Jean-Michel Baylet, 79 ans, maire de Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne), ancien ministre, patron de La gauchiste Dépêche du Midi et figure historique du Parti radical de gauche, a été agressé le 8 août 2026.
En passant devant un garage d’où une musique « horriblement forte » sortait, il a demandé de baisser le volume. Un homme (ressortissant bulgare, travailleur saisonnier) l’a bousculé, frappé à la poitrine et aux épaules, et lui a craché dessus. Quatre jours d’ITT. Plainte déposée. Le couple a été placé en garde à vue puis convoqué pour violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique en février 2027.
Dans sa réaction à La Dépêche, Baylet a déclaré qu’il n’en fallait pas plus pour l’effrayer et a ajouté : « il faut que » (C.Tasin : c’est moi qui souligne…) ces gens venus d’ailleurs, qui au passage refusent absolument toute intégration contrairement à leurs prédécesseurs issus d’autres nationalités, acceptent les lois de la République.
Il a sans doute raison sur le constat ponctuel. Mais l’ironie est cruelle.
Une trajectoire politique cohérente… jusqu’à ce qu’elle touche son propriétaire
Pendant des décennies, Baylet a incarné une gauche qui a systématiquement combattu les approches restrictives en matière d’immigration. Au Sénat, il s’est opposé aux textes durcissant le regroupement familial, a dénoncé l’immigration choisie comme contraire à la tradition d’accueil de la France, a défendu une politique plus ouverte et a plaidé pour le droit de vote des étrangers (y compris aux élections nationales). Il a régulièrement rappelé que l’immigration zéro était illusoire et que la France devait rester fidèle à son humanisme.
Certes, cette ligne n’est pas propre à Baylet, mais cela ne l’empêche pas d’être responsable, coupable et de mériter des coups de pied au derrière (au moins) pour oser nous dire que ce qui se passe est nouveau ! Cette ligne a été celle d’une large partie de la gauche gouvernementale et radicale pendant quarante ans !!!! : relativisation des problèmes d’intégration, priorisation de la bienveillance et du vivre-ensemble , méfiance envers la légitime défense des citoyens ordinaires, et tendance à traiter les statistiques de délinquance sous l’angle du contexte social ou du racisme systémique plutôt que de la responsabilité individuelle et culturelle. Quand des Français subissaient des agressions, des nuisances ou de l’insécurité liées à certaines populations immigrées, le discours dominant était souvent celui de la compréhension, de l’oubli et du pardon. Quand un élu de gauche se retrouve craché dessus et frappé pour avoir demandé de baisser la musique, le ton change.
Les agresseurs sont bulgares, pas maghrébins ni musulmans. Le point de Baylet sur l’intégration différenciée selon les nationalités a le mérite d’exister, même s’il arrive tard. Mais le problème plus large que beaucoup de Français vivent depuis longtemps n’est pas inventé : les étrangers (officiellement environ 7-8 % de la population, la réalité est forcément plus importante, il suffit d’aller aux urgences dans tous les hôpitaux de France et de Navarre, d’aller à la CAF et de se promener quand c’est possible dans les très nombreuses villes islamisées de France et de Navarre) représentent officiellement autour de 24 % des détenus en France. Là encore, une statistique forcément bidonnée, il paraît que pendant le ramadan, près de 80% des détenus mangent halal… Les nationalités les plus représentées dans les prisons sont algérienne, marocaine, tunisienne, puis d’autres. Ces chiffres sont publics, stables dans le temps, et ne s’expliquent pas uniquement par le contrôle au faciès, non ?
Qui a fait quoi, en toute connaissance de cause ?
La question posée par beaucoup n’est pas tous les immigrés sont-ils criminels (ce qui est faux), mais : pourquoi avoir mené pendant des décennies une politique d’accueil massive sans exigence réelle d’assimilation, tout en stigmatisant ceux qui mettaient en garde contre les effets sur la cohésion sociale, la sécurité et les finances publiques ? Les prisons ne se sont pas remplies d’étrangers par hasard. Les nuisances, les refus d’intégration, les violences contre les forces de l’ordre ou les élus ne sont pas des inventions de fdesouche. Elles sont documentées. Et ceux qui les ont minimisées ou justifiées par la bienveillance portent une responsabilité politique.
Certes, Baylet a le droit d’être protégé et d’exiger que la justice fasse son travail. Personne de sérieux ne se réjouit d’une agression. Mais le bien fait ! que certains formulent n’est pas une apologie de la violence : c’est le constat d’une cohérence. Quand on a passé sa carrière à défendre une vision de la société où l’on excuse plus facilement les comportements déviants de certains groupes au nom de l’origine ou du passé colonial, et où l’on frappe plus durement le citoyen qui ose la légitime défense ou le simple rappel à l’ordre, il est logique que la réalité finisse par frapper aussi les promoteurs de cette vision.
Le maire de Valence-d’Agen a raison de rappeler que les lois de la République s’imposent à tous. Il aurait pu le faire avec la même force quand d’autres en subissaient les conséquences. C’est là que réside le problème, pas dans un couple de Bulgares qui ont mal réagi à une demande de baisser le son.
Christine Tasin
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Excellent plaidoyer de notre chère Christine. La réalité ne ment pas et finit par toujours s’imposer aux fantasmes, aux chimères et au « wentiment » d’insécurité » (de Dupont-Masérati) !!!