
Si le peuple est pessimiste c’est qu’on ne lui a pas raconté la bonne histoire
On m’aurait dit, quand j’avais une douzaine d’années et que je découvrais la science-fiction et les manipulations imaginées par les écrivains que je verrais cela de mes yeux un jour, que je le vivrais un jour, j’aurais ri aux éclats. A présent je pleure.
La France, cette chance inouïe qu’on vous raconte et qu’on va vous raconter de plus en plus.. En Macronie, le père Noël va passer tous les jours… dans les journaux !
Le Quai d’Orsay a donc réuni 250 communicants, communicantes et autres narrateurs engagés pour produire des récits positifs et engagés sur la diversité et l’immigration. On y est. Le gouvernement ne se contente plus de gérer la réalité : il a décidé de la réécrire. Comme un mauvais auteur qui, face à un manuscrit raté, choisit de changer le titre et d’ajouter des smileys.
L’immigration est une chance pour la France…. Combien de fois avons-nous entendu ce mantra ? Désormais, ce ne sera plus une simple incantation ministérielle : ce sera une campagne d’histoire officielle, financée sur fonds publics. On imagine déjà les ateliers créatifs au Quai d’Orsay : Alors les gars, comment on vend les zones de non-droit comme des laboratoires de multiculturalisme enrichissant ? Et les files d’attente aux urgences ? On les transforme en melting-pot festif ?
C’est beau, la diplomatie narrative. Quand les chiffres posent problème, quand les sondages montrent une lassitude croissante des Français face à une immigration de masse mal maîtrisée, quand les banlieues brûlent régulièrement et que l’intégration ressemble parfois à un mirage, on ne change pas de politique. On change l’histoire. On produit du contenu. Des histoires positives. Du récit engagé. On embauche des communicants pour faire ce que la réalité refuse poliment de faire : sourire sur commande.
C’est presque touchant de naïveté orwellienne : si le peuple voit mal les bienfaits, c’est qu’on ne lui a pas raconté l’histoire correctement. Le problème n’est pas la politique migratoire, ni son échelle, ni ses coûts sociaux, culturels et budgétaires documentés. Non. Le problème, c’est le récit. Il faut juste mieux vendre le produit.
On attend avec impatience les futures productions du ministère :
– Comment une cité devenue zone de deal est en réalité un énorme centre entrepreneurial multiculturel
– Les écoles où 80 % des élèves ne parlent pas français à l’entrée ? Une opportunité linguistique inédite !
– La relégation culturelle et la concurrence salariale en bas de l’échelle : des défis qui forgent le caractère
Pendant ce temps, les Français qui vivent au quotidien les conséquences d’une immigration incontrôlée se feront gentiment expliquer qu’ils sont victimes de « biais cognitifs » et qu’un bon récit positif arrangera tout ça.
La manipulation est avouée, presque revendiquée. On ne cherche plus à convaincre par les faits, on fabrique du consentement par la fable. C’est moderne. C’est engagé. C’est surtout le signe d’un pouvoir qui préfère réécrire la carte plutôt que d’affronter le territoire…
Et dire qu’on accuse parfois les populistes de raconter n’importe quoi…
Christine Tasin, fatiguée des contes de fées diplomatiques…
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Bonjour, les Niebelungens façon remix africa 🤣 les franconazis vont eux aussi ecrire leur legende! Cette fois ci, ce n’est pas le peuple mythique de l’Appolon Hiperboréen qui est pris comme modèle, mais la lie de l’humanité qui entre dans notre pays illégalement en commettant par là, le premier délit sur notre sol. Cela est déjà en pratique dans le fabuleux monde de « wonder layette », je regarderais un reportage sur les manifs en Angleterre, la « Bébécul tv » interroge deux immigrés installés dans le coin, et bien croyez le où non, dites « c’est pas possipe » et bien ,l’un est ingénieur et l’autre étudiante en médecine !!!🤣🤣🤣 le positivisme est déjà la norme où il faut traduire par « ingenieur en magouille » et « medecin spécialisé en stupéfiants », ce qui me paraît plus près de oa réalité. Bonne journée.