Les compositeurs de la perfide Albion : Rebecca Clarke

 

Bonjour mes amis !

Encore une fois j’ai choisi de mettre a l’honneur une femme  qui merite bien que l’on s’y attarde un peu.

Rebecca Clarke est née le : 27 août 1886 à Harrow (royaume uni).

C’est une altiste de grand talent et ses rares compositions sont reconnues aujourd’hui comme des chefs-d’oeuvre.

Son père est américain et sa mère allemande  elle commence à apprendre le violon à l’âge de neuf ans. En 1903 elle rentre à la Royal Academy of Music. Mais son père la retire de l’institution en 1905 car son professeur lui a demandé sa main. Plus tard elle héritera du Stradivarius du professeur,  mais le vendra, ayant abandonné la pratique musicale.

Clarke part ensuite pour les États-Unis et restera trois ans au Royal Collège of Music. Elle délaisse le violon pour l’alto. En 1910 elle met en musique un recueil de poesie chinoise : Tears, et chante du Palestrina sous la direction de Ralph Vaughan Williams.  Mais après que Clarke  s’est rebellée contre son père en critiquant ses relations extra-conjugales, celui-ci la chasse de la maison et lui coupe les vivres. Elle quitte donc le Royal collège en 1910 pour gagner sa vie comme altiste. Elle devient la première femme interprète professionnelle dans un orchestre.

En 1916, elle repart aux États-Unis  pour continuer sa carrière d’interprète et compose sous le nom de’ Anthony Trent une courte pièce : Morpheus qui sera jouée en 1918, on fait l’éloge de Trent alors qu’en même temps des œuvres signées Clarke sont ignorées. Misogynie quand tu nous tiens !

En 1919 sa sonate pour alto est présentée lors d’un concours sponsorisé par Elisabeth Sprague Coolidge  l’œuvre est classée première ex-aequo avec celle d’Ernest Bloch sur soixante dix œuvres participantes ;  plus tard, Coolidge ,déclare Bloch vainqueur, les journalistes pensent que Rebecca Clarke est un pseudonyme et qu’en réalité, c’est Bloch qui compose ses œuvres ! Car il n’etait pas concevable alors, qu’une femme  puisse composer de telles pieces !

Clarke commence une carrière de soliste en 1911. Entre 1927 et 1933, elle a une relation avec le baryton John Goss, mais il est marié. Elle compose pour lui quelques pièces.  Durant la guerre, elle est aux États-Unis  et elle ne peut pas obtenir de visa pour l’Angleterre.  Elle finira par épouser un compositeur pianiste qu’elle avait connu lors de ses études et qu’elle a de nouveau revu par hasard, à Manhatan en 1944, elle a alors passé la cinquantaine d’années  quand  elle épouse  James Friskin.

Malgré les encouragements de son mari, Clarke atteinte d’un genre de dépression particulière qui produit chez elle un découragement profond et maladif,   abandonne la composition. Son mari décédé en 1967, elle finira par écrire une biographie en 1973, qui décrit les violences de son père et les tensions familiales constantes, mais le livre ne sera jamais publié.  Elle décède le 13 octobre 1979 à New York. 

Sonate pour alto et piano

Down by the salley gardens

Morpheus

Ave Maria

Trois vieilles chansons

June twilight 

Dumka

Voila mes amis, il va sans dire que bien que j’eusse dans la tête cet article  et prévu de le publier, je l’ai choisi en priorité en réponse à  notre ami le Dr Schwander. Qui m’a l’air bien parti pour nous concocter une série spéciale cours  de misogynie!  (1)  Ici on prouvera le contraire,  que malgré l’adversité et le poids social, le talent est là ! Et ne demande qu’à s’épanouir. Malheureusement les idees toutes faites et le patriarcat ont eu raison du courage de cette femme merveilleuse. Imaginez le nombre d’œuvres de qualité qu’elle aurait pu produire ! Peut-être bien plus que bien des compositeurs masculins, à commencer peut-être, par M. Bloch. Par pitié arrêtons de sous-estimer les femmes !

Merci et bonne écoute mes amis, je vous souhaite une bonne journée,  gardez vous au frais par ces chaleurs precoces qui font jouir les journaleux et à bientôt pour de nouvelles aventures. 

Le chti français. 

 

1) Note de Christine Tasin 

Mon cher Chti tu fais totalement erreur sur Dominique Schwander qui contrairement à ce que tu affirmes est bien l’un des hommes les moins misogynes que je connaisse. C’est un vieil ami avec qui je travaille depuis des années et nous sommes de fait pratiquement d’accord à 99% sur tout, y  compris sur les femmes. Qu’il aime et respecte infiniment, à commencer par sa femme et les résistantes à l’islamisation comme moi, il s’arrache les cheveux de voir que nous sommes si peu nombreuses alors que les femmes sont en priorité les victimes de l’islamisation !

Les femmes, maillon faible qui nous empêcherait de lutter contre immigration et islamisation ?

La grande féminisation…

Crois- ty que j’aurais accepté de publier des articles misogynes ? Dominique ne dit pas que les femmes sont bêtes, dangereuses, ignares.. Pas du tout. Il dit que nombre de femmes (pas toutes) se laissent encore conduire par la sensibilité  et à cause de cela s’opposent moins que nombre d’hommes à l’immigration, à l’islam… par gentillesse, par bonté d’âme, à cause de qualités traditionnellement développées chez les femmes… et que nous leur devons sans doute une part de ce qui nous pose question dans la justice. Tout simplement. Et ce n’est pas le bataillon d’élus Insoumis,  écolos-dingos et autres macronistes, hommes et femmes,  qui diront le contraire.

Il est vrai que l’éducation/les bonnes manières imposées aux femmes pendant des centaines d’années pour qu’elles soient bonnes à marier n’ont pas arrangé les choses. Mais on est sortis du patriarcat, celles qui encore aujourd’hui ont peur du qu’en dira-t-on n’ont plus beaucoup d’excuses. Et des femmes comme Rebecca Clarke  ou une Georges Sand par exemple, auraient applaudi Dominique.

Christine Tasin

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