Les Françaises et leurs origines…

Suite de l’analyse des origines du peuple de France… Nos ancêtres les Gaulois, ce qui est vrai

Questions :
- Par rapport aux ADN mitochondriaux, quelle répartition ?
- Quelles origines migratoires ?

L’ADN mitochondrial (ADNmt), se transmet exclusivement de la mère à ses enfants, il révèle une histoire radicalement différente de celle du chromosome Y.

Alors que les lignées paternelles ont été bouleversées par de violentes vagues de migrations (comme l’arrivée des Indo-Européens/Celtes à l’âge du Bronze), les lignées maternelles sont beaucoup plus anciennes, stables et homogènes à travers toute la France et l’Europe.

Ainsi la répartition de ces haplogroupes en France, suivie de leurs origines migratoires profondes.

1. Répartition des haplogroupes mitochondriaux en France
Le paysage mitochondrial français est dominé par l’haplogroupe H. Contrairement aux lignées paternelles, il y a très peu de variations géographiques marquées entre le Nord, le Sud, l’Est ou l’Ouest de la France.
Haplogroupe H (environ 40 à 45 % de la population) : C’est le super-haplogroupe européen. Il est uniformément réparti sur tout le territoire français. Ses sous-clades majeures en France sont H1 (très fréquente à l’ouest et chez les Basques) et H3.
Haplogroupe U (environ 15 à 20 %) : Un groupe très ancien. En France, il est surtout représenté par U5 (la plus ancienne lignée d’Europe) et U4.
Haplogroupes J et T (environ 10 % chacun) : Souvent associés et présents de manière homogène, avec une légère augmentation dans le Sud et les zones méditerranéennes.
Haplogroupe K (environ 8 à 10 %) : Très stable, présent partout en France.
Haplogroupes minoritaires (V, W, X, I, T, N) (environ 5 à 10 % au total) : Éparpillés sur le territoire. Le groupe V connaît une fréquence légèrement plus élevée dans le Sud-Ouest et le Pays Basque.

 

1 bis. Les agriculteurs du Néolithique (-5500 avant JC)
Les agriculteurs du Néolithique (porteurs des haplogroupes G2a, J2 et de branches de I2) arrivent en France en provenance d’Anatolie via les côtes méditerranéennes et la vallée du Danube.
Ils apportent la révolution agricole (élevage, culture du blé, poterie, sédentarité) et assimilent pacifiquement les chasseurs-cueilleurs locaux.
Bien que leurs lignées paternelles aient été balayées par les cavaliers de l’Âge du Bronze, leur empreinte génétique globale (autosomale) et leurs lignées maternelles (ADNmt) restent un composant majeur et fondamental de l’ADN des Français actuels, particulièrement dans le Sud et en Corse

2. Origines migratoires des lignées maternelles
Si l’on relie ces haplogroupes aux grandes périodes de migrations et de peuplement de la France, voici d’où viennent les mères de la population française :
Les survivantes du paléolithique et des Chasseurs-Cueilleurs (Avant -7 000 ans)
Haplogroupes : U5 et U4
Histoire : Ce sont les lignées les plus anciennes de France. Le sous-groupe U5 a survécu au dernier maximum glaciaire (il y a 20 000 ans) dans des refuges climatiques (notamment dans la péninsule ibérique et le sud-ouest de la France) avant de recoloniser le territoire. Alors que les hommes chasseurs-cueilleurs (Y-ADN I2) ont presque disparu (Eliminations ?), les femmes de cette époque ont massivement transmis leur ADN aux générations suivantes.

– L’expansion néolithique : Les premières agricultrices (Entre -7 000 et -4 000 ans)
Haplogroupes : J, T, K, N1a, X et une partie de H
Histoire : Ces lignées sont arrivées en France avec la révolution agricole, portées par des populations originaires d’Anatolie et du Proche-Orient. Elles ont progressé en France via deux routes : la route danubienne (par l’Est) et la route méditerranéenne (par le Sud). Elles se sont mélangées aux populations de chasseurs-cueilleurs locales. Le groupe K et le groupe J sont les marqueurs par excellence de ces premières mères agricultrices.

– Le repeuplement post-glaciaire et l’âge du Bronze (Entre -4 000 et -3 000 ans)
Haplogroupes : H1, H3 et V
Histoire : Bien que l’haplogroupe H soit né au Proche-Orient avant le Néolithique, ses branches spécifiques H1 et H3 ont explosé en Europe occidentale (notamment depuis le refuge franco-cantabrique) après la fonte des glaces, puis durant le Néolithique final. Les vagues de cavaliers indo-européens à l’âge du Bronze (qui ont apporté le chromosome Y-ADN R1b des Celtes) voyageaient principalement entre hommes. Arrivés en Europe de l’Ouest et en France, ils se sont massivement unis aux femmes locales (déjà majoritairement de l’haplogroupe H, K, J, T, U).

– Pourquoi l’histoire « historique » (Celtes, Francs, Vikings) se voit peu dans l’ADNmt ?
Contrairement au chromosome Y qui a été profondément modifié par les conquêtes et les structures sociales patriarcales (où un petit groupe d’hommes conquérants pouvait avoir une descendance disproportionnée), les vagues de migrations historiques (Gaulois, Francs, Burgondes, Normands) ont été démographiquement minoritaires par rapport à la masse des femmes déjà présentes sur le territoire.
L’ADN mitochondrial français montre ainsi une continuité remarquable depuis la fin de la préhistoire. Les invasions germaniques ou scandinaves n’ont presque pas modifié les proportions des lignées maternelles, car ces guerriers se sont presque systématiquement mariés avec les femmes gallo-romaines et autochtones déjà sur place.


3. Différences entre les migrations masculines et féminines.
La comparaison de l’impact des migrations masculines et féminines à l’Âge du Bronze (entre -2200 et -1500 avant J.-C.) en Europe et en France, les plus importantes, révèle un phénomène biologique et social unique : une migration massivement asymétrique, souvent qualifiée par les généticiens de processus de distorsion sexuelle (sex-biased migration).
Pour faire simple, ce sont les hommes qui ont bougé sur de longues distances, tandis que les femmes sont restées ou ont bougé à l’échelle locale.

En conclusion : les Françaises moins Gauloises que les Français ne sont Gaulois !

La comparaison peut être amenée plus loin, si cela intéresse…

 

Note : différences entre ADN-Y masculin, ADNmt féminin et ADN autosomal.

L’ADN-Y est plus volumineux que l’ADNmt, sujet à de plus fréquentes modifications créant des sous-clades. Cela permet de dater précisément les migrations. En quelques générations, l’ancien ADN-Y peut disparaître et le nouveau dominer partout. Il y a un ADN-Y par noyau de cellule. Plus difficile à extraire.
L’ADNmt se trouve hors noyau, dans les mitochondries, bien plus nombreuses. Il est bien plus sable que l’ADN-Y puisque moins volumineux.
A différencier avec l’ADN autosomal, le mélange de tous nos ancêtres, ce que n’indiquent pas les deux premiers.

En italique, notes de JPSM.

Jean-Paul Saint-Marc

 10,942 total views,  1,267 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


19 Commentaires

  1. Je ne crois absolument pas qu’il y ait eu au Néolithique « un apport massif » en France et en Europe de personnes venue d’Anatolie(Turquie!…) ou du Proche-Orient! Rien dans le type physique des français de souche ne montre ou trahit une telle origine. Pour, moi, ces soi-disantes « nouvelles recherches » sur les prétendus apports de « migrants » bien avant la lettre, çà pue la propagande mondialiste et « remplaciste » à plein nez!…

    • Les populations anciennes du moyen orient n’avaient pas le type moyen oriental actuel. Ils ressemblaient plus aux europeens actuels.

      • DCO , si vous prenez simplement les Iraniens ou PERSES ,font partis de peuples indos-europeens , ne sont pas semites ……apres l’islam certaines et certains le devinrent ……….hélas …j’ai appris il y a quelques années que ROMS,ROMANICHELS , GITANS , MANOUCH etc etc ne sont strictement pas a l’origine europeens , sont de purs descendant de castes Indoux ( les intouchables ) foutus a la porte de l’Inde pour parasitages et autres grivelleries , par les peuples indiens d’origines et venus ensuite predationner l’ Europe par le Nord de la mongolie , russie etc etc et se sont repandu ensuite partout tels que nous les connaissons a l’heure actuelle…..le MONDE ??? quelle melasse …

  2. Il y a le Macropithèque, reconnaissable à son incompétence notoire dans tous les domaines, et la Trogneuxpithèque identifiable par son goût dispendieux malgré un physique ingrat pour les breloques et les parures de luxe payées exclusivement par les homo sapiens.

  3. Par exemple, aux Canaries, des études génétiques tendraient à prouver que ce sont surtout les hommes guanches que les Espagnols ont massacré.

  4. Certaines explications sont un peu trop scientifiques pour ma compréhension… Mais je serais intéressée, à titre personnel, de connaitre mes origines lointaines… A qui s’adresser ? Je sais qu’on peut faire des recherches à partir d’Internet, pour l’ADN, mais que cela peut s’avérer aléatoire, avec le risque de se faire arnaquer. Pouvez-vous fournir une adresse sérieuse ? Merci.
    PS : j’ai lu récemment que tous les individus ayant les yeux verts ont un ancêtre commun, venu des bords de la Mer Noire. Il a vécu une mutation qui a été transmise à ses descendants et au fil des siècles est parvenue à se disséminer sur tous les continents, mais plus particulièrement dans les pays du Nord, Ecosse et Irlande.

  5. Vue la gueule des deux jobasses, il est certain que nous ne sommes pas de la même souche… Il doit y avoir erreur sur la vision de ce qu’est un réel Français. Vive la Gaule réfractaire et nos cousins celtes !

    • Cher neuneu 1er , surement pas en logique humaine , pas grave .Si vous etes souchien ,les deux jobasses sont nos grand-méres et arrére grand-meres ,leurs sang en direct descend des Merovingiens devenus par la suite les francais ….Donc ??? donc ?? Clovis est notre ancetre commun et il faut en etre fier , meme tres fier ,
      …….. macroninete a titre d’exemple est un faux mérovingiens raté completement , c’est un mélange de volapuk ,de kazar ,de rom et de succube ,comme son frere de lait mechancon melange d’une courgete et d’un palmier datier ,c’est grace a ce mélange soupoudré de fiel que nous sommes dans la mouise ………

      • @ Monsieur Claude Germain 👍: Le principal dans notre approche, c’est que nous sommes d’accord sur la nécessité de faire front à l’envahisseur de tout poil. Quant aux deux gentils personnages, ils ne correspondent pas aux données paléogénomiques du gradient génétique que nous connaissons de la Gaule et des Gaulois, qui, du début de l’âge de bronze jusqu’à l’âge de fer et plus, n’ont subi aucun remplacement et dont la culture identitaire était liée au travail de la terre par la fructiculture du nord et la céréaliculture au sud avec nombre de jeux de culture physique. Bref, des barbares qui pétaient le feu par devant et l’orage par derrière.

        • Maternellement je descend de BASQUO-Bearnais vrais de vrais ,je remonte de ce coté là a 1480 et tres surement a 40 ou 50 generations locales CERTAINES MINIMUM ( les tueurs de Roland a RONCEVAUX ), coté paternel flamand vrai , donc pas plus gaulois que moi et surement vous aussi .Par contre je ne vois pas pourquoi vous avez honte de reconnaitre chez ces deux femmes VOS et NOS arrieres arrieres …………………………………………………………………………………………………………………………….grand meres , quelles soient paternelles ou maternelles .A part les batisseurs de cathedrales ,de quoi croyez vous qu’etait composé le peuple  » françoi  » ???? c’est certain de certain , ILS NE DESCENDAIENT PAS D’UN SEUL GENE aussi minuscule soit’il d’afrique et de lucie la guenon arboricole ….le bobart du siecle ….la copine de Coppins qui reconnu en colere devant les journalistes 2 ans avant de mourrir que ce fut un bobart pour nourrir le peuple de conneries….

          • Bonjour,

            Non, il y a eu un peuplement africain de l’Europe, indiscutable (env. -45000)

            Puis un peuplement venu du Proche-Orient (env -8000)

            Et enfin un peuplement venu du nord la mer Noire (??) des Yamnayas (env -4500)

            Je ne vois pas en quoi nier cet état de la science peut avoir un rapport avec une politique sérieuse de gestion de l’immigration actuelle.

            Sauf pour les Gauchos …

    • AH ah !
      et , parmis la masse des femmes sédentaires de la Gaule cetralz ayant survécu à la glaciation , il y a d’énormes différences ( de l’ordre de la différence entre un Néanderthal et un macaque gibbon ) , entre celles qui sont restées carnivores et celles qui ont eu la curiosité de s’interesser au plantes ;
      et des différences de volume de cerveau ( ou de traitement des informations .. !

    • Stupide.
      Cette phot est extraite d’une exposition sur l’habillement des femmes celtes.
      La précision n’a pas été indiquée lors du dépôt de l’article su rle site.

  6. Ayant établi l’arbre généalogique de ma famille jusqu’aux environs de 1750, j’ai pu constater que, de temps en temps, il y eut un homme venu d’ailleurs qui s’est marié avec une femme du terroir. Ma ligne mitochondriale est issue et ce jusqu’au 18ème siècle du nord de l’Alsace. C’est tout à fait passionnant ces histoires de génétique. Si une femme n’a pas de soeur, ni de fille la lignée mitochondriale est perdue.

  7. Nous en apprenons des choses… Merci de nous instruire sur ces sujets de spécialistes et de nous les partager.

    • Pas un spécialiste, mais intéressé !
      La dernière nouvelle, encore grâce aux analyses ADN.
      Vers 800 mille ans avant JC, grande glaciation… les hommes peinent à survivre, se réfugient dans les zones les plus chaudes.
      ==> leur nombre diminue à tel point que l’espèce aurait pu disparaitre, réduit soi-disant à 1280 individus dont on retrouve trace dans l’espèce moderne !!!
      C’est probablement entre -800/600 mille que Homo-sapiens et Néanderthal/Dénisova se serait séparés… pour se retrouver en Europe et Asie !