Cet article a été publié pour la première fois par le Dr. méd. David Bell sur le site du Brownstone Institute.
À notre époque éclairée, tout au moins dans une grande partie du monde actuel, le grand public est inlassablement bombardé d’avertissements concernant la menace existentielle que représentent les maladies infectieuses.
Une nouvelle épidémie lointaine se propage. Cette fois-ci, il pourrait s’agir de la « maladie X » du Forum de Davos! « … et il n’y a pas de vaccin… » !
Comment l’espèce humaine a-t-elle pu survivre jusqu’à présent ?
Il y a quelques décennies, la vie était moins marquée par la crainte d’une fin imminente. Les responsables de la santé publique enquêtaient calmement sur des épidémies de diarrhée liées au café du coin ou sur un paquebot de croisière. Le festival de Woodstock s’est déroulé pendant la dernière grande pandémie de grippe, et personne ne l’a vraiment remarqué, encore moins porté de masque. Les gens se contentaient d’écouter de la musique, vivaient comme leurs ancêtres et parvenaient, d’une manière ou d’une autre, à assurer la pérennité de notre espèce humaine.
Depuis Woodstock, la technologie médicale et l’innovation biotechnologique se sont beaucoup développées, mais pas toujours pour le bien des patients.
Si vous aviez une crise cardiaque dans les années 1960, on vous donnait de la morphine pour la douleur et un matelas ferme, un peu de nitroglycérine sous la langue ou quelques médicaments de première nécessité pour stabiliser un rythme cardiaque irrégulier. Aujourd’hui, vous souffrez d’un manque en défibrillateur cardiaque, on vous emmène d’urgence dans un froid labyrinthe de tubes et de moniteurs, de médicaments thrombolytiques et de sondes de stimulation cardiaque, de multiples examens d’imagerie suivis, de plus en plus souvent, d’une intervention chirurgicale en urgence pour éliminer une obstruction persistante. Beaucoup moins de gens meurent (?) Tout cela est considéré comme bénéfique et les dépense en vaudraient la peine.
Le monde des maladies infectieuses est très différent. Depuis peu, il est confronté à une défaillance intrinsèque du marché. Alors qu’une population malmenant son corps, de plus en plus âgée et en surpoids garantit un marché en pleine croissance pour les maladies cardiaques et les affections chroniques, celui des maladies infectieuses connaît un déclin inexorable. L’innovation biotechnologique a produit toutes sortes de nouveaux tests permettant de distinguer les agents pathogènes, leurs souches et les variants de ces souches, mais malheureusement du point de vue commercial, dans un contexte de recul de la morbidité et de la mortalité des maladies infectieuses. Les germes développent des résistances, mais nous continuons à mettre au point de nouveaux antibiotiques pour remplacer ceux qui perdent de leur efficacité, de manière imparfaite mais suffisante pour participer à maintenir ce déclin. inexorable des maladies infectieuses, déclin dû avant tout à l’amélioration des conditions d’hygiène et de l’éducation.
Dans ce contexte, le développement de vaxxins ARN constitue une perspective financière réjouissante au milieu de perspectives moroses: c’est l’œuf d’or que l’on peut vendre aux personnes en bonne santé plutôt qu’au marché en déclin des maladies infectieuses qui comprennent de moins en moins de malades. Les thérapies géniques à ARN modifié, reclassées en vaccins, permettent désormais aux entreprises de « fabriquer » pratiquement de nouveaux vaxxins en quelques mois. Mais pour les vendre, il reste nécessaire de convaincre des personnes qui ne sont pas exposées à une menace imminente de devenir des consommateurs.
De plus, si certains vaccins, comme ceux contre la rougeole, peuvent réduire efficacement la circulation des agents pathogènes, la majeure partie de la baisse de la mortalité, même celle due à la rougeole, s’est produite avant la mise à disposition des vaccins contre ces « maladies évitables par la vaccination ». La nutrition, l’éducation, l’assainissement et l’amélioration des conditions de vie ont permis d’éliminer jusqu’à 98 % des décès dus à la rougeole dans les pays riches et endettés. Le terme de marketing « maladies évitables par la vaccination » a contribué à faire de la publicité pour cette heureuse évolution, tout comme le parrainage de nos Facultés de médecine,
Mais le grand public est moins facile à convaincre que les médecins et prend de plus en plus conscience que d’anciens fléaux tels que la peste, le typhus et la scarlatine, pour lesquels il n’existe aucun vaccin, ont reculé à peu près au même rythme que la rougeole.
Les vaccins contre les maladies classiques évitables par la vaccination ont pour la plupart dépassé le délai de 15 ans au terme duquel la propriété intellectuelle expire généralement, ce qui réduit d’autant le potentiel de retour sur investissement. Cela pose un défi. Les entreprises doivent, soit remplacer les vaccins existants par de nouvelles technologies telles que l’ARNmod, en affirmant qu’elles sont en quelque sorte meilleures et inoffensives, soit trouver de nouvelles maladies infectieuses ou autres.
L’histoire a montré que très peu de choses échappent à la capacité d’adaptation des êtres humains. Comme l’a encore démontré le Covid-19, c’est la peur des maladies infectieuses qui compte, pas besoin de cadavres dans les rues. Il n’est donc pas nécessaire de créer de nouvelles maladies graves, ce qui serait difficile, mais simplement de mettre en avant dans les médias des problèmes auxquels le public n’avait jamais prêté attention auparavant et de les dramatiser.
Confinant les jeunes et les personnes d’âge mûr, ruinant leurs entreprises, puis imposant la vaccination comme moyen de retrouver la « liberté », aurait été impossible à l’époque de Woodstock en 1969, voire en 1999. C’est trop manifestement et de manière trop flagrante fasciste et les gens gardaient alors encore en mémoire l’Europe du milieu du XXème siècle.
L’épidémie de SRAS en 2003 a changé la donne, ouvrant de nouvelles perspectives d’investissement. De plus, de nombreux efforts ont ensuite été consacrés aux techniques issues des sciences du comportement. La mobilisation des médias et du public s’est améliorée grâce à la grippe aviaire, à la grippe porcine et à l’engouement d’Hollywood pour les épidémies. Puis le narratif manipulateur Covid-19 a réalisé ce qui semblait auparavant impossible. Pour l’industrie biotechnologique, le Covid a été un succès commercial retentissant, indépendamment des liens avec les recherches en gain de fonction de virus de type SRAS… chez de nombreux acteurs impliqués, un sujet dont une société plus réfléchie aurait du tirer quelques leçons.
Cela explique, sans qu’il soit nécessaire d’apporter beaucoup plus de détails, la succession d’événements dramatisés qui s’en est suivie :
La variole du singe (principalement chez une population homosexuelle occidentale)
La grippe aviaire (chez certaines vaches et pratiquement aucun être humain)
Encore le Mpox (cette fois-ci principalement chez des enfants africains souffrant de malnutrition)
Le virus de Marburg (près de certaines grottes au Rwanda)
Le virus Nipah (lien au cas où vous l’auriez déjà oublié !)
L’hantavirus (deux ou trois décès sur un bateau de croisière)
Ebola (qui a relégué l’hantavirus hors des premières pages des médias, dans la province d’Ituri en République démocratique du Congo, ravagée par la guerre civile et l’inculture).
Depuis le début de la soi-disant pandémie du Covid19, le nombre total de décès liés à cette liste est inférieur à 1’000 personnes, dans le monde entier, cela sur plus de 8 milliards d’habitants. À chaque épidémie, nous avons dû subir les avertissements des « experts » désignés par les médias, qui nous garantissaient que (cette fois-ci) l’épidémie risquait de prendre une ampleur mondiale catastrophique. Des milliards de dollars ont été détournés, en grande partie vers des entreprises commerciales de biotechnologie, pour nous sauver. Il existe désormais tout un secteur, financé par les contribuables, dont le but est d’instiller la peur chez ces mêmes contribuables et de les racketter davantage. Ce modèle pervers est tout simplement trop potentiellement attractif pour disparaître, ou pour laisser le réalisme s’y opposer. Notre espèce a peut-être survécu pendant des centaines de milliers d’années sans Pfizer, Modena, etc, mais cela ne peut plus être le cas.
Le nombre de décès liés à l’épidémie actuelle d’Ebola va malheureusement augmenter en Afrique, avant qu’elle ne prenne fin. Elle se propage dans un contexte de pauvreté, de manque de formation, d’indiscipline, de troubles civils et d’accès limité aux soins de santé, ainsi que de méfiance née des perceptions récentes d’exploitation concernant les vaxxins contre le Covid et les vaccins contre Ebola. Il faudra du temps aux communautés de l’Ituri pour relever ces défis. Cependant, cela ne provoquera pas d’épidémies significatives ailleurs, car Ebola est facilement maîtrisé grâce à des services de santé compétents, des habitants cultivés et à des conditions de vie stables.
En réalité, aucune des huit maladies citées ci-dessus n’est vraiment adaptée à une propagation à grande échelle chez l’homme. Soit elles se transmettent difficilement d’une personne à l’autre, soit elles présentent des symptômes, des signes et un mode de propagation évidents, soit elles ne se propagent largement que parmi des populations incultes souffrant de malnutrition et disposant de soins de santé précaires.
Nous n’avons pas connu de pandémie grave touchant l’ensemble de la population depuis la mise au point des antibiotiques de première génération, il y a environ un siècle. La plupart des décès liés à la grippe espagnole de 1918-1919 étaient dus à une pneumonie secondaire, à cette époque une affection difficile à traiter. Le Covid-19 n’a guère affecté les personnes jeunes et d’âge moyen, même avant que Pfizer et autres ne poussent les cellules de leur organisme à produire une protéine étrangère et nocive, la dite spike protein, traduite en français par nos désinformateur professionnels protéine de pointe, alors qu’elle n’est qu’une protéine barbelée fort malsaine !
Le battage médiatique ne porte donc pas sur une menace réelle, mais sur la création d’un marché. Pas pour de vieux produits dont le brevet a expiré, comme les vaccins contre la rougeole, mais pour des produits nouveaux et financièrement très intéressants. Si les nouveaux vaccins peuvent (?) aider dans les régions à haut risque où la nutrition et l’assainissement restent précaires, les populations pauvres constituent un marché peu attractif. C’est leur utilisation massive dans les pays riches qui fait véritablement la différence. Le discours sur une catastrophe imminente et la recherche désespérée de remèdes miracles introuvables leurs sont destinés. Même si peu de personnes finissent par mourir, d’énormes sommes provenant des contribuables peuvent tout de même être transférées aux industries pharmaceutiques et de la santé, et les investisseurs s’enrichissent considérablement avant que les résultats ne soient clairement établis, comme cela vient de se passer avec le Covid-19.
Pour le commun des mortels, les conséquences négatives sont considérables. Alors qu’Ebola et la variole du singe se propagent et font des victimes dans un contexte de pauvreté et d’endettement national, l’alarmisme pandémique ne fait qu’aggraver la situation. Les fonds alloués à la nutrition diminuent tandis que ceux destinés au développement de vaccins augmentent. L’enveloppe généreuse allouée par les États-Unis pour l’épidémie actuelle d’Ebola est comparable à l’ensemble des budgets annuels consacrés au paludisme de dix pays d’Afrique centrale. À ce jour, Ebola a fait environ 150 morts confirmés, alors que le paludisme tue environ 120’000 enfants chaque année dans cette même région.
La biotechnologie, cependant, tient fermement les rênes de la santé mondiale, et les professionnels de la santé publique, des médecins manipulés, des médecins oubliant leurs devoirs déontologiques ou qui se sont laissés achetés, ainsi que les médias savent bien qui leur assure leur gagne-pain. Chaque professionnel de la santé publique qui se rallie à ce discours fait partie du problème, tandis que chaque journaliste qui relaie ces absurdités ne fait qu’aggraver la pauvreté et les souffrances. Si la mortalité due aux maladies infectieuses met fin à son déclin centenaire, ce sera parce que les profits, les salaires et les parrainages ont tout simplement pris le pas sur la vie d’autrui.
La seule issue, peut-être, réside dans ceux qui sont assez âgés pour se souvenir du monde d’il y a quelques décennies. Ou dans le fait que les plus jeunes en aient tout simplement marre de se faire mener en bateau. Les bénéficiaires aux commandes, eux, trouvent tout simplement trop de raisons de maintenir leur cap.
Docteur Dominique Schwander
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Merci pour cette mise au point qui espérons-le, trouvera un écho parmi les mougeons et en éveillera quelques-uns.