Primaire PS : Glucksmann 66%… le système a choisi son Macron bis !

C’était cousu de fil blanc. Et ça n’a pas raté.
Dimanche 11 octobre. A 18h,  tombe le résultat de la « primaire sociale-démocrate »: Raphaël Glucksmann 79.613 voix, 66,13% dès le premier tour. Olivier Faure atomisé à 14,46%. Royal 7,62%. Le second tour prévu les 16-17 octobre? Annulé. Le sacre est instantané.
Le même scénario, encore et toujours. On se souvient de 2011. Le système avait déjà son chouchou : Dominique Strauss-Kahn, le candidat de Davos, du FMI, de l’immigrationnisme béat et de l’européisme intégral. L’homme qui rassurait Wall Street et Bruxelles. Il avait fallu le Sofitel pour faire dérailler la machine.
Quinze ans plus tard, même tabac. Même casting. Même fonction.
Glucksmann, c’est DSK. Place Publique, essayiste mondain, eurodéputé atlantiste, mari de Léa Salamé, copain des médias, anti-Mélenchon obsessionnel, pro-UE jusqu’à la caricature... Il n’est même pas membre du PS, mais le PS vient de lui offrir sur un plateau ses couleurs pour 2027. 120.000 votants sur une plateforme en ligne qui a bugué tout le week-end à cause d’une cyberattaque, 15 euros le ticket d’entrée, et hop: voilà le candidat de la « gauche ». En 2011, ils étaient 2,8 millions. Le message ? La chute !
Sa première promesse? Une « campagne punk » d’après Libération. Punk. Le mec qui a fait toute sa carrière dans les salons de l’UE et qui enfarine déjà ses adversaires avec le mot « barbarie » à chaque fois qu’on parle de frontières.
Le plan du système est limpide : nous vendre le duel parfait, sans aucun danger. Glucksmann versus Édouard Philippe.
Les deux mêmes. Deux clones du mondialisme. L’un immigrationniste européiste qui parle de « cap clair », l’autre immigrationniste européiste qui parle de « cap responsable« . Deux Macron bis, sans le côté jupitérien qui a fini par lasser. Deux assurances pour Bruxelles, pour le marché, pour l’ouverture totale. Deux candidats qui ne toucheront jamais à ce qui compte: l’UE, l’OTAN, l’immigration, le libre-échange.
Le PS qui se suicide en offrant l’investiture à un non-membre, ce n’est pas un accident, c’est un transfert. Glucksmann n’a pas conquis le PS, il l’a absorbé. Entouré d’ex-macronistes, adoubé par Boursorama et Le Monde, enfariné symboliquement à Belleville avec un « tu feras 2% », il incarne exactement ce que le système veut : une gauche qui ne fait plus peur au capital.
On nous prépare 2027 comme 2017 : un second tour sans alternative. Et ils rêvent tous de ça.

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2 Commentaires

  1. 120000 votants, il faut faire quoi pour que ces adeptes gauchiasses arrêtent de voter pour des destructeurs de notre pays.