Blocage des lycées : les casseurs tellement à sec qu’ils ont ressorti Greta du formol

On était inquiets. On se disait : le mouvement s’essouffle. Les blocages de lycées devant Paul-Eluard à Saint-Denis, ça ne prend plus. Plus personne. Trois poubelles renversées, deux slogans, et même les profs passent à côté sans s’arrêter.
Alors ils ont eu une idée de génie. Quand tu n’as plus de troupes, tu sors l’arme nucléaire : Greta Thunberg.
Oui, elle-même. Sortie du formol, dépoussiérée, rapatriée tout droit de sa tournée mondiale de la déprime climatique pour soutenir les bloqueurs de Saint-Denis. Le Monde nous l’apprend en vidéo : Greta soutient les manifestants devant le lycée.
On imagine la scène. Les casseurs, seuls sous la pluie, regardent leur groupe WhatsApp vide. « On fait quoi les gars ? On est 12« . Et l’un d’eux: « Si on appelait Greta ?« 
Parce qu’il faut bien comprendre leur niveau de solitude. Quand tu es obligé d’appeler une Suédoise qui ne va plus à l’école depuis 2018 pour soutenir un blocus de lycée français en 2026, c’est que ton mouvement est cliniquement mort.
Greta, l’icône recyclée à toutes les sauces. Climat, Gaza, retraites, lycées… elle a un avis sur tout, une pancarte pour tout. Une caution morale internationale pour cacher le vide abyssal sur place. C’est pratique. Ça fait des images. Le Monde filme, tout le monde partage, et on oublie de compter combien ils étaient vraiment: 30 ? 40 ? Avec Greta, ça fait 41.
Le plus drôle, c’est le décalage total. Des lycéens qui bloquent pour ne pas aller en cours, soutenus par une militante qui a fait de ne pas aller en cours sa carrière. C’est beau, la cohérence.
À ce stade, ce n’est plus un mouvement social. C’est une réunion d’anciens combattants qui cherchent une « guest star « pour faire croire que la salle est pleine. ‎
BAY

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