J’ai passé la soirée avec Christine et quelques amis, dans le Morbihan, pour écouter la conférence de Florian Philippot, invité par la Fédération du 56 et son dynamique référent, Nicolas Jové, par ailleurs rencontré lors des mobilisations de Callac et de Saint-Brévin contre l’installation de migrants dans ces villes.
D’abord, une superbe réussite, une salle magnifique de 350 places, plus que remplie, puisqu’une centaine de personnes écouteront la conférence debout. Je ne pouvais m’empêcher de penser à tout le mal que j’avais pu écrire et dire sur Florian Philippot, à l’époque où il était devenu, de par son travail et son talent, incontestable, le numéro 2 du RN, en fait celui qui impulsait la ligne.
Je voyais en lui un intriguant, un énarque froid, et je lui reprochais, au nom de la dédiabolisation du RN, des discours trop complaisants sur l’islam, sans parler de la traque qu’il menait, à l’intérieur du parti présidé par Marine, contre la mouvance identitaire. Je n’appréciais pas ses propos contre Jean-Marie Le Pen, sans qui il n’aurait pas profité de ce qu’est devenu le FN. Et le recrutement communautariste qu’il opérait ne me convenait pas. Donc, quand il a quitté le parti, en 2017, cela ne m’a pas fait pleurer, même si je n’ai jamais été adhérent FN ou RN.
J’ajoute qu’à l’époque, j’étais déjà favorable à la sortie de l’UE, mais que je pensais que cela ne devait pas être un thème prioritaire de campagne, considérant le combat contre l’islamisation de la France, l’invasion migratoire et le Grand Remplacement comme capital.
Et puis est venue l’année 2020, et la folie de la période Covid. A l’époque, j’étais enthousiasmé par la candidature d’Eric Zemmour, mais je ne supportais pas le confinement, et je sentais confusément l’énorme manipulation qu’il y avait derrière la politique de la peur impulsée par Macron, Véran, les laboratoires pharmaceutiques comme Pfizer et les médecins de plateau. Je n’acceptais pas l’idée de devoir porter un masque, de ne plus pouvoir sortir de chez moi à plus d’un kilomètre, la pression pour m’obliger à me faire vacciner avec un faux vaccin, le passe sanitaire, les soignants suspendus, etc. Et je cherchais vers qui me tourner pour exprimer dans la rue mon refus de la dictature sanitaire.
C’est alors qu’avec Christine, nous avons entendu Florian Philippot tenir le même discours que nous. Nous nous sommes rapprochés, dans notre département, des militants locaux des Patriotes, et avons mis, en commun avec eux, notre savoir-faire pour organiser des rassemblements toujours plus nombreux. Nous avons également été des premiers rassemblements parisiens que Florian organisait, tous les samedis, sous les fenêtres de Véran. Nous avons appris à mieux le connaître, nous avons discuté avec lui, et nous avons relayé, dans nos médias, toutes les actions qu’organisaient les Patriotes, auxquelles nous participions quand nous le pouvions, à Paris ou en Bretagne.
Je me suis investi dans la campagne d’Eric Zemmour, tandis que Christine se rapprochait des Patriotes, auxquels elle avait adhéré dès que Philippot avait quitté le FN.
Moi, j’ai continué à partager le combat de Reconquête, et à y tenir des conférences, quand j’y étais invité par des fédérations.
Je suivais malgré toujours Florian Philippot de près, et j’appréciais, après son attitude exemplaire, lors de la période sur la dictature sanitaire, son courageux combat pour la paix en Ukraine, et les initiatives de rue qu’il prenait. J’avais été l’écouter, un soir, toujours avec Christine, dans le Jura, et j’avais apprécié son discours, tout en regrettant ne pas avoir entendu une seule fois parler d’islam et
d’immigration.
Lorsque nous avons appris qu’il tiendrait une réunion publique pas trop loin de chez nous, nous nous sommes bien sûr inscrits immédiatement, et je reviens, aux alentours de minuit, de cette soirée.
Florian a fait énormément de progrès, il est devenu un orateur talentueux, qui a su ajouter de l’humour, souvent féroce, à des interventions fort bien structurées, avec une cohérence qui tourne autour de la souveraineté retrouvée de la France, chose possible selon lui que si notre pays quitte l’Union européenne.
Il a d’abord commencé son propos en revenant sur la visite du pape, et en expliquant pourquoi elle avait fait du bien à la France. Il a vu dans le souverain pontife le contraire de Macron. Il a entendu des propos élogieux et respectueux de la France, de la part du pape, quand Macron, depuis neuf ans, n’a jamais rien dit de bien sur le pays dont il est le président.
Florian a su faire rire son auditoire sur Macron, bien sûr, mais aussi sur Edouard Philippe, Gabriel Attal, la primaire socialiste, les mondialistes et tous ceux qui détruisent la France.
Il a capté l’attention du public en expliquant, si les souverainistes arrivaient au pouvoir, le programme des trois premières semaines, décisives selon lui. D’abord, sortir, dès la première semaine, de l’UE, de la CEDH, de l’Otan, de l’OMS…
La deuxième semaine, retrouver notre liberté d’expression en abrogeant toutes les lois liberticides favorisant la censure.
Et la troisième semaine, retrouver la démocratie directe par des référendums redonnant la souveraineté au peuple français.
Il annonça, s’il arrivait au pouvoir, la fin des sanctions contre la Russie, qui pénalisent d’abord les Français, notamment sur le prix de l’essence, et la reprise d’un dialogue constructeur avec Vladimir Poutine, dans l’intérêt des deux pays. Dans ce contexte, bien sûr, plus un euro, plus un franc, ne serait consacré à l’Ukraine, pays jugé mafieux et corrompu.
Il fit part de son souhait de voir s’organiser une primaire de souverainistes, tranchée par le peuple, et regretta de ne pas être suivi par les autres. Mais il intéressa le public quand il affirma que seul Philippe de Villiers avait l’autorité, par sa personnalité, de se passer des primaires pour s’imposer comme le représentant du peuple souverainiste. Et il affirma que ceux qui disent qu’il n’envisage pas de se présenter sont des menteurs, ce qui ne veut pas dire qu’il se
présentera, mais…
Il énuméra la vingtaine de villes où il y a aura des rassemblement de Patriotes, ce samedi 3 octobre, où il sera à Paris avec toutes les professions qui se battent pour ne pas mourir.
Dans un très beau final, il toucha l’assistance en disant que le combat en défense de la France était le sens de sa vie, et il ne cacha pas qu’il était inquiet pour l’avenir de notre pays, et qu’il était conscient qu’il pouvait mourir. Raison de plus pour consacrer toutes nos forces pour le sauver, ce qui est encore possible, et indispensable pour la France, mais aussi pour le monde.
Le public l’applaudit debout pendant de longues minutes, et une vibrante Marseillaise clôturera une soirée parfaitement réussie.
Comme je regrette d’avoir manqué ce meeting de plus habitant à coté. Je suis régulièrement ses déclarations dans divers médias depuis le Covid étant sur la position de Pierre et donc de Philippot depuis le début de la pandémie. Son engagement à sortir de l’UE est primorial, ce que Zemmour ne propose pas (je garde toutefois pour Zemmourma préférence pour son engagement anti migration et remigration)
Zut si j’avais su que tu étais intéressée je t’aurais appelée mais on vit au jour le jour, presque à la minute près et on a percuté aussi au dernier moment que c’était le jour de Philippot..