La réalité
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Ce qui se passe sous nos yeux dans les lycées n’a plus rien d’une banale agitation lycéenne. Ce que CNews montrait hier, ce que les chaînes tournent en boucle sans oser le nommer, c’est une répétition générale.
La France insoumise a trouvé ce qu’elle cherchait depuis des années: une base militante jeune, radicalisée, disponible pour faire la « révolution ». On y voit des lycéens, des étudiants, et de façon très visible un grand nombre de jeunes issus de l’immigration, instrumentalisés sans vergogne par des officines d’extrême-gauche qui leur promettent la revanche sociale.
LFI est bel et bien en première ligne : Bally Bagayoko a rejoint les lycéens du Paul-Éluard, a chanté La Marseillaise poing levé ; des députés (Léaument, Vannier, Coquerel…) se sont montrés ; Mélenchon a accusé le gouvernement de « répression » avec « arrière-goût raciste », a appelé élus et militants à s’interposer et a déclaré être fier d’être aux portes des lycées. Manuel Bompard a défendu le soutien. À sept mois d’une présidentielle où LFI cherche à capitaliser sur la jeunesse et les abstentionnistes, c’est une stratégie classique de polarisation avec un chemin puant la violence…
Le scénario est cousu de fil blanc pour 2027. Avant, pendant, après l’élection présidentielle, créer les conditions d’une intifada à la française. Bloquer les lycées aujourd’hui pour bloquer le pays demain. On teste la logistique, les mots d’ordre, la capacité à paralyser, la réaction — ou plutôt l’absence de réaction — de l’État…
Nous ne sommes plus très loin du Camp des Saints de Jean Raspail. A cette différence près que la fiction est devenue réalité inversée : nul besoin d’attendre des bateaux sur les côtes. Ceux que l’extrême-gauche rêve de jeter contre la République pour en finir avec la France telle qu’on l’a connue sont déjà là, dans nos établissements, chauffés à blanc par des militants qui jouent aux apprentis sorciers.
Et le pouvoir regarde ailleurs. Macron, qui se veut garant des institutions, laisse faire. S’il prenait ses responsabilités face à une tentative à peine voilée de déstabilisation du pays et de préparation d’un affrontement civil, il devrait ordonner que la justice s’intéresse très sérieusement à Jean-Luc Mélenchon et à ses lieutenants les plus zélés. Pas demain, quand les barricades brûleront. Maintenant.
Car ce qui se prépare n’est pas un mouvement social. C’est une stratégie de chaos.
Christine Tasin
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