Superbe idée de notre ami Nicolas Vidal qui nous réjouit régulièrement avec ses petits livres qui dont de vrais viatiques contre la déprime, contre la résignation… parce qu’ils mettent le doigt sur ce qui fait mal et nous détruit à l’insu de notre plein gré.
Le titre pose une question de bon sens à laquelle nous réfléchissons trop rarement : vivre ou exister ?
Avec un sous-titre qui annonce la couleur : essai sur le courage d’aimer et de s’engager. Subtil rapprochement des mots qui fait sauter aux yeux le paradoxe :
Ils ne sont pas malheureux.
Ils se sont simplement condamnés à ne jamais être heureux. Et cela par « manque de courage ». Interpellant, n’est-ce pas ?
Terrible constat. Les Français auraient donc acceptés de subir, de ne pas (plus ? ) être heureux ?
Je me contenterai de citer un petit passage essentiel, Vivre ou exister ?
Une femme qui va bien ne dit pas qu’elle n’est pas malheureuse. Elle dit qu’elle est heureuse, ou elle ne dit rien du tout, parce qu’elle est occupée à l’être. Cette formule-là, avec sa négation, avec sa prudence, avec ce petit recul qu’elle prend par rapport à la joie, ne signifie qu’une chose : je m’en sors, je tiens, ça pourrait être pire.
Et à force de l’entendre, dans la bouche d’amis, de voisins, de gens que j’aime, j’ai fini par comprendre qu’elle disait la vérité de notre époque mieux que n’importe quel discours. Des millions de femmes et d’hommes, autour de nous, ne sont pasmalheureux. Ils sont installés dans quelque chose de propre, de raisonnable, de supportable. Et ils ont renoncé, sans jamais l’annoncer à personne, à être heureux.
D’où la question, toute bête, qui a donné son titre à ce livre.
Est-ce que nous vivons ? Ou est-ce que nous existons ?
La langue confond les deux mots et cette confusion nous arrange. Elle nous permet de croire que le fait d’être là, de durer, d’occuper une case dans un registre d’état civil, constitue déjà une réponse. Ce n’en est pas une. Exister et vivre ne sont pas deux degrés d’une même chose. Ils ne sont même pas de la même famille.
Exister, c’est une fonction. Respirer, digérer, dormir, recommencer. Occuper une place. Traverser soixante-dix ou quatre-vingts années sans jamais rien risquer, sans jamais rien devoir, sans jamais rien aimer assez fort pour en trembler. Exister ne fait aucun bruit, ne dérange personne, et ne laisse rien.
Exister, c’est aussi cohabiter avec quelqu’un à qui l’on s’est habitué sans être heureux. Partager une adresse, un compte, des vacances, un lit, et n’avoir plus rien à se dire qui n’ait déjà été dit trois cents fois. On appelle ça un couple parce qu’il faut bien l’appeler quelque chose. C’est une cohabitation polie, réglée, mécanique. Ces arrangements-là ne sont plus de l’amour : il a disparu depuis longtemps, sur la pointe des pieds. Et l’on n’y est pas malheureux. On y est habitué, ce qui est une tout autre affaire, et bien plus difficile à quitter — alors qu’il n’y a plus, devant soi, la moindre perspective de souffle ni de candeur.
Vivre, c’est prendre une place au lieu d’en occuper une. C’est décider que ce qui se passe autour de nous nous concerne, accepter que le cœur cogne un peu trop fort certains soirs parce qu’on s’est avancé, parce qu’on a dit oui à quelque chose de plus grand que soi.
On peut exister magnifiquement. Avec une belle maison,une carrière honorable, des enfants bien élevés, des vacances au bon endroit, et n’avoir jamais vécu une seule journée.`
Lisez ce livret qui donne un coup d’air frais, qui aide à voir clair et à ne pas se contenter des petits compromis qui permettent de passer le temps / la vie sans être vraiment heureux, sans se réaliser vraiment…
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Je pense que ce livre ……me ferait pas mal….pleurer !!
Tellement cette présentation était déjà émouvante !
Gérard Larcher : Je panse, donc je suis ( du verbe suivre )
J’ai vu sa vidéo sur facebook. Je vais le commander auprès d’amazon.
Je viens de trouver sur Epoch Time la citation du jour,qui correspond bien à cet article:Aimez,faites le bien,et vous aurez toute une vie heureuse devant vous.(Emile Zola)et si c’était ça la recette du bonheur,la quete du graal.
Chez nous les anciens avaient coutume de dire:on n’a jamais vu un coffre fort suivre un corbillard(ça se dit surement ailleurs).On a tous connus autour de nous des gens qui ont dédiés leur vie à gagner de l’argent,certains ont réussis,mais d’autres ont été très malheureux de ne pas y arriver,certains se sont meme suicidés.c’était leur façon d’exister,on t-ils été heureux ou malheureux,très compliqué d’y répondre tant le cerveau humain est insondable.Il y a tellement de façons d’etre heureux,d’ailleurs certains sont heureux quand ils rendent les autres malheureux.Et puis une vie,c’est à la fois long et cours,rien ne dure ,quand on est amoureux,c’est bien,et il y a l’aprè s,c’est moins bien.Un philosophe a dit le grand amour c’est l’enfer,tout ça est bien compliqué,le bonheur est pluriel,suivant son tempérament.Une chose qui doit nous inquiéter,ce sont ces gamins dont le suicide est de plus en plus fréquent,alors que matèriellement,ils sont plutot nantis,preuve que nous ne sommes pas sur la bonne voie,le bonheur ne s’achète pas avec du matèriel,il y participe,mais la simplicité…
« Le doigt de ce qui fait mal et nous détruit à l’insu de notre plein gré » ? Vous voulez un exemple ?
Je viens de recevoir ma facture pour 2 mois d’électricité. Montant de ma consommation électrique 10,01 €. Montant total de ma facture à payer 81,54 € ! Eh bien moi je me dis qu’en payant 71,53 € de taxes et Cie, j’ai droit à 10,01 € d’électricité ! Ma facture est à disposition si nécessaire.
On ne nous prend pas pour des cons ?… non, nous sommes des cons pour ne pas réagir !!!
Désolé mais c’est le contraire !!
Homme de peu de foi ;o) prisonnier de la société de surconsommation et de divertissement dans le village global planétaire : Vivre n’est pas papillonner.
Blaise Pascal (Pensées) : « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre » —, Pascal identifie l’ennui comme la confrontation directe avec notre condition humaine, que nous cherchons constamment à fuir par le « divertissement ».
Martin Heidegger (Les concepts fondamentaux de la métaphysique) : Il a analysé l’« ennui profond » comme une expérience existentielle révélatrice qui nous extrait de l’agitation du quotidien pour nous faire ressentir le fait même d’exister (l’Être).
Un de mes amis, très à l’aise sur le plan financier m’avait dit cette phrase terrible, quelque mois avant son décès « arrivé à 65 ans, je m’aperçois que je n’ai jamais vécu ».Le drame de la condition humaine, c’est justement qu’on ne peut se faire ce genre de remarques ou écrire ce genre de livre que trop tard.
je ne me rappelle plus qui avait écrit que l’expérience est une lanterne qu’on porte dans son dos.
Merci pour ce témoignage qui confirme l’analyse de Nicolas Vidal
Et qui eclaire le chemin parcouru( confucius)
Vivre, exister… Où ÊTRE ? Avec Descartes et son cogito, je pense, donc…? L’existence est-elle toujours un Humanisme ? Vaste sujet aurait dit un Gaulliste à Baden-Baden….
Cher Juvénal vous avez 4 h et ensuite on publie !
Oui, mais je cherche une mosquée à Lamalou les Bains et… Je ne trouve pas encore, est-ce normal ? La clientèle ne doit pas être assez nombreuse, pas encore de coca halal… Ce pays « arriéré » est encore épargné, il n’y a pas de soumis… à part ma pomme. Je vais être obligé de me révolter 😝 Mais que fait Mélenchon, vite un meeting chez les Tamalou… C’est le désert islamique !
😉
Capitale bobola
L’essence précède-t-elle encore l’existence ? Et la poule qui a fait l’oeuf ?
Être ou ne pas Être, voilà la question !
Libérons le romantisme qui sommeille, bien étouffé, en chacun de nous ! Merci Christine de nous réveiller ce dimanche.