Pacha de Georges Lautner, dont le tournage commence en novembre, et également tourner une scène dans lequel il tient son propre rôle en studio d’enregistrement4,3. Un titre enregistré deux mois plus tôt, Requiem pour un con, va servir de générique au long-métrage, ce que le grand patron de la Gaumont, distributeur du film, accepte bien que ce ne soit pas trop dans l’esprit de la maison4.

La mélodie de cette chanson reprend (de manière très personnelle et un peu ornée) un thème écrit par Antonín Dvořák comme premier motif du quatrième et dernier mouvement de sa Symphonie n° 9 en mi mineur , dite « du Nouveau Monde », B. 178 (op. 95, 1893). Gainsbourg signe le texte, tandis qu’il compose la musique avec son arrangeur de l’époque, Michel Colombier5. Toutefois, Gainsbourg demanda à Colombier de le laisser être crédité comme le seul compositeur sur le film et sur le 45 tours original de 1968, rééditée en 2009, car pris dans une masse de travail, il ne voulait pas être privé de composer d’autres musiques de films, mais seront crédités comme co-compositeur à la SACEM5,6,7,8. Colombier accepte5. Ce n’est que plus tard notamment sur la réédition du 45 tours daté de 2010 que Gainsbourg est crédité comme parolier et co-auteur de la musique avec Michel Colombier9.

Une amitié, bien que méconnue, va lier Gabin et Gainsbourg, qui une fois la scène du Pacha où ils apparaissent tournée, vont parler musique, cinéma, littérature et le compositeur impressionne le comédien par sa culture10. L’acteur dira même à Lautner qu’il trouvait le morceau génial, ajoutant qu’il aurait affirmé « Requiem pour un con ? Avec lui, ça passe bien. Alors que c’est un peu vulgaire comme rengaine. »11.

Source wikipedia

 

 

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Dieu est un fumeur de havane 1980 Encore une bande originale d’un film, de Claude Berri cette fois.

Une espèce de chanson autobiographique, où sont évoquées la dépendance à la cigarette, les tendances autodestructrices et la difficulté à aimer de Serge Gainsbourg. Mais Dieu que c’est beau, en duo avec Catherine Deneuve. La musique est paradisiaque…

Genèse

En 1980, la vie privée de Serge Gainsbourg connaît un bouleversement majeur : Jane Birkin le quitte au mois d’août, lassée par ses excès. Pour lui changer les idées, le réalisateur Claude Berri lui propose de composer la bande originale de son prochain film intitulé Je vous aime et d’y jouer un second rôle2,3.

Dans le film, Catherine Deneuve interprète le rôle d’une parolière. Dieu fumeur de havanes est l’une des chansons que son personnage aurait écrites4. Sous l’apparence d’une chanson d’amour, ce titre révèle en réalité l’attachement indéfectible que ressent l’homme, Serge Gainsbourg, envers le tabac et surtout les gitanes5, « ses tendances autodestructrices ». La femme, Catherine Deneuve, tente de lui faire comprendre que ce n’est pas « la lueur de la cigarette qui « brille au fond de mes yeux », c’est la flamme de l’amour ». Cet amour semble à sens unique et repose sur un malentendu comme le faisait déjà Je t’aime… moi non plus6.

Source wikipedia

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Je suis venu te dire que je m’en vais, 1973 parce qu’il est mort, le poète, le musicien génial… et il me manque.

Et cette fois, c’est un hommage à Verlaine

Genèse

En 1973, Gainsbourg fait un premier infarctus, frôlant la mort. Hospitalisé une semaine, il a l’inspiration de ce qui allait donner Je suis venu te dire que je m’en vais3. Les paroles font référence à Chanson d’automne, poème de Paul Verlaine, dont il cite certains vers, tout en en réarrangeant l’ordonnance3. Gainsbourg enregistre les pleurs de Jane Birkin, pour accentuer l’effet dramatique du titre3.

Il est alors en couple avec Jane Birkin, qui vient d’accoucher d’une fille, Charlotte. Serge Gainsbourgexplique alors au journaliste Michel Lancelot : « Quand tout va mal, il faut chanter le bel amour. Quand tout va bien, chanter les ruptures et les atrocités ». La chanson s’adresse en réalité à Françoise-Antoinette Pancrazzi, sa seconde épouse et mère de ses deux premiers enfants4.

Le poème de Verlaine 

Chanson d’automne

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

 

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Complément de Claude T.A.L, qui me rappelle ce morceau magnifique du grand Serge : le sable d’Israël (1967)

GENESE

Né Lucien Ginzberg de parents juifs russes qui prennent asile en France après la révolution bolchevique de 1917, Serge Gainsbourg entretenait une relation particulière avec l’Etat hébreu.

En 1967, en pleine guerre des Six-Jours, il compose une chanson à la demande de l’attaché culturel de l’ambassade israélienne en France. Un cadeau confidentiel enregistré dans la nuit du 6 au 7 juin

 

« L’attaché culturel de l’ambassade d’Israël à Paris contacte Serge Gainsbourg pour lui commander une marche militaire. Le texte sera écrit en français puis traduit en hébreu. L’artiste enregistre moins de deux minutes de musique, accompagné à l’orgue électrique.  

La bande magnétique du précieux morceau part en avion pour Tel-Aviv. Mais la guerre de Six Jours éclate, les autorités israéliennes ont mieux à faire, et la bobine échouera pendant trente-cinq ans dans les archives de la radio Kol Israël. 

Jusqu’au moment où Jean-Gabriel Nouvel, qui en connaît l’existence, localise l’enregistrement après plusieurs mois de recherches.  

Quel honneur et quelle fierté d’entendre aujourd’hui ce texte, réponse à toutes les attaques des antisionistes.

Le Sable et le Soldat est comme une suite au Plaidoyer pour ma terre d’Herbert Pagani. Sans doute plus intense car il ne prend aucun détour pour avouer son amour et son dévouement. Et pourtant, Gainsbourg n’était pas attaché à Israël. D’ailleurs, il n’y a jamais mis les pieds.

Et lorsqu’il parlait de ses racines, il préférait évoquer la Russie de ses parents. Peut-être avoue-t-il dans cette chanson ce qu’il n’a jamais osé dire ? »

(La Tribune Juive, magazine)

 

Il aura fallu attendre presque 10 ans (en 2002) après sa disparition pour écouter « Le Sable et le Soldat [aka Le Sable d’Israel] » pour la première fois sur les ondes de RCJ.

Personne ne se doutait que Gainsbourg même il ne s’est jamais caché d’être juif, aurait écrit une chanson si engagée pour le jeune état d’Israël à l’issue de la guerre des 6 jours et de la libération de Jérusalem.

Si Gainsbourg n’a jamais caché ses origines (« Je suis né sous une bonne étoile… jaune », disait-il), le monde était loin de s’imaginer que l’artiste composerait une chanson aussi engagée pour le jeune Etat d’Israël.

« Oui, je défendrai le sable d’Israël. La terre d’Israël, les enfants d’Israël. Quitte à mourir pour le sable d’Israël » : c’est en ces mots que Gainsbourg chantait son patriotisme.

https://blogs.mediapart.fr/hazies-mousli/blog/211014/gainsbourg-le-sable-et-le-soldat

 

Et en hébreu, c’est magnifique !

Et ici chanté par une chorale juive française.

 

 

 

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21 réponses à “Et si on chantait Prévert, Verlaine, Dvořák, Audiard, Gabin, Gréco… avec Serge Gainsbourg ?”

  1. Avatar claude t.a.l dit :

    Et puis ça aussi :  » le sable d’Israël « .

    https://www.youtube.com/watch?v=JKAlhsZTtzM

  2. Jack Jack dit :

    Des vidéos affichées dans cet article, ma préférence va à Juliette Greco, à la diction si parfaite. Je vais chercher ses chansons de temps en temps sur l’Internet, pour des minutes me permettant d’oublier tous les malheurs et les crétins de notre époque.

  3. Paco Paco dit :

    Oui ! Tu as pleinement raison. Le Gainsbarre était un Artiste véritable ! C’est un plaisir que tu nous offres de réentendre son timbre inimitable. Et bien sur, les mots, les paroles. J’ai rendez vous ces jours prochains avec un musicien au clavier. Je lui proposerai de prendre à notre compte un morceau, l’autre ou plusieurs pourquoi pas de cet Artiste incomparable.Je te dirais ! Et encore une fois, grand merci, chère Christine.

  4. Jack Jack dit :

    Une leçon pour les jeunes, jeunes filles en l’occurence . Juliette Gréco : « si tu t’imagines »
    https://youtu.be/91hpFDSs3-w

  5. Avatar maury dit :

    Merci,merci Christine !!!Comme ça fait du bien d’écouter de vrais chanteurs qui transmettent avec leurs tripes des messages inoubliables qui nous parlent et à notre mémoire et à notre cœur!
    Pas étonnant que Jean Gabin artiste authentique s’est lié d’amitié avec Gainsbourg !!

  6. Avatar gigobleu dit :

    Merci Christine. Oui, nos grands artistes revivent dans notre âme lorsque nous écoutons leurs chefs d’œuvres. Ils font juste semblant d’être morts.

  7. François des Groux François des Groux dit :

    J’aimais bien aussi le duo Gainsbourg/Bardot…

  8. Christine Tasin Christine Tasin dit :

    C’est vrai, que de morceaux à mettre en exergue…

  9. Avatar Anne-Marie G dit :

    Jusqu’à la quarantaine, je n’aimais pas Gainsbarre, tout en appréciant les chansons de la période Gainsbourg, telles que la Javanaise, chanson captivante autant dans ses paroles que sa musique et qui m’a marqué comme tous ceux qui l’ont entendu durant leur enfance. Puis, tout d’un coup, je me suis mise à l’adorer ressentant sous les provocations de ses paroles, le désespoir du personnage. Ce qui me captive c’est sa superbe élégance nonchalante et la simplicité très travaillée de son style. Je pense que l’artiste a dévoré l’homme, expliquant sa terrible auto-destruction dans l’alcool. Je n’irais pas jusqu’à dire que je l’aime ou l’admire en tant que personne, il ne le demandait pas non plus. Non, j’appréciais et j’apprécie le très grand artiste qu’il a été, la délicieuse mélancolie qu’il distillait dès ses premières chansons, toujours épicée de gouaille un peu canaille, comme en hommage à la bohème où les poètes et artistes vivaient dans le dénuement au service de leur art avant le succès (s’il arrivait).

  10. Avatar Anne-Marie G dit :

    A propos de Juliette Greco, une chanson que j’aime à me repasser sans cesse, c’est « il n’y a plus d’après, à Saint-Germain des prés », écrite par Guy Béart. Immanquablement, ma gorge se noue… et les larmes ne sont pas loin. La mélancolie est sublimée quand elle est traduite en paroles et en musique, elle se déguste délicieusement.https://www.youtube.com/watch?v=_6pAS3gexS8
    Chanson qui paraît un peu froide, pas sentimentale du tout, mais avec toute la pudeur et la distanciation des poètes de la bohème.

  11. Avatar bm77 dit :

    De nombreuses interprètes surtout féminines du grand Serge ont brillé par le talent et leur personnalité dans l’interprétation qu’elles faisaient des chansons qu’il leur mettait à leur disposition .
    Mais il avait aussi le don le bougre de savoir les choisir avec une grande justesse .Je veux dire les chansons et les interprètes qui les serviraient le mieux. J’aimais beaucoup en dehors des chansons à texte qu’il a mis a disposition par exemple de Juliette Greco et de Catherine Sauvage , certaines légères qui ont contribué à rendre populaires certaines chanteuses que l’on a presque oublié comme Petula Clark avec « la gadoue  » et Régine qui fit « les p’tits papiers » son titre fétiche. https://youtu.be/DHQtHQonz9M
    https://youtu.be/OK8xOxuhYMQ.
    Sans oublier Anna Karina pour le téléfilm Anna! fhttps://youtu.be/rAVsGHDw_RU « Sous le soleil exactement ». Il était imprégné de musique classique et il aimait à répéter que ces chansons étaient un art mineur par rapport à celui de la grande musique.
    Dans cette musique interprétée par Jane Birkin , Jane B ,il n’hésite pas à reprendre un prélude de Chopin n°4 opus 28
    En génial passeur de poésie et de musique! https://youtu.be/W0Hd8KO6vBk
    Et dans ses premiers morceaux il excellait dans le jazz et fut précurseur pour ce qui a été d’habituer nos esgourdes à des rythmes tropicaux!
    https://youtu.be/TyMqgv5Djf0
    https://youtu.be/qkKMESd_PHo;
    Bon pour résumer Gainsbourg , ce génial touche à tout et cet homme libre , j’adore !
    J’ai des goûts complètement hétéroclites et en nous invitant à partagé autour de cet artiste dont j’aime touts les aspects de son œuvre , vous me comblez.

    Il était imprégné de musique classique et il aimait à répéter que ces chansons étaient un art mineur par rapport à celui de la grande musique.

  12. Avatar Gilles L dit :

    Bonjour merci pour votre article, cela nous redonne l’espoir que tout n’est pas perdu , ces chanteurs (euses) font partie de notre patrimoine culturel, qu’aucune musique des sauvages colorés actuels pourraient atteindre. Sauvegardons ce patrimoine pour nos générations futures .

  13. L’album « Rock around the bunker », parodie du nazisme à pisser de rire, par l’ancien ado juif qui a connu l’Occupation.
    L’album « L’homme à tête de chou », chef-d’oeuvre !
    etc. etc…

  14. Avatar Fomalo dit :

    Vidéos de  » rappel » géniales.Merci à tous ceux qui les ont mises en ligne. Je ne pleure pas tant sur la disparition d’un poète et de ses interprètes que sur la pseudo musique -bruit/vociférations-aux paroles dégénérées des » rappeurs  » tenant l’ensemble des antennes .. ‘Rap et Rape c’est pratiquement la même chose; le même fondement! Les jeunes Français sont-ils vraiment aussi c***s?
    DEHORS les muz et les blaques infra – humains, et à jamais!

    !

  15. Paco Paco dit :

    @ Christine.
    J’ai passé deux heures ce jour avec Dominique, mon nouveau copain musicien. Pas encore parlé de Gainsbarre, mais j’ai senti qu’il était mur pour ça. A suivre !

  16. Avatar "à la" poubelle ! dit :

    Duo Gainsbourg avec Michel Simon « L’herbe tendre ».
    La douceur de vivre à la française !

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