Il est certain que notre police et notre justice déploient des moyens d’une efficacité redoutable pour empêcher la récidive. La preuve par neuf (ou plutôt par une dizaine) : dimanche 21 juin aux urgences du centre hospitalier de Chambéry.
Une scène impensable, digne d’un film d’action mais sans cascadeurs ni effets spéciaux. Une dizaine de « djeunes », visiblement motivés… font irruption dans le service des urgences en hurlant.
Objectif : terminer le travail commencé quelques heures plus tôt lors d’une rixe. Ils se jettent sur un patient déjà bien amoché, le rouent de coups, jettent des chaises, bousculent patients et personnel. Deux soignantes qui ont le malheur de s’interposer finissent blessées.
Ambiance « règlement de comptes au milieu des urgences » , comme l’a sobrement résumé un témoin sidéré. Tout le monde pensait qu’ils allaient tuer le gamin…
Heureusement, la cavalerie arrive. Sirènes, intervention rapide. L’un des plus virulents est interpellé grâce à la vidéosurveillance. Les autres passent quelques heures en garde à vue… avant d’être relâchés dans l’après-midi.
Respirez, tout va bien. La justice suit son cours : certains seront « prochainement convoqués » devant le tribunal. On imagine déjà la peine exemplaire qui découragera définitivement ces jeunes fougueux. Peut-être un rappel à la loi avec sursis, ou une amende symbolique payable en plusieurs fois. De quoi les faire réfléchir avant de recommencer… dans trois jours.
Pendant ce temps, les deux soignantes sont en arrêt maladie, le personnel hospitalier sous soutien médico-psychologique, et les patients des urgences se demandent encore si, la prochaine fois, ils devront venir avec un casque…
Mais rassurez-vous : les autorités nous le répètent chaque jour, la récidive est en baisse. C’est juste que parfois, elle prend un petit raccourci par les urgences. Simple détail statistique.
En attendant la prochaine « convocation, » on applaudit la réactivité du système. Preuve que tout fonctionne à merveille.
Jeanne La Pucelle
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Si même Chambéry que j’ai visité il y a de cela 25 ans est un nid à racailles, aucun lieu n’en sera plus exempt. Si l’on ne punit pas de suite, un jeune va croire qu’il va pouvoir poursuivre.