J’admire énormément mon amie Thérèse, à la fois poète, écrivain, et même scientifique ! Elle nous fait l’honneur et le plaisir de nous proposer régulièrement ses réflexions sur une actualité trop souvent stressante, surtout quand, comme elle, on vit en Israël. Elle est croyante, je suis athée et pourtant on s’apprécie, on se respecte et chacune a la curiosité de ce que fait ou pense l’autre.
Thérèse s’est lancée dans un projet ambitieux qui va lui demander temps, énergie, recherches… La parution ci-dessous est le premier volet qu’elle accepte de présenter à nos lecteurs, le reste sera, pour le moment, de l’ordre du secret et paraîtra plus tard, quand il aura abouti ; elle y travaille comme une forcenée. Merci Thérèse pour ta force de travail, ton dynamisme et le partage avec nous.
Vous trouverez ici la première partie de mon article sur le De Rerum Natura de mon Idole LUCRÈCE, poète romain qui vivait il y a à peu près 2120 ans…
Christine Tasin
Une étude des liens systémiques et de l’interconnexion du vivant.
PREMIÈRE PARTIE : La vision physique – Le tissu dynamique et quantique de l’univers
1. L’espace n’est pas vide : la révolution de l’espace-temps
Pendant des siècles, la science mécaniste a considéré l’espace comme une boîte vide, froide et immobile, un simple décor de théâtre dans lequel les planètes et les hommes se déplaçaient sans jamais l’affecter.
La théorie de la relativité générale d’Albert Einstein a totalement brisé cette illusion d’optique. L’espace n’est pas un vide. C’est une structure active, souple, continue et indissociable du temps : l’espace-temps. On doit l’appréhender comme un immense tissu dynamique tendu à travers le cosmos. Ce tissu réagit, se déploie, vibre et propage des ondes. Le vide absolu est une impossibilité physique ; il y a toujours cette trame invisible et fondamentale qui soutient, interconnecte et donne corps à tout ce qui existe.
2. L’impact de la présence : la courbure et la gravité
Dans cet univers interconnecté, aucun objet, aucune particule, aucun être ne peut s’isoler ni agir de manière neutre. Lorsqu’un corps céleste possède une masse, sa simple présence physique pèse sur le tissu de l’espace-temps. Il le déforme, créant une courbure, un creux autour de lui, de la même manière qu’une sphère lourde déforme la surface d’un trampoline.
C’est cette déformation géométrique que nous appelons macroscopiquement la gravité. La Terre ne tourne pas autour du Soleil parce qu’une force magique la tire à distance, mais parce qu’elle suit la pente naturelle tracée par la présence du Soleil dans le tissu de l’espace.
La leçon ontologique est majeure : la simple existence d’un être modifie instantanément et de proche en proche la géométrie, la trajectoire et le destin de tout ce qui l’entoure.
3. De la relativité à la biologie quantique : l’intrication au cœur du vivant
Pour Einstein, cette interconnectivité physique avait un prolongement philosophique direct. Cependant, pour rendre cette interconnectivité pleinement retentissante, il ne faut plus se cantonner à la physique des corps célestes : il faut observer la matière là où elle s’anime.
La science contemporaine vient de franchir une frontière critique en démontrant que les lois de la non-séparabilité quantique gouvernent activement le vivant. La biologie classique affirmait que le milieu cellulaire, chaud et humide, détruisait instantanément toute propriété quantique par le phénomène de décohérence.
Les découvertes les plus récentes en biologie quantique et en neurobiologie végétale viennent balayer ce dogme. Il est aujourd’hui prouvé que le complexe collecteur de lumière II (LHCII), qui orchestre la photosynthèse et contient plus de la moitié de la chlorophylle mondiale, maintient une cohérence quantique macroscopique à température ambiante. Pour transporter l’énergie lumineuse vers le centre de réaction avec une efficacité parfaite de 100 %, les excitons n’empruntent pas un chemin unique et aléatoire : ils se mettent en état de superposition quantique et explorent simultanément toutes les routes possibles.
Plus saisissant encore, ce basculement biologique se déclenche à l’échelle d’un photon unique intriqué. La trame de l’univers n’est donc pas une abstraction lointaine : l’intrication quantique bat concrètement à l’intérieur de la feuille et relie le tissu végétal aux lois universelles du cosmos.
Comprendre la physique moderne, c’est accepter que chaque point de la création soit intimement et physiquement lié à tous les autres, et que le vivant est le récepteur hyper-sensible de cette symphonie cosmique.
Thérèse Zrihen-Dvir
6,086 total views, 1,075 views today


Bonjour
Merci, chère Thérèse.
Suite : D’autre part, le récit biblique — et singulièrement l’épisode de la punition de Moïse et d’Aaron frappant le rocher au lieu de lui parler — nous rappelle que le respect est dû à la création toute entière, jusqu’à la pierre inanimée.
Si la physique nous démontre l’interconnexion de la matière, la spiritualité nous en révèle la responsabilité. À travers cette étude, nous chercherons à démontrer comment la compréhension de ce « tissu universel » brise notre indifférence et nous impose un devoir qui incombe à nous tous : celui de devenir les gardiens conscients et respectueux de l’intégralité de la création, afin de provoquer un éveil collectif devenu aujourd’hui vital.
POST 2 SUR 2
A nouveau, un grand merci de tes intéressants rappels générales de ce qu’est la physique quantique.
Comme pour la Relativité Générale d’Albert Einstein, je renvoie les lecteurs qui souhaitent avoir beaucoup plus de renseignements, tout aussi de façon ludique comme ladite Relativité Générale, avec de très nombreuses illustrations, explications et animations en tout genre également, à mon modeste article sur RR toujours, intitulé « La physique – mécanique et l’intrication quantique simplement expliquées ».
Cet article est en 3 parties, et je transmets ci-dessous le lien de la 3ème partie, laquelle rappelle les liens des deux parties précédentes :
https://resistancerepublicaine.com/2022/11/22/la-physique-mecanique-et-lintrication-quantique-simplement-expliquees-3-sur-3/
Bonjour chère amie, mes connaissance du cosmos sont minimale. L’unique phénomène qui a retenu mon attention c’est la relativité. Ce qu’Einstein et tous les autres savants n’ont pas relevé c’est ce principe fondamental : TOUTE LA CRÉATION A ÉTÉ PROGRAMMÉE ET ÉDIFIÉE SUR UN MÊME ET IDENTIQUE CONCEPT : LA RELATIVITÉ…. LE COSMOS, L’HUMAIN, L’INANIMÉ… et toute la création est reliée au Créateur. La création est son outil, ses instruments pour une cause que nul d’entre nous ne connaît, ni ne réussit à appréhender.
Si une éclipse engendre un changement de position des étoiles avoisinantes c’est qu’il existe un tissu connecteur dans tout l’espace et même dans toute la création.
Et c’est là le point très important qui fait que tout acte régulier, rituel, innocent, ou soudain engendre un changement à répercussion plus ou moins accentuée.
C’est suite à la question de mon petit-fils qui me demande « pourquoi devons-nous être responsables l’un de l’autre » Et c’est à ce moment précis que l’image entière s’est révélée à moi. Toute la création est reliée et baigne dans un tissu/masse connectée – suite
L’être humain moderne souffre d’une illusion prégnante : celle de se croire isolé. Nous traversons l’existence avec la certitude que l’espace qui nous sépare des autres et des choses est un vide immense, et que nos actes n’ont d’impact que là où nous décidons de les porter. Pourtant, cette perception est ce qu’Albert Einstein appelait une « illusion d’optique de la conscience ». Lorsque nous levons les yeux vers la physique ou que nous plongeons dans les textes sacrés de la Bible, une tout autre réalité se dessine : L’univers n’est pas une collection d’objets isolés jetés dans le néant. L’espace n’est pas un vide, mais un tissu dynamique : la création n’est pas une matière inerte à dominer, mais un ensemble interconnecté où chaque élément possède sa dignité.
Ce travail se propose d’explorer ce point de rencontre unique entre la science, la foi et l’éthique, à travers une double intuition.
D’une part, la théorie de la relativité générale nous enseigne que la présence d’une masse courbe l’espace-temps et dicte le mouvement des corps voisins.
POST 1 SUR 2
Un grand merci, amie Thérèse, de ton excellent article qui rappelle quelques généralités de l’Univers. Tu rappelles dans tes chapitres 1 et 2 quelques généralités de quelques conclusions de la relativité générale d’Einstein et de la quantique. Un grand merci.
Pour celles et ceux qui souhaiteraient avoir des renseignements plus nombreux et précis, je les renvoie à mon modeste article de la Relativité Générale d’Albert Einstein, sur RR, article en 6 parties avec de très nombreuses illustrations, explications et animations en tout genre.
Ci-dessous le lien de la 6ème partie, laquelle rappelle les liens des cinq parties précédentes :
https://resistancerepublicaine.com/2022/01/19/la-relativite-generale-dalbert-einstein-et-oui-partie-6-et-derniere/